Quelles sont les causes de l’incontinence urinaire ?
Dans 90 % des cas, l’incontinence d'effort est due à un relâchement du muscle qui ferme la vessie et des muscles du périnée. Les changements hormonaux de la ménopause contribuent à ce relâchement et expliquent la fréquence de cette forme d'incontinence chez les femmes de plus de 50 ans. Les accouchements répétés, l’obésité, le prolapsus pelvien (« chute ou descente d’organes ») ou les efforts abdominaux répétés contribuent à l'apparition de ce désagrément. Pour éviter cette complication, une dizaine de séances de rééducation du périnée est systématiquement prescrite après chaque accouchement.
Dans 10 % des cas, l’incontinence d’effort est due à une insuffisance du sphincter qui ferme la vessie. Les facteurs de risque de cette insuffisance sont les interventions chirurgicales ou l’irradiation du bassin, l’âge ou certaines maladies neurologiques.
L'incontinence par impériosité est le résultat d'une hyperactivité ou d’une trop grande sensibilité de la vessie qui se contracte alors qu'elle n'est pas pleine. Cette contraction déclenche l'envie d'uriner. Elle peut être liée à une autre maladie (infection urinaire ou vaginale, calcul urinaire ou polype dans la vessie, etc.). Certaines femmes sont, du fait de la morphologie de leur appareil urinaire, plus sujettes à cette forme d’incontinence.
Quels sont les facteurs favorisant ou aggravant l’incontinence urinaire ?
Certaines situations augmentent le risque de fuites urinaires :
- la grossesse : les fuites urinaires sont fréquentes chez la femme enceinte. Elles disparaissent après l’accouchement ;
- l’âge ;
- certaines maladies qui mobilisent les muscles abdominaux : constipation, toux chronique ;
- la prise de certains médicaments (opiacés, anticholinergiques, diurétiques, antihypertenseurs centraux, alphabloquants, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques, etc.) ;
- la consommation excessive de caféine et de boissons alcoolisées, ainsi que le tabagisme ;
- le port de charges lourdes ;
- certaines activités sportives intenses, notamment l’haltérophilie, la course à pied, le tennis, etc.
Comment prévenir l’incontinence urinaire ?
- Musclez votre périnée. Faire travailler les muscles du périnée permet de renforcer leur tonus et donc de mieux contrôler l'émission d'urine. Les exercices dits de Kegel sont faciles à réaliser (voir encadré). Ils sont très efficaces contre l'incontinence d'effort.
- Réduisez votre consommation de boissons alcoolisées, de thé, de café et de colas. Ces boissons stimulent l’envie d’uriner. Évitez d’en boire plus d’une ou deux fois par jour ou supprimez-les.
- Ne buvez pas trop le soir. Cela évite à la vessie d’être trop tendue pendant la nuit. Boire suffisamment étant primordial pour la santé, mieux vaut vous désaltérer le matin et pendant l'après-midi. Limiter sa consommation liquide à 1,5 litre par jour peut aider.
- Évitez les sports qui forcent sur le périnée, c'est-à-dire qui nécessitent de fournir des efforts en bloquant sa respiration.
- Le cas échéant, un traitement contre la constipation ou la toux chronique peut être bénéfique pour éviter les efforts abdominaux.
- En cas de surpoids ou d’obésité, une perte de poids peut également être bénéfique.
| Les exercices de Kegel |
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| Contractez fortement les muscles de votre périnée comme si vous désiriez arrêter brusquement d’uriner. Gardez la position deux ou trois secondes avant de les relâcher. Il est recommandé de faire trois séries de quinze contractions réparties sur la journée et ce, trois fois par semaine. Réalisé régulièrement, il semble que cet exercice permette de prévenir l'incontinence d’effort. |
Que fait le médecin en cas d’incontinence urinaire ?
Le diagnostic de l’incontinence urinaire est le plus souvent clinique (à l’aide des symptômes et d’un examen clinique). Le médecin recherche la cause de l’incontinence et évalue la tonicité du périnée (test de soutènement urétral), un examen lors duquel il peut demander à la patiente de tousser pour essayer de reproduire les symptômes. Il pose des questions pour essayer d’identifier les facteurs favorisants et pour évaluer l’impact de l’incontinence sur la qualité de vie.
Dans les cas difficiles, il conseille de consulter un médecin urologue qui fera peut-être pratiquer un examen urodynamique (qui mesure les flux d’urine). Le cas échéant, il peut également demander un examen d’urines à la recherche d’une éventuelle infection urinaire. Il peut également, lors d’incontinence par impériosité, demander un examen échographique pour un bilan des voies urinaires et de la vessie.
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