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Extensions de prise en charge pour CABOMETYX, DELSTRIGO, PIFELTRO, IMETH, NORDIMET et LYNPARZA

Les spécialités suivantes bénéficient d'une extension de prise en charge dans une ou plusieurs de leurs indications thérapeutiques : CABOMETYX 20 et 40 mg, DELSTRIGO, PIFELTRO, IMETH injectable, NORDIMET injectable et LYNPARZA.

David Paitraud 15 novembre 2022 Image d'une montre14 minutes icon Ajouter un commentaire
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De nouvelles indications prises en charge pour plusieurs médicaments.

De nouvelles indications prises en charge pour plusieurs médicaments.

Résumé

Plusieurs spécialités bénéficient d'une extension de prise en charge (remboursement en ville et agrément aux collectivités) dans une ou plusieurs de leurs indications thérapeutiques : 

  • carcinome rénal : CABOMETYX 20 mg et CABOMETYX 40 mg comprimé pelliculé (cabozantinib) est désormais pris en charge dans le traitement de première ligne, au stade avancé, du carcinome rénal à cellules claires ou comportant un contingent de cellules claires, en association au nivolumab (OPDIVO) ;
  • infection VIH : DELSTRIGO 100 mg/300 mg/245 mg comprimé pelliculé (doravirine, lamivudine, ténofovir disoproxil) et PIFELTRO 100 mg comprimé pelliculé (doravirine) sont désormais pris en charge en pédiatrie, chez l'adolescent à partir de 12 ans et pesant au moins 35 kg infecté par le VIH-1 sans preuve antérieure ou actuelle de résistance à la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), dans une indication restreinte aux patients ayant une charge virale faible ≤ 100 000 copies/mL, lorsqu'un INNTI est indiqué et que l'utilisation de la rilpivirine n'est pas appropriée ;
  • maladie de Crohn : IMETH injectable et NORDIMET injectable (méthotrexate) sont désormais pris en charge dans le traitement de la maladie de Crohn, conformément à leurs indications respectives ; 
  • oncologie : LYNPARZA 100 mg et LYNPARZA 150 mg comprimé pelliculé (olaparib) sont désormais pris en charge dans trois nouvelles indications d'oncologie : 
    • en association au bévacizumab pour le traitement d'entretien des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial avancé (stades FIGO III et IV) de haut grade de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif ;
    • le traitement du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration ;
    • le traitement de l'adénocarcinome du pancréas métastatique.

Le périmètre de prise en charge des spécialités suivantes est élargi [1] [2] : 

Pour l'ensemble de ces spécialités, l'extension de prise en charge porte sur le remboursement en ville et l'agrément aux collectivités, soit dans l'indication telle que prévue par l'autorisation de mise sur le marché (AMM), soit dans une indication restreinte.

CABOMETYX : extension de prise en charge dans le cancer du rein

CABOMETYX 20 mg et 40 mg comprimé pelliculé (cabozantinib) sont désormais remboursables et agréés aux collectivités dans le traitement de première ligne, au stade avancé, du carcinome rénal à cellules claires ou comportant un contingent de cellules claires, en association au nivolumab (OPDIVO).

Cette extension de prise en charge ne s'applique pas à CABOMETYX 60 mg. 

En mars 2021, CABOMETYX a obtenu l'extension d'indication suivante dans le traitement du carcinome à cellules rénales (CCR), en complément des indications déjà accordées (cf. Encadré 1) : 

  • en association au nivolumab, traitement de première ligne des patients adultes atteints d'un carcinome à cellules rénales avancé. 
     
Encadré 1 - Indication thérapeutique de CABOMETYX dans le CCR

CABOMETYX est indiqué dans le traitement du carcinome à cellules rénales avancé : 

  • en monothérapie :
    • en traitement de première ligne chez les patients adultes avec un pronostic intermédiaire ou défavorable ;
    • chez les patients adultes après une thérapie ciblée des récepteurs du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF) ;
  • en association avec le nivolumab, dans le traitement de première ligne chez l'adulte.

Un SMR important dans un périmètre restreint par rapport l'indication de l'AMM

L'indication de l'AMM ne fait pas mention d'éléments histologiques. 

Dans son avis du 22 septembre 2021 [3], la Commission de la transparence (CT) a attribué à CABOMETYX : 

  • un SMR important uniquement dans le traitement de 1re ligne, au stade avancé, du carcinome rénal à cellules claires ou comportant un contingent de cellules claires (périmètre d'indication correspondant à la demande du laboratoire), avec une amélioration du service médical rendu (ASMR) modérée (niveau III) par rapport au sunitinib, comme l'association pembrolizumab/axitinib (KEYTRUDA/INLITA)
  • un SMR insuffisant dans ce type de cancer avec une histologie autre que celle à cellules claires compte tenu de l’absence de données.

L'avis de la CT repose notamment sur les résultats de l’étude Checkmate 9ER de phase III comparative versus sunitinb [4], ayant démontré la supériorité de CABOMETYX en association au nivolumab par rapport au sunitinib, avec une durée médiane de suivi de 15,70 mois dans le groupe cabozantinib + nivolumab et de 14,59 mois dans le groupe sunitinib, sur le critère de jugement principal : 

  • survie sans progression :16,59 mois dans le groupe cabozantinib + nivolumab contre 8,31 mois dans le groupe comparateur ;
  • HR = 0,51 IC98,89 % [0,41 ; 0,64], p < 0,0001.

La CT relève cependant un surcroît de toxicité de type événements indésirables  graves (46,3 % vs 39,7 %), de grades 3-4 (70,3 % vs 65,3 %) ou entraînant l’arrêt du traitement (19,7 % vs 16,9 %) par rapport au sunitinib.

Dans la stratégie thérapeutique du carcinome rénal à cellules claires ou comportant un contingent de cellules claires, aucun élément ne permet de définir la place de CABOMETYX + OPDIVO par rapport aux autres associations disponibles (KEYTRUDA/INLYTA, et OPDIVO/YERVOY). Pour la CT, le choix du traitement doit être décidé dans le cadre d'une réunion de concertation pluridisciplinaire, en tenant compte de la tolérance et des préférences du patient. 

Posologie du cabozantinib

La posologie de cabozantinib dans le traitement du CCR avancé en première ligne est de 40 mg 1 fois par jour, en association avec le nivolumab par voie intraveineuse (IV) à la dose de 240 mg toutes les 2 semaines ou de 480 mg toutes les 4 semaines. 
En cas d'effets indésirables, le traitement par CABOMETYX doit être ajusté (réduction de dose à 20 mg 1 fois par jour, puis 20 mg tous les 2 jours) ou interrompu temporairement. 

Modalités de prise en charge

La prise en charge (remboursement à 100 %) est conditionnée au respect des modalités de prescription : 

  • médicament soumis à prescription hospitalière ;
  • prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie. 

DELSTRIGO, PIFELTRO : prise en charge élargie aux adolescents de 12 à 18 ans

Dans l'infection par le VIH (cf. VIDAL Reco « VIH (infection par le) »), la prise en charge des spécialités DELSTRIGO 100 mg/300 mg/245 mg comprimé pelliculé (doravirine, lamivudine, ténofovir disoproxil) et PIFELTRO 100 mg comprimé pelliculé (doravirine) est étendue en pédiatrie, aux adolescents âgés de 12 ans à moins de 18 ans, et pesant au moins 35 kg : 

  • adolescents âgés de 12 ans à moins de 18 ans, et pesant au moins 35 kg infectés par le VIH-1 sans preuve antérieure ou actuelle de résistance à la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), dans une indication restreinte aux patients ayant une charge virale faible ≤ 100 000 copies/mL, lorsqu'un INNTI est indiqué et que l'utilisation de la rilpivirine n'est pas appropriée.

Jusqu'à présent, ces spécialités n'étaient pas remboursables dans cette population.

DELSTRIGO et PIFELTRO disposent d'une AMM en pédiatrie depuis début 2022, sur la base d'une extrapolation des données d'efficacité rapportées chez l'adulte et d'une étude pharmacocinétique (cf. Encadré 2)

Encadré 2 - Indications thérapeutiques de DELSTRIGO et PIFELTRO

DELSTRIGO est indiqué : 

  • pour le traitement des adultes infectés par le VIH-1 sans preuve antérieure ou actuelle de résistance à la classe des INNTI, à la lamivudine ou au ténofovir ;
  • pour le traitement des adolescents âgés de 12 ans et plus pesant au moins 35 kg, infectés par le VIH-1 sans preuve antérieure ou actuelle de résistance à la classe des INNTI, à la lamivudine ou au ténofovir et ayant présenté des toxicités qui empêchent l'utilisation d'autres traitements qui ne contiennent pas de ténofovir disoproxil.

PIFELTRO est indiqué, en association avec d'autres médicaments antirétroviraux, pour le traitement des adultes et adolescents âgés de 12 ans et plus pesant au moins 35 kg infectés par le VIH-1 sans preuve antérieure ou actuelle de résistance à la classe des INNTI. 

SMR important en pédiatrie, avec une condition

Pour la population pédiatrique, la CT a attribué à DELSTRIGO et PIFELTRO un SMR important, uniquement en cas de charge virale faible ≤ 100 000 copies/mL [56]. Ce périmètre de prise en charge est restreint par rapport à celui de l'indication de l'AMM.
La CT considère par ailleurs que DELSTRIGO et PIFELTRO n'améliorent pas le service médical rendu (ASMR V). 

Données posologiques et conditions de prise en charge

Chez l'adulte comme chez l'adolescent de 12 ans et plus, la posologie est de :

  • 1 comprimé de DELSTRIGO 100/300/245 mg 1 fois par jour, avec ou sans nourriture ;
  • 1 comprimé de PIFELTRO 100 mg 1 fois par jour, avec ou sans nourriture.

Pour ouvrir droit à une prise en charge (remboursement à 100 %), les conditions de prescription suivantes doivent être appliquées : 

  • prescription initiale hospitalière annuelle ;
  • renouvellement non restreint.

Extension de prise en charge en gastroentérologie pour IMETH et NORDIMET injectables

La prise en charge (remboursement à 65 % et agrément aux collectivités) des spécialités injectables à base de méthotrexate IMETH injectable (cf. Encadré 3) et NORDIMET (cf. Encadré 4) est étendue en gastroentérologie, dans le traitement de la maladie de Crohn (cf. VIDAL Reco « Maladie de Crohn ») :

  • pour IMETH : traitement des formes légères à modérées de la maladie de Crohn, utilisé seul ou en association avec des corticostéroïdes, chez les patients adultes réfractaires ou intolérants aux thiopurines ;
  • pour NORDIMET : traitement de l'induction d'une rémission lors de la maladie de Crohn modérée dépendante des stéroïdes chez les patients adultes réfractaires ou intolérants aux thiopurines, en association avec des corticostéroïdes, et le maintien de la rémission, en monothérapie, chez les patients adultes ayant répondu au méthotrexate.

Ces indications remboursables correspondent aux indications de l'AMM de ces immunosuppresseurs. 

Elles ont fait l'objet de deux avis séparés [7, 8], dans lesquels la CT a attribué à IMETH injectable et à NORDIMET injectable un SMR modéré, comme pour les autres spécialités à base de méthotrexate injectable précédemment évaluées.

Encadré 3 - Spécialités d'IMETH injectable bénéficiant de l'extension de prise en charge dans la maladie de Crohn
IMETH 10 mg/0,4 mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 12,5 mg/0,5 mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 15 mg/0,6 mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 17,5 mg/0,7 mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 20 mg/0,8 mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 22,5 mg/0,9 mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 25 mg/mL solution injectable en seringue préremplie 
IMETH 7,5 mg/0,3 mL solution injectable en seringue préremplie 

Encadré 4 - Spécialités de NORDIMET bénéficiant de l'extension de prise en charge dans la maladie de Crohn
NORDIMET 7,5 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,3 mL
NORDIMET 10 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,4 mL
NORDIMET 12,5 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,5 mL
NORDIMET 15 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,6 mL
NORDIMET 17,5 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,7 mL
NORDIMET 20 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,8 mL
NORDIMET 22,5 mg solution injectable en stylo prérempli de 0,9 mL
NORDIMET 25 mg solution injectable en stylo prérempli de 1 mL

Dans la maladie de Crohn, la posologie de méthotrexate est de 25 mg par semaine par voie sous-cutanée (SC) en initiation de traitement. Lorsque le patient a répondu de manière adéquate au traitement combiné, il convient de diminuer progressivement les corticostéroïdes. Une réponse au traitement est attendue après 8 à 12 semaines. Le traitement d'entretien consiste en l'administration par voie sous-cutanée de 15 mg par semaine en monothérapie, si le patient est en rémission.

LYNPARZA : prise en charge élargie dans trois indications

La prise en charge de LYNPARZA 100 mg et 150 mg comprimé pelliculé (olaparib) [cf. Encadré 5] est étendue aux indications suivantes :

  • cancers gynécologiques : en association au bévacizumab pour le traitement d'entretien des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial avancé (stades FIGO III et IV) de haut grade de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif et qui sont en réponse partielle ou complète à une première ligne de traitement associant une chimiothérapie à base de platine au bévacizumab et dont le cancer est associé à un statut positif de la déficience en recombinaison homologue (HRD), défini par une mutation des gènes BRCA1/2 et/ou une instabilité génomique ;
  • cancer de la prostate (cf. VIDAL Reco « Cancer de la prostate ») : en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints d'un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, avec mutation des gènes BRCA1/2 (germinale et/ou somatique) et qui ont progressé après un traitement antérieur incluant une hormonothérapie de nouvelle génération ;
  • cancer du pancréas : traitement des patients atteints d'un adénocarcinome du pancréas métastatique avec mutation germinale des gènes BRCA1/2 sans signes de progression après au minimum 16 semaines de chimiothérapie de première ligne à base de platine et qui ne sont pas éligibles à la poursuite de la chimiothérapie contenant des sels de platine.

Des avis favorables, dans des périmètres restreints selon les indications

La CT s'est prononcé favorablement pour la prise en charge de LYNPARZA dans ces trois indications :

  • cancer de l'ovaire : dans son avis du 21 avril 2021 [9], la CT de la transparence a attribué à LYNPARZA dans son indication en association au bévacizumab un SMR important, assorti d'une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) par rapport au bévacizumab en monothérapie. Dans cet avis, la CT s'est appuyée sur les résultats de l'étude PAOLA-1 de phase III, de supériorité, randomisée, en double aveugle, en 2 groupes parallèles, ayant suggéré une supériorité de l’association olaparib + bévacizumab, par rapport au bévacizumab en monothérapie, en termes de survie sans progression (HR = 0,33 [IC95% : 0,25-0,45]), avec des médianes respectives de 37,2 mois et 17,7 mois ;
  • cancer de la prostate : dans son avis du 5 mai 2021 [10], la CT a attribué à LYNPARZA un SMR important et une ASMR mineure (niveau IV) sur la base des résultats l’étude pivot de phase III nommée Profound [11], ouverte randomisée versus enzalutamide ou abiratérone. Selon les résultats de cette étude, la supériorité de l'olaparib a été démontrée par rapport à l'enzalutamide (XTANDI) ou à l’acétate d’abiratérone dans la cohorte A incluant trois mutations (BRCA 1, BRCA 2 et ATM) avec un gain de +3,84 mois en médiane de survie sans progression radiologique (7,39 mois versus 3,55 mois) et de +4,40 mois en survie globale (19,09 mois versus 14,69 mois) ; 
  • cancer du pancréas : dans son avis du 16 décembre 2020 [12], la CT a attribué un SMR modéré à LYNPARZA uniquement dans le traitement des patients atteints d'un adénocarcinome du pancréas métastatique avec mutation germinale des gènes BRCA1/2 sans signes de progression après au minimum 16 semaines de chimiothérapie de première ligne à base de platine et qui ne sont pas éligibles à la poursuite de la chimiothérapie contenant des sels de platine. Ce périmètre est restreint par rapport à celui de l'AMM et, en l'absence de données spécifiques disponibles, exclut les patients éligibles à la poursuite d'un traitement de première ligne à base de platine. Dans l'indication retenue, la CT a tenu compte des résultats de l'étude Polo [13] de phase III, randomisée, en double aveugle versus placebo, ayant démontré la supériorité de  l'olaparib par rapport au placebo en termes de gain en médiane de survie sans progression (critère de jugement principal) de +3,6 mois en faveur du groupe olaparib (7,4 mois versus 3,8 mois (HR=0,531 ; IC95% [0,346 ; 0,815]).
Encadré 5 - Indications thérapeutiques de LYNPARZA

Cancer de l'ovaire :
Lynparza est indiqué en monothérapie pour le :

  • traitement d'entretien des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial avancé (stades FIGO III et IV) de haut grade de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif avec mutation des gènes BRCA1/2 (germinale et/ou somatique) et qui sont en réponse partielle ou complète à une première ligne de chimiothérapie à base de platine.
  • traitement d'entretien des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial de haut grade de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, récidivant et sensible au platine et qui sont en réponse (complète ou partielle) à une chimiothérapie à base de platine.

LYNPARZA en association au bévacizumab est indiqué pour le :

  • traitement d'entretien des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial avancé (stades FIGO III et IV) de haut grade de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif et qui sont en réponse partielle ou complète à une première ligne de traitement associant une chimiothérapie à base de platine au bévacizumab et dont le cancer est associé à un statut positif de la déficience en recombinaison homologue (HRD), défini par une mutation des gènes BRCA1/2 et/ou une instabilité génomique.

Cancer du sein : 
LYNPARZA est indiqué :

  • en monothérapie ou en association à une hormonothérapie pour le traitement adjuvant des patients adultes atteints d'un cancer du sein précoce à haut risque HER2-négatif et présentant une mutation germinale des gènes BRCA1/2, qui ont été précédemment traités par chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante ;
  • en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints d'un cancer du sein localement avancé ou métastatique HER2-négatif et présentant une mutation germinale des gènes BRCA1/2. Les patients doivent avoir été précédemment traités avec une anthracycline et un taxane au stade (néo)adjuvant ou métastatique sauf si les patients n'étaient pas éligibles à ces traitements. Les patients atteints d'un cancer du sein récepteurs hormonaux (RH)-positifs doivent également avoir présenté une progression pendant ou après une hormonothérapie antérieure ou être considérés comme non éligibles à l'hormonothérapie ;

Adénocarcinome du pancréas :

  • LYNPARZA est indiqué en monothérapie pour le traitement d'entretien des patients adultes atteints d'un adénocarcinome du pancréas métastatique avec mutation germinale des gènes BRCA1/2 et dont la maladie n'a pas présenté de progression après au moins 16 semaines d'une chimiothérapie de première ligne à base de platine ;

Cancer de la prostate :

  • LYNPARZA est indiqué en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints d'un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, avec mutation des gènes BRCA1/2 (germinale et/ou somatique) et qui ont progressé après un traitement antérieur incluant une hormonothérapie de nouvelle génération.

Données posologiques et conditions de prescription

Avant d'initier un traitement par LYNPARZA dans ces trois indications, le statut mutationnel des gènes BRCA 1/2 doit être déterminé.

La dose recommandée de LYNPARZA en monothérapie, ou en association au bévacizumab ou à une hormonothérapie, est de 300 mg (2 comprimés de 150 mg) 2 fois par jour, soit une dose quotidienne totale de 600 mg. 
LYNPARZA 100 mg est disponible en cas de réduction de dose.

Pour ouvrir droit à la prise en charge (remboursement à 100 %), les conditions de prescription suivantes doivent être respectées :

  • prescription hospitalière réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie.

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