Quels médicaments contre la douleur ?

Mis à jour : Vendredi 15 Octobre 2021

La prise en charge de la douleur vise à diminuer son intensité, à prévenir le risque de passage à la chronicité et améliorer la qualité de vie. Le choix du traitement dépend notamment de l'intensité de la douleur, ainsi que de son mécanisme (douleur par excès de noniception, douleur neurogène...), de sa localisation, de son contexte, et du patient.

Quels sont les traitements de la douleur chez l’adulte ?

Les traitements de la douleur chez l’adulte reposent essentiellement sur les médicaments dits antalgiques. Ils sont divisés en trois classes en fonction de leur puissance d’action. Le niveau 1, comme le paracétamol ou l’aspirine, est destiné aux douleurs légères. Le niveau 2, comme la codéine ou le tramadol, est destiné aux douleurs modérées ou sévères, ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de niveau 1. Le niveau 3, les dérivés de la morphine, est réservé aux douleurs intenses rebelles aux autres antalgiques.

Les médicaments de la douleur peuvent entraîner divers effets indésirables selon les substances utilisées : nausées, troubles de l'équilibre, somnolence, constipation, etc. Le médecin peut éventuellement prescrire des médicaments pour prévenir certains de ces effets indésirables (laxatifs par exemple).

Bien prendre ses antalgiques
  • En cas de douleur chronique (arthrose par exemple), une prise d’antalgiques à intervalles réguliers permet de calmer la douleur plus efficacement qu’une prise à la demande, « quand ça fait mal ».
  • Il est recommandé de ne pas utiliser d’antalgiques plus de cinq jours sans avis médical.
  • Mieux vaut ne pas prendre d’antalgique opiacé (dérivés de la codéine et de la morphine) sans l'avis de votre médecin. Ce type de médicament peut retarder un diagnostic en masquant la douleur.
  • N’hésitez pas à recontacter votre médecin si le traitement prescrit ne soulage pas suffisamment la douleur.

Les médicaments autres que les antalgiques utilisés dans la douleur

    D’autres substances sont également utilisées pour combattre la douleur :
  • des anesthésiques locaux (comme la lidocaïne, la procaïne, la bupivacaïne, etc.) ;
  • des antispasmodiques (dans les douleurs viscérales comme les coliques néphrétiques, les colites, etc.) ;
  • certains antidépresseurs (ANAFRANIL et ses génériques, LAROXYL, TOFRANIL, CYMBALTA) pour le traitement des douleurs neuropathiques mais leurs effets indésirables en limitent parfois l’utilisation ;
  • les myorelaxants (thiocolchicoside, méthocarbamol) peuvent être utiles dans le mal de dos (lombalgie) chronique pour leur effet relaxant musculaire (voir liste ici). Ils ne doivent pas être utilisés pendant des périodes de plus de 2 semaines ;
  • des antiépileptiques : la carbamazépine (TEGRETOL et ses génériques) et la phénytoïne sont utilisées dans le traitement des névralgies rebelles de la face et des douleurs neuropathiques ; la gabapentine (NEURONTIN et ses génériques) est utilisée dans le traitement des douleurs qui font suite à un zona chez l'adulte ; la prégabaline (LYRICA) est indiquée dans le traitement des douleurs neuropathiques.

Les traitements non médicamenteux

Le traitement médicamenteux ne constitue pas la seule réponse pour soulager la douleur. Des techniques non médicamenteuses existent et sont considérées souvent comme efficaces. Il peut s’agir :

  • de manipulations physiques et exercices de rééducation (du type kinésithérapie, ostéopathie), ou des méthodes psychocorporelles comme le tai chi ou le qi gong ;
  • de massage et de toucher thérapeutique ;
  • de méthodes de physiothérapie (acupuncture et électro-acupuncture) ;
  • de thérapies cognitives et comportementales, et parmi elles relaxation, sophrologie et hypnose ;
  • de la chirurgie ou de la neurostimulation.

Les commentaires sont momentanément désactivés

La publication des commentaires est temporairement indisponible.

Les plus récents
Les plus récents Les plus suivis Les mieux votés
GB Il y a 3 mois 0 commentaire associé

Une précision, l'hypnose n'est pas dans le champ des Thérapies Cognitives et Comportementales. Elle s'adresse à l'inconscient, les TCC étant des approches cognitives.

Signaler un contenu inapproprié

Vous venez de signaler ce commentaire. Confirmez-vous votre choix?

+3 -1
Presse - CGU - Données personnelles - Politique cookies - Mentions légales - Contact webmaster