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KEYTRUDA : extension de prise en charge à 4 nouvelles indications en oncologie

La prise en charge à l'hôpital de KEYTRUDA 25 mg/mL (boîte de 1 flacon ou 2 flacons de 4 mL) est étendue à de nouvelles indications en oncologie : carcinome urothélial, adénocarcinome gastrique ou de la jonction œsogastrique, cancer du col de l'utérus et cancer de l'endomètre.

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Pour ces nouvelles indications, la population cible cumulée pourrait aller jusqu’à 12 000 patients.

Pour ces nouvelles indications, la population cible cumulée pourrait aller jusqu’à 12 000 patients.MUNTHITA LAMLUE / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

La prise en charge (agrément aux collectivités et prise en charge en sus des prestations d'hospitalisation par l'Assurance maladie [1, 2]) de KEYTRUDA 25 mg/mL solution à diluer pour perfusion en boîte de 1 flacon ou 2 flacons de 4 mL (pembrolizumab) est étendue à quatre situations thérapeutiques :

  • carcinome urothélial ;
  • adénocarcinome gastrique ou de la jonction œsogastrique ;
  • cancer du col de l'utérus ;
  • cancer de l'endomètre.

Pour rappel, KEYTRUDA est un médicament à usage hospitalier. La prescription est réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie, ou aux médecins compétents en cancérologie ou en maladies du sang.

Carcinome urothélial

Dans le carcinome urothélial, l'extension de prise en charge de KEYTRUDA porte sur l'indication suivante : 

  • en association à l'enfortumab védotine, traitement de première ligne des patients adultes atteints d'un carcinome urothélial non résécable ou métastatique et éligibles à une chimiothérapie à base de sels de platine.

Ce périmètre est plus restreint que l'indication de l'autorisation de mise sur le marché (AMM), puisqu'il cible uniquement les patients éligibles à une chimiothérapie à base de sels de platine.

En effet, la supériorité de KEYTRUDA en association à l’enfortumab védotine a été démontrée par rapport aux chimiothérapies à base de sels de platine (gemcitabine + cisplatine ou carboplatine), dans une étude de phase III randomisée en ouvert, en termes de survie globale. 

Sur la base de ces données, la Commission de la transparence (CT) a attribué [3] :

  • un service médical rendu (SMR) important uniquement « en association à l’enfortumab védotine, dans le traitement de première ligne des patients adultes atteints d'un carcinome urothélial non résécable ou métastatique et éligibles à une chimiothérapie à base de sels de platine » 
  • une amélioration du service médical rendu modérée (ASMR III).

Adénocarcinome gastrique ou de la jonction œsogastrique

Dans le cancer gastrique, l'extension de prise en charge porte sur l'indication suivante (indication de l'AMM) :

  • en association au trastuzumab et à une chimiothérapie à base de sels de platine et de fluoropyrimidine, traitement de première ligne des patients adultes atteints d'un adénocarcinome gastrique ou de la jonction œsogastrique, localement avancé non résécable ou métastatique, HER-2 positif et dont les tumeurs expriment PD-L1 avec un combined positive score (CPS) ≥ 1.

La supériorité de KEYTRUDA a été démontrée dans une étude de phase III en termes de survie globale et de survie sans progression. Le pembrolizumab, en association au trastuzumab et une bichimiothérapie à base de sels de platine et de fluoropyrimidine, était comparé à l'association trastuzumab/bichimiothérapie seule. La population de l'étude comprenait 85 % des patients avec un CPS ≥ 1.

La CT a attribué un SMR important et une ASMR mineure (IV) [4].

Cancer du col de l'utérus

Dans le cancer du col de l'utérus, l'extension de prise en charge porte sur l'indication suivante :

  • en association à la radiochimiothérapie (radiothérapie externe suivie d'une curiethérapie), traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer du col de l'utérus localement avancé de stade III (extension à la paroi pelvienne et/ou au tiers inférieur du vagin et/ou, cause d'hydronéphrose ou d'un rein non fonctionnel) - stade IV A (atteinte de la muqueuse de la vessie ou du rectum - organes pelviens adjacents) avec ou sans envahissement des ganglions pelviens et/ou para-aortiques, selon FIGO 2014, qui n'ont pas reçu de traitement définitif préalable.

La supériorité de KEYTRUDA versus radiochimiothérapie a été démontrée en termes de survie sans progression et de survie globale dans une étude randomisée de phase III (essai KN-A18). Cette dernière a été menée chez des patientes atteintes d'un cancer du col de l'utérus localement avancé, n'ayant pas reçu de traitement définitif préalable, et dont 56,7 % avaient un cancer aux stades III - IV A (classification FIGO 2014).

La CT a attribué un SMR important et une ASMR modérée (III) [5].

Cancer de l'endomètre

En gynécologie, l'extension de prise en charge porte également sur l'indication suivante (indication de l'AMM) : 

  • en association au carboplatine et au paclitaxel, traitement de première ligne des patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant qui sont éligibles à un traitement systémique.

La supériorité de KEYTRUDA dans cette situation a été démontrée dans l’étude de phase III NRG-GY018/ KEYNOTE-868 en termes de survie sans progression radiologique. Les patientes étaient traitées par pembrolizumab en association à la chimiothérapie à base de paclitaxel + carboplatine en phase d’induction, suivi d'un traitement d’entretien par pembrolizumab.

La CT a attribué un SMR important et une ASMR mineure (IV) dans cette indication [6].

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