Bévacizumab en oncologie : MVASI, nouveau médicament biosimilaire d'AVASTIN

Par DAVID PAITRAUD -
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MVASI 25 mg/mL solution à diluer pour perfusion est une nouvelle spécialité biosimilaire d'AVASTIN, à base du même anticorps monoclonal, le bévacizumab, à la même concentration (25 mg/mL) et sous une forme pharmaceutique identique (solution à diluer pour perfusion). 

MVASI est indiqué dans le traitement de plusieurs cancers (colorectal, sein, rein, poumon, gynécologiques), dans un périmètre semblable à celui d'AVASTIN à l'exception de deux indications  (les indications de MVASI sont détaillées dans l'article ci-dessous et dans la monographie Vidal de MVASI - rubrique Indications). 

MVASI est disponible sous 2 présentations : 
  • en flacon de 4 mL (100 mg/4 mL),
  • en flacon de 16 mL (400 mg/16 mL).
Il est utilisé en perfusion intraveineuse, après dilution. 

MVASI est inscrit sur la liste de référence des groupes biologiques similaires de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). 
Réservé à l'usage hospitalier et soumis à prescription restreinte, MVASI est agréé aux collectivités et pris en charge en sus des GHS, dans un périmètre d'indications restreint par rapport à l'autorisation de mise sur le marché (les indications remboursables de MVASI sont précisées dans l'article ci-dessous et dans la monographie Vidal de MVASI - Rubrique Prescription/Délivrance/Prise en charge). 
Anticorps monoclonal à visée antinéoplasique, le bévacizumab bloque la vasculogenèse et l'angiogenèse au niveau de la tumeur en inhibant le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) [illustration].

Anticorps monoclonal à visée antinéoplasique, le bévacizumab bloque la vasculogenèse et l'angiogenèse au niveau de la tumeur en inhibant le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) [illustration].


Une nouvelle spécialité à base de bévacizumab est disponible en France : MVASI 25 mg/mL solution à diluer pour perfusion, deuxième biosimilaire de la spécialité référente AVASTIN 25 mg/mL solution à diluer pour perfusion, avec ZIRABEV 25 mg/mL solution à diluer pour perfusion (notre article du 24 juin 2020).

Pour rappel, le bévacizumab est un anticorps monoclonal à visée antinéoplasique.

Il inhibe le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) et bloque ainsi la vasculogenèse et l'angiogenèse au niveau de la tumeur. 

Outre leur principe actif, MVASI et AVASTIN ont en commun leur présentation en solution à diluer pour perfusion contenant 25 mg/mL de bévacizumab ainsi que la plupart de leurs indications thérapeutiques, à l'exception de deux (cfEncadré 1). 

 
Encadré 1 - Indications thérapeutiques de MVASI
Cancer colorectal métastatique (cfVIDAL Reco "Cancer colorectal")
  • en association à une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, traitement des patients adultes atteints de cancer colorectal métastatique.
Cancer du sein métastatique (cfVIDAL Reco "Cancer du sein")
  • en association au paclitaxel, traitement de première ligne des patients adultes atteints de cancer du sein métastatique. 
NB. AVASTIN dispose d'une indication, en association à la capécitabine, dans le traitement de première ligne des patients adultes atteints de cancer du sein métastatique, pour lesquels un traitement avec d'autres options de chimiothérapie incluant des taxanes ou des anthracyclines, n'est pas considéré comme approprié. Les patients ayant reçu un traitement à base de taxanes et d'anthracyclines en situation adjuvante au cours des 12 derniers mois, doivent être exclus d'un traitement par AVASTIN en association à la capécitabine.
Cancer du poumon (cfVIDAL Reco "Cancer du poumon")
  • en association à une chimiothérapie à base de sels de platine, traitement de première ligne des patients adultes atteints de cancer bronchique non à petites cellules, avancé et non opérable, métastatique ou en rechute, dès lors que l'histologie n'est pas à prédominance épidermoïde.
NB : La spécialité de référence AVASTIN dispose d'une indication supplémentaire, en association à l'erlotinib, en traitement de première ligne chez les patients adultes atteints de cancer bronchique non à petites cellules non épidermoïde, avancé et non opérable, métastatique ou en rechute, et présentant des mutations activatrices de l'EGFR (Epidermal Growth Factor Receptor)
Cancer du rein
  • en association à l'interféron alfa-2a, traitement de première ligne, chez les patients adultes atteints de cancer du rein avancé et/ou métastatique.
Cancers gynécologiques
  • en association au carboplatine et au paclitaxel, traitement de première ligne des stades avancés [stades FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique) III B, III C et IV] de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif chez des patientes adultes ;
  • en association au carboplatine et à la gemcitabine ou en association au carboplatine et au paclitaxel, traitement en première récidive des patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, sensible aux sels de platine et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF ;
  • en association au topotécan ou à la doxorubicine liposomale pégylée, traitement de rechute des patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, résistant aux sels de platine, qui n'ont pas reçu plus de deux lignes antérieures de chimiothérapie et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF ;
  • en association au paclitaxel et au cisplatine, ou bien en association au paclitaxel et au topotécan, chez les patientes ne pouvant pas recevoir de traitement à base de sels de platine, traitement des patientes adultes atteintes d'un carcinome du col de l'utérus persistant, en rechute ou métastatique.
NB. La spécialité de référence AVASTIN dispose d'une indication supplémentaire, en association au paclitaxel, dans le traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, en rechute, résistant aux sels de platine, qui n'ont pas reçu plus de deux protocoles antérieurs de chimiothérapie et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF.

MVASI fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté.

MVASI versus AVASTIN : équivalence pharmacocinétique et similarité clinique 
Dans son avis du 20  mars 2020, la Commission de la Transparence (CT) de la Haute Autorité de santé (HAS) a évalué MVASI par rapport à la biothérapie bévacizumab de référence (AVASTIN US et UE) sur la base :
  • d'une étude de phase I en dose unique chez 202 volontaires sains (étude 20110216) ayant démontré l'équivalence pharmacocinétique entre ces deux spécialités ; 
  • d'une étude d'équivalence d'efficacité (20120265) de phase III, randomisée, en double aveugle réalisée chez 642 patients adultes atteints de cancer bronchique non à petites cellules, non épidermoïde, de stade IV ou en rechute métastatique. Les résultats ont été en faveur d'une similarité clinique entre MVASI et AVASTIN (en association à une chimiothérapie par carboplatine et paclitaxel). Dans la population ITT, le risque relatif du taux de réponse objective évalué selon les critères RECIST par un comité de relecture indépendant (critère de jugement principal) était de 0,93 (IC 95% [0,77 ; 1,12]) avec un taux de réponse objective de 39,0 % dans le groupe traité avec MVASI et de 41,7% avec AVASTIN. "Ce résultat est compris dans l'intervalle d'équivalence prédéfini [0,67 ; 1,5]", indique la CT.

En termes de tolérance, le profil de MVASI, incluant l'immunogénicité, a été comparable à celui d'AVASTIN UE (cf. Monographie VIDAL de MVASI - Rubrique Effets indésirables).

En conclusion de son avis, la Commission a considéré que le service médical rendu de MVASI était :
  • important :
    • en association à une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, chez les patients adultes atteints de cancer colorectal métastatique ; 
    • en association à une chimiothérapie à base de sels de platine, en traitement de première ligne chez les patients adultes atteints de cancer bronchique non à petites cellules, avancé et non opérable, métastatique ou en rechute, dès lors que l'histologie n'est pas à prédominance épidermoïde ; 
    • en association à l'interféron alfa-2a, en traitement de première ligne, chez les patients adultes atteints de cancer du rein avancé et/ou métastatique ; 
    • en association au carboplatine et au paclitaxel, en traitement de première ligne des stades avancés [stades FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique) III B, III C et IV] de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif chez des patientes adultes ; 
    • en association au carboplatine et à la gemcitabine, en première récidive, chez les patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, sensible aux sels de platine et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF ;
    • en association au paclitaxel et au cisplatine, ou bien en association au paclitaxel et au topotécan chez les patientes ne pouvant pas recevoir de traitement à base de sels de platine, adultes atteintes d'un carcinome du col de l'utérus persistant, en rechute ou métastatique ; 
    • en association au topotécan ou à la doxorubicine liposomale pégylée, en rechute, chez les patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, résistant aux sels de platine, qui n'ont pas reçu plus de deux lignes antérieures de chimiothérapie et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF ;
  • faible en association au paclitaxel, en traitement de première ligne, chez des patients adultes atteints de cancer du sein métastatique.
Dans l'indication "en association au carboplatine et au paclitaxel, en première récidive, chez les patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, sensible aux sels de platine et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF", la Commission indique qu'elle n'a pas pu se prononcer "conformément à l'évaluation rendue par la Commission pour la spécialité de référence AVASTIN (bévacizumab) et en l'absence de donnée fournie".

Enfin, en tant que spécialité biosimilaire, MVASI n'apporte pas d'amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à la spécialité de référence AVASTIN 25 mg/mL solution à diluer pour perfusion.


MVASI en pratique : modalités d'utilisation et d'administration
Deux présentations de MVASI sont proposées : 
- en flacon de 4 mL, soit 100 mg de bévacizumab (1,4 mg/mL après dilution) ;
- en flacon de 16 mL, soit 400 mg de bévacizumab (16,5 mg/mL après dilution). 

Les flacons de MVASI doivent être conservés au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, dans l'emballage extérieur et à l'abri de la lumière. 

Avant d'injecter MVASI, la solution doit être diluée selon le protocole suivant : 

- prélever le volume de bévacizumab nécessaire ;
- le diluer dans le volume d'administration requis avec une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %). 

La concentration de la solution finale de bévacizumab doit être maintenue entre 1,4 mg/mL et 16,5 mg/mL. Dans la majorité des cas, le volume de MVASI nécessaire peut être dilué avec une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 % dans un volume total de 100 mL.

La dilution doit être réalisée immédiatement après ouverture du flacon. 

 
  • Posologie selon l'indication
La dose de bévacizumab à injecter est calculée en fonction du poids corporel du patient. 
Les schémas posologiques sont adaptés en fonction de l'indication. Ces schémas sont décrits dans la monographie VIDAL de MVASI (cf. Rubrique "Posologie et mode d'administration"). 
 
  • Administration intraveineuse : réduction progressive de la durée au fil des injections
Après dilution, la solution de MVASI est injectée par voie intraveineuse selon les recommandations suivantes :
- dose initiale : perfusion intraveineuse (IV) de 90 minutes ;
- deuxième dose : si la première perfusion est bien tolérée, deuxième perfusion de 60 minutes ;
- doses suivantes : si la perfusion administrée en 60 minutes est bien tolérée, perfusions ultérieures de 30 minutes.
MVASI ne doit pas être administré par voie IV rapide ou en bolus.
 
  • Effets indésirables : arrêt ou suspension du traitement
En cas de survenue d'effets indésirables, le traitement doit être :
- soit arrêté de façon définitive, 
- soit suspendu de façon temporaire. 
Une réduction de dose n'est pas recommandée.
Les consignes sont décrites dans la monographie VIDAL de MVASI (cf. Rubrique "Mises en garde et précaution d'emploi").

Identité administrative
  • Liste I
  • Réservé à l'usage hospitalier
  • Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie
  • Flacon de 4 mL (MVASI 100 mg/4 mL), CIP 3400955066194, UCD 3400890001007
  • Flacon de 16 mL (MVASI 400 mg/16 mL), CIP 3400955066200, UCD 3400890000994
  • Agrément aux collectivités (Journal officiel du 5 juin 2020 - texte 17) (cfEncadré 2)
  • Inscription sur la liste des spécialités remboursables en sus des GHS (Journal officiel du 5 juin 2020 - texte 18)
  • Inscription sur la liste de référence des groupes biologiques similaires autorisant l'interchangeabilité (ANSM, dernière actualisation 6 juin 2019) (cfEncadré 3)
  • Laboratoire AMGEN
 
Encadré 2 - Périmètre de la prise en charge de MVASI
Indications remboursables - Agrément collectivités
  • Cancer colorectal métastatiqueen association à une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, chez les patients adultes atteints de cancer colorectal métastatique ;
  • Cancer du sein métastatiqueen association au paclitaxel, en traitement de première ligne, chez des patients atteints de cancer du sein métastasique ;
  • Cancer des poumonsen association à une chimiothérapie à base de sels de platine, en traitement de première ligne chez les patients adultes atteints de cancer bronchique non à petites cellules, avancé et non opérable, métastatique ou en rechute, dès lors que l'histologie n'est pas à prédominance épidermoïde ;
  • Cancer du reinen association à l'interféron alfa-2a, en traitement de première ligne, chez les patients adultes atteints de cancer du rein avancé et/ou métastatique ;
  • Cancers gynécologiques
    • en association au carboplatine et au paclitaxel, en traitement de première ligne des stades avancés (stades FIGO [Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique] III B, III C et IV) de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif chez des patientes adultes ;
    • en association au carboplatine et à la gemcitabine, en première récidive, chez les patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, sensible aux sels de platine et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF ;
    • en association au paclitaxel et au cisplatine, ou bien en association au paclitaxel et au topotécan chez les patientes ne pouvant pas recevoir de traitement à base de sels de platine, adultes atteintes d'un carcinome du col de l'utérus persistant, en rechute ou métastatique ;
    • en association au topotécan ou à la doxorubicine liposomale pégylée, en rechute, chez les patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, résistant aux sels de platine, qui n'ont pas reçu plus de deux lignes antérieures de chimiothérapie et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF.
Indications remboursables en sus des GHS
  • Cancer colorectal métastatiqueen association à une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, est indiqué chez les patients adultes atteints de cancer colorectal métastatique ;
  • Cancer des poumonstraitement de première ligne des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules, avancé et non opérable, métastatique ou en stade de rechute, dès lors que l'histologie n'est pas à prédominance épidermoïde, en association à une chimiothérapie à base de sels de platine ;
  • Cancers gynécologiques :  
    • en association au carboplatine et au paclitaxel, traitement de 1re ligne des stades avancés (stades FIGO III B, III C et IV) du cancer épithélial de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif chez des patientes adultes ;
    • en association au carboplatine et à la gemcitabine, traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, en première récidive, sensible aux sels de platine et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bevacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF ;
    • en association au paclitaxel, au topotécan ou à la doxorubicine liposomale pégylée, traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, en rechute, résistant aux sels de platine, qui n'ont pas reçu plus de deux protocoles antérieurs de chimiothérapie et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bevacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteur du VEGF.
Indication non prise en charge
  • Cancers gynécologiques : en association au carboplatine et au paclitaxel, traitement en première récidive, chez les patientes adultes atteintes de cancer épithélial de l'ovaire, de cancer des trompes de Fallope ou de cancer péritonéal primitif, sensible aux sels de platine et qui n'ont pas été préalablement traitées par du bévacizumab ou d'autres inhibiteurs du VEGF ou d'autres agents ciblant le récepteurs du VEGF.

Encadré 3 - Conditions d'interchangeabilité entre médicaments biologiques similaires d'un même groupe (d'après ANSM - Médicaments biosimilaires)
L'interchangeabilité est un acte médical qui consiste, à l'initiative du prescripteur, à remplacer un médicament biologique par un autre similaire.
Elle peut avoir lieu à tout moment au cours du traitement.
Elle doit être raisonnée et tenir compte de l'intérêt du patient.  

Les trois conditions suivantes doivent être respectées:
  • informer le patient et recueillir son accord ;
  • assurer une surveillance clinique appropriée lors du traitement ;
  • assurer une traçabilité sur les produits concernés (le produit prescrit doit être inscrit dans le dossier du patient).

Pour aller plus loin
Avis de la Commission de la Transparence - MVASI (HAS, 20 mars 2020)
Médicaments biosimilaires (sur le site de l'ANSM)

Sources : J.O. (Journal Officiel), EMA (European Medicines Agency), HAS (Haute Autorité de Santé), ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament)

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