Recommandations

Calendrier vaccinal : ajout d'un chapitre relatif au chikungunya

L'édition 2026 des recommandations vaccinales a été actualisée au mois de juillet, afin d'intégrer un chapitre relatif aux recommandations de vaccination contre le chikungunya dans les territoires concernés. 

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Cette vaccination ne s'applique qu'en dehors de la métropole dans certains territoires d'outre-mer. 

Cette vaccination ne s'applique qu'en dehors de la métropole dans certains territoires d'outre-mer. Fyletto / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Quelques mois après la parution de l'édition 2026 (cf. notre article du 30 avril 2026), le calendrier des vaccinations et les recommandations vaccinales applicables en population française [1] ont été mis à jour afin d'intégrer un paragraphe relatif à la vaccination contre le chikungunya.

Ce paragraphe reprend les recommandations émises par la Haute Autorité de santé (HAS) dans un contexte de circulation active du virus du chikungunya avec un risque d’évolution vers une épidémie sur certains territoires ultramarins. Outre les données épidémiologiques, ces recommandations prennent en compte les données d'efficacité des vaccins VIMKUNYA et IXCHIQ, et les données de pharmacovigilance relatives au vaccin IXCHIQ.

Chikungunya : recommandation générale

En France, la vaccination contre le chikungunya s’applique uniquement en Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Elle est recommandée :

  • chez les personnes de 65 ans et plus, avec ou sans comorbidités ;
  • et chez les personnes de 12 à 64 ans présentant des comorbidités.

Deux vaccins, mais des restrictions d'utilisation à connaître

Deux vaccins sont actuellement disponibles pour protéger contre le virus du chikungunya, avec des restrictions d'utilisation (cf. Tableau récapitulatif) :

  • le vaccin à pseudo-particules virales adjuvanté VIMKUNYA est recommandé chez les personnes âgées :
    • de 65 ans et plus avec ou sans comorbidités ;
    • de 12 à 64 ans avec comorbidités (par exemple cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, auto-immunes, hématologiques, hépatique chronique, rénale chronique ; il n’y a pas d’éléments pour identifier la drépanocytose comme un facteur de risque pour le chikungunya) ;
  • le vaccin vivant atténué IXCHIQ peut être proposé chez les personnes de 18 à 64 ans après un examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels et en tenant compte des informations manquantes sur la sécurité chez les individus de 12 à 64 ans présentant des affections cliniques associées à une réponse immunitaire altérée ou dérégulée (ex. : cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, auto-immunes, hématologiques, hépatique chronique, rénale chronique).

Pour rappel, le vaccin IXCHIQ :

  • est contre-indiqué chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées ;
  • est suspendu, chez les personnes de 65 ans et plus, à la suite des signaux de pharmacovigilance.
Tableau récapitulatif - Place des vaccins VIMKUNYA et IXCHIQ dans la stratégie vaccinale (recommandations de juillet 2026)
  IXCHIQ VIMKUNYA
  Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte, Saint-Barthélemy et Saint-Martin
  Immunocompétents Immunodéprimés Immunocompétents Immunodéprimés
Adolescents de 12 à 17 ans avec ou sans comorbidités non recommandé non recommandé recommandé recommandé
Adultes de 18 à 64 ans sans comorbidités proposé contre-indiqué recommandé recommandé
Adultes de 18 à 64 ans avec comorbidités proposé contre-indiqué recommandé recommandé
Plus de 65 ans avec ou sans comorbidités utilisation suspendue recommandé
Femmes enceintes ou allaitantes non recommandé non recommandé (mais à étudier au cas par cas)

Recommandation en populations spécifiques

Femmes enceintes et allaitantes

En période de grossesse et d'allaitement, ni VIMKUNYA (faute de données) ni IXCHIQ ne sont recommandés. Cependant, le vaccin VIMKUNYA « ne comportant pas de contre-indication de principe compte tenu de sa composition protéique adjuvantée, il pourrait être proposé au cas par cas en tenant compte du risque individuel d’exposition et après examen approfondi des bénéfices et des risques potentiels pour la femme enceinte, le fœtus et le nouveau-né », précisent les recommandations mentionnées dans le calendrier vaccinal.

Sujets immunodéprimés ou immunodéficients

En tant que vaccin vivant atténué, IXCHIQ est contre-indiqué chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées.

VIMKUNYA peut être proposé dans cette population, « en tenant compte de la durée de protection documentée limitée à six mois et de l'absence de données chez les personnes immunodéprimées ou immunodéficientes ».

Antécédents de chikungunya

Selon les recommandations vaccinales en vigueur, « il n’y a pas d’indication à vacciner les personnes ayant eu un chikungunya confirmé cliniquement ou biologiquement en 2025-2026 ».

Voyageurs séjournant dans un territoire à risque

Pour les voyageurs séjournant dans une zone de circulation active du virus chikungunya, il faut se reporter aux recommandations sanitaires pour les voyageurs (cf. notre article du 9 juillet 2026), lesquelles reposent sur un avis spécifique du Haut Conseil de santé publique (HCSP). Outre la zone de séjour, ces recommandations tiennent compte de la durée de séjour.

Dans tous les cas, les restrictions applicables au vaccin IXCHIQ s'appliquent également dans la population des voyageurs :

  • utilisation suspendue chez les personnes de 65 ans et plus ;
  • contre-indication chez les sujets immunodéprimés ;
  • utilisation non recommandée chez les femmes enceintes ou allaitantes.

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