Vérapamil

Mise à jour : 03 Février 2016

Mécanisme d'action

Le vérapamil est un antagoniste calcique spécifique, c'est-à-dire qu'il diminue les mouvements transmembranaires du calcium sans modifier, aux concentrations représentatives des concentrations thérapeutiques, les mouvements des autres ions.

Au niveau cardiaque : il provoque une dépression de l'activité du nœud sinusal. Il entraîne un ralentissement de la vitesse de conduction et un allongement des périodes réfractaires au niveau du nœud auriculoventriculaire proportionnels aux concentrations. Ces effets expliquent que le vérapamil soit le prototype des antiarythmiques de classe IV et qu'il soit efficace sur les troubles du rythme impliquant la jonction auriculoventriculaire. Le vérapamil ne modifie ni la vitesse de conduction ni les périodes réfractaires des oreillettes, du système His-Purkinje, des ventricules, des voies accessoires. Le vérapamil déprime la contractilité du myocarde (effet inotrope négatif).

Au niveau artériel, le vérapamil entraîne une relaxation et s'oppose à la contraction des fibres musculaires lisses artérielles. L'abaissement des résistances s'observe dans tous les territoires et entraîne une baisse de la pression artérielle. La bradycardie (habituellement modérée), la dépression de la contractilité, la diminution de la postcharge concourent à une diminution du travail cardiaque et donc à une diminution de la consommation d'oxygène par le myocarde. La vasodilatation coronaire entraîne une augmentation du débit coronaire sans effet de vol. Le débit sanguin rénal est augmenté.

Chez la plupart des malades, l'effet dépresseur myocardique est contrebalancé par la diminution de la postcharge et par la mise en jeu réflexe du système sympathique, comme en témoigne l'absence de diminution de l'index cardiaque. Cependant, chez les sujets à fonction cardiaque altérée, une détérioration de la fonction ventriculaire peut se produire en cas de prise de bêtabloquants ou d'autres médicaments dépresseurs cardiaques.

L’association du vérapamil au trandolapril entraîne un effet antihypertenseur plus important que celui de chacun des composants utilisés seuls.


Cas d'usage

Le vérapamil est utilisé dans la prise en charge de :
  • angors,
  • hypertensions artérielles,
  • infarctus du myocarde,
  • tachycardies.
En association au trandolapril, il est utilisé dans la prise en charge d’hypertensions artérielles.

 

Le vérapamil  bénéficie d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) en France dans la prise en charge prophylactique d’algies vasculaires de la face.

Voir la RTU du Vérapamil (ANSM, octobre 2015)