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Cancer de l'endomètre : remboursement de JEMPERLI dans le droit commun

À l'hôpital, JEMPERLI 500 mg solution à diluer pour perfusion est désormais pris en charge dans le droit commun (liste en sus et agrément aux collectivités) pour traiter certaines formes de cancer de l'endomètre, en association avec le carboplatine et le paclitaxel. 

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On estime à 8 224 le nombre de nouveaux cas de cancer de l’endomètre en France en 2018.

On estime à 8 224 le nombre de nouveaux cas de cancer de l’endomètre en France en 2018.Nemes Laszlo / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

À l'hôpital, JEMPERLI 500 mg solution à diluer pour perfusion (dostarlimab) est désormais pris en charge dans le droit commun (inscription sur la liste en sus par l'Assurance maladie et agrément aux collectivités) [1, 2] dans l'indication suivante : 

  • en association avec le carboplatine et le paclitaxel pour le traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant, qui présentent une déficience du système de réparation des mésappariements des bases (dMMR)/une instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H) et candidates à un traitement systémique.

Ce libellé d'indication correspond à celui pour lequel JEMPERLI a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en 2023. Ce libellé a été modifié en janvier 2025, pour étendre l'utilisation de JEMPERLI à toutes les patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant et candidates à un traitement systémique, indépendamment du statut dMMR/MSI-H (cf. Encadré 1). 

Encadré 1 - Indications thérapeutiques de JEMPERLI (octobre 2025) [3]
  • en association avec le carboplatine et le paclitaxel pour le traitement de première ligne des patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant et candidates à un traitement systémique (indication étendue en janvier 2025).
  • en monothérapie pour le traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre, récidivant ou avancé, qui présente une déficience du système de réparation des mésappariements des bases (dMMR)/une instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H) en progression, après ou pendant une chimiothérapie à base de platine.

SMR important et ASMR modérée

Dans cette indication, en association avec le carboplatine et le paclitaxel pour le traitement des patientes adultes atteintes d’un cancer de l’endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant, avec un statut tumoral dMMR/ MSI-H, la Commission de la transparence (CT) a évalué la demande de prise en charge en 2024 [4].

La CT a pris en compte les résultats de l'étude de phase III Ruby, dont les résultats démontrent la supériorité du dostarlimab en association à la chimiothérapie à base de paclitaxel et carboplatine en phase d'induction, suivie par un traitement d'entretien par dostarlimab, en termes de survie sans progression radiologique. 

En conclusion, elle a attribué à JEMPERLI un service médical rendu (SMR) important et conclut que JEMPERLI apporte une amélioration du service médicale rendu modérée (ASMR III) par rapport à l’association de carboplatine et paclitaxel. 

La CT estime que JEMPERLI en association avec le carboplatine et le paclitaxel est un traitement de première ligne pour le traitement des patientes adultes atteintes d’un cancer de l’endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant, avec un statut tumoral dMMR/ MSI-H.

Elle note qu'« il n’existe pas de donnée permettant de comparer, tant en termes d’efficacité que de tolérance, JEMPERLI (dostarlimab) à IMFINZI (durvalumab) - LYNPARZA (olaparib) ». 

Recommandations posologiques

La détermination du statut dMMR/MSI-H de la tumeur doit être faite en utilisant une méthode validée telles que IHC (immunohistochimie), PCR (réaction en chaîne par polymérase) ou NGS (séquençage de nouvelle génération).

La dose recommandée de JEMPERLI est de 500 mg toutes les 3 semaines en association avec le carboplatine et le paclitaxel toutes les 3 semaines pendant 6 cycles, suivie de 1 000 mg de dostarlimab en monothérapie toutes les 6 semaines pour tous les cycles suivants (cf. Schéma posologique).

JEMPERLI doit être utilisé exclusivement en perfusion intraveineuse (IV), à l'aide d'une pompe à perfusion IV pendant 30 minutes. Il ne doit pas être administré par injection rapide ou en bolus intraveineux.

Schéma posologique - JEMPERLI en association avec le carboplatine et le paclitaxel

Réduction des risques associés à JEMPERLI

Une « Carte patiente » doit être remise par le prescripteur aux patientes traitées par JEMPERLI. Elle décrit : 

  • les principaux signes et symptômes des effets indésirables d’origine immunologique ;
  • la démarche à suivre en cas de survenue de tout symptôme évocateur d'un effet indésirable d'origine immunologique.

Identité administrative

Liste I
Médicament réservé à l’usage hospitalier
Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie
Médicament nécessitant une surveillance particulière au cours du traitement
Flacon de 10 mL, CIP 3400955080862
Agrément aux collectivités (cf. Encadré 2) [1]
Inscription sur la liste en sus (cf. Encadré 2) [2]
Prise en charge au titre de l'autorisation d'accès précoce (cf. Encadré 3)
Non pris en charge dans le traitement en monothérapie
Laboratoire GlaxoSmithKline

Encadré 2 - Indication prise en charge dans le droit commun (octobre 2025)
  • En association avec le carboplatine et le paclitaxel pour le traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre (CE) avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant, qui présente une déficience du système de réparation des mésappariements des bases (dMMR)/une instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H) et candidates à un traitement systémique.

Encadré 3 - Prise en charge dérogatoire, au titre de l'accès précoce (octobre 2025)

  • En association avec le carboplatine et le paclitaxel pour le traitement des patientes adultes atteintes d’un cancer de l’endomètre avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant, qui ne présente pas de déficience du système de réparation des mésappariements des bases / d’instabilité microsatellitaire (pMMR/MSS) ou dont le statut au regard de cette déficience n’est pas connu, et candidates à un traitement systémique.

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