Technologie et innovation

Vaccin thérapeutique contre le mélanome : bénéfice de survie sans progression de 42 % 

Les laboratoires Merck et Moderna ont annoncé les résultats très attendus de leur vaccin thérapeutique personnalisé contre le mélanome juste avant leur présentation prévue le 24 octobre au congrès de l'Esmo en raison d’une violation d'embargo. 

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Le vaccin intismeran à base d'ARN personnalisé est conçu à partir de néoantigènes tumoraux.

Le vaccin intismeran à base d'ARN personnalisé est conçu à partir de néoantigènes tumoraux. wildpixel / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

La présentation des données sur le vaccin thérapeutique contre le mélanome de Merck et Moderna était attendue plus tard, à l'occasion du congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale (Esmo) à Madrid à partir du 23 octobre. Une violation d'embargo en a décidé autrement après que des internautes ont publié sur X des captures d'écran quelques jours auparavant ce qu'ils présentaient comme les données issues de la dernière phase d'essais cliniques du traitement "intismeran autogène", le vaccin expérimental à ARN messager contre le mélanome, ce qui a plombé l'action du laboratoire Moderna à Wall Street.

Moderna n'a pas confirmé l'existence de ces fuites. Mais le groupe a détaillé le 22 octobre dans un communiqué les résultats obtenus lors de la dernière phase des essais cliniques.

Selon ces derniers, la thérapie personnalisée associée à l'immunothérapie Keytruda du laboratoire Merck a permis de réduire de 42 % le risque de récidive ou de décès chez les patients atteints d'un mélanome de stade avancé et préalablement opérés, comparé à un traitement standard.

Il s'agit d'une thérapie "sur mesure", conçue à partir des mutations spécifiques de la tumeur de chaque patient, qui consiste à dicter aux cellules du corps comment fabriquer des protéines capables de déclencher une réponse immunitaire.

Le traitement repose sur la technologie de l'acide ribonucléique messager (ARNm), déjà utilisée pour les vaccins contre le Covid-19. Les chercheurs tentent depuis des années de l'adapter à la lutte contre le cancer.

Les très fortes attentes suscitées par ce vaccin expliquent la sanction boursière subie le 22 octobre par Moderna, ont relevé plusieurs analystes du secteur pharmaceutique.

La tendance baissière a aussi été exacerbée par les nombreux appels de certains influenceurs spécialisés dans la finance à vendre les titres Moderna tout au long de la journée.

Lors de l'annonce préliminaire des résultats de l'"intismeran autogène" en août, présentés comme "une avancée majeure" dans le traitement du cancer de la peau, le titre Moderna avait pris 150 %. Il a été multiplié par plus de six depuis le début de l'année.

D'après une dépêche publiée par l'AFP le 22 octobre 2026.

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