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Vaccin IXCHIQ : l'EMA restreint l'utilisation aux situations exposant à un risque élevé d'infection

Sur décision européenne, l'indication du vaccin IXCHIQ est restreinte aux personnes qui présentent un risque élevé d'être infectées par le virus du chikungunya. En France, les recommandations relatives à la population cible (résidents et voyageurs) demeurent inchangées.

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Une indication réservée aux 18-64 ans après examen approfondi des bénéfices et des risques.

Une indication réservée aux 18-64 ans après examen approfondi des bénéfices et des risques.Natali_Mis / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Sur décision du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) [1], l'utilisation du vaccin contre le chikungunya IXCHIQ est restreinte aux personnes présentant un risque élevé d'être infectées par le virus du chikungunya [2, 3].

Le nouveau libellé de l'indication est le suivant :

  • immunisation active pour la prévention de la maladie causée par le virus chikungunya (CHIKV) chez les 12 ans et plus présentant un risque élevé de contracter une infection par le chikungunya. 

L’utilisation de ce vaccin doit être conforme aux recommandations officielles, correspondant en France : 

Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) et la notice du vaccin IXCHIQ sont en cours de mise à jour, pour intégrer cette restriction.

Une restriction motivée par le profil de sécurité

La restriction d’indication du vaccin IXCHIQ fait suite à une évaluation des données de sécurité disponibles réalisée par l’Agence européenne du médicament (EMA) dans le cadre du rapport périodique actualisé de sécurité (PSUR) semestriel.

Cette évaluation a pris en compte les effets indésirables graves connus associés au vaccin :

  • ceux rapportés chez les 65 ans et plus ainsi que chez les patients présentant plusieurs maladies chroniques sous-jacentes (par exemple : maladies cardiovasculaires, diabète, insuffisance rénale chronique, bronchopneumopathie chronique obstructive, maladies neurodégénératives) ;
  • ceux rapportés chez des jeunes adultes sans comorbidités significatives, notamment un cas de méningite aseptique.

Ces effets indésirables graves ont parfois conduit à une hospitalisation et, dans quelques cas, au décès du patient.

En France, les recommandations en vigueur sont inchangées

L'EMA ne précise pas les situations correspondant au « risque élevé » de contracter une infection par le chikungunya. Comme pour tous les vaccins, elle renvoie aux recommandations officielles établies par chaque pays membre de l'Union européenne correspondant pour la France : 

  • aux recommandations de la HAS :
  • aux recommandations sanitaires aux voyageurs (édition 2026) : la vaccination contre le chikungunya est recommandée : 
    • en cas de séjour dans une zone d'épidémie de chikungunya, quelle qu'en soit la durée,
    • ou lors d'un séjour de plus d'un mois ou de séjours répétés en zone d'endémie (circulation active du virus dans les 12 mois précédents).

Selon les recommandations françaises, le vaccin IXCHIQ :

  • ne doit pas être utilisé chez les 65 ans et plus, qu'elles présentent ou non des comorbidités ;
  • ne peut être proposé qu’aux 18 à 64 ans et après un examen approfondi des bénéfices et des risques individuels.

Il est également rappelé que : 

  • le vaccin IXCHIQ est contre-indiqué chez les personnes immunodéficientes ou immunodéprimées en raison d’une maladie ou d’un traitement médical ;
  • son administration concomitante avec d’autres vaccins n’est pas recommandée.

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