Le virus Shamonda a été détecté dans des exploitations bovines pour la prmeière fois à l'été 2026. Gabriele Grassl / iStock / Getty Images Plus / via Getty Imag
- Un premier cas humain d'infection au virus Shamonda chez un patient immunodéprimé à Lyon a été annoncé par les ministères de l'Agriculture et de la Santé.
- Ce virus, transmis aux animaux par des moucherons, infecte principalement les bovins.
- Détecté dans des foyers de bovins depuis les années 1960 en Afrique et au Japon, il l'a été pour la première fois à l'été 2026 dans des exploitations bovines en Europe, dont en France.
- Au vu des connaissances disponibles, aucun risque sanitaire pour la population générale n'est identifié à ce jour, selon les autorités. Les investigations scientifiques se poursuivent et les instances internationales de surveillance ont été notifiées.
Un virus de la famille des orthobunyavirus, de type Shamonda, diffusé par des petits insectes piqueurs et circulant jusqu'ici chez des animaux d'élevage, a été détecté pour la première fois chez un être humain, un patient sévèrement immunodéprimé, qui est décédé début octobre, ont annoncé le 22 octobre les autorités françaises.
"Malgré plusieurs décennies de circulation du virus Shamonda en Afrique et en Asie, aucun cas humain n'avait été documenté jusqu'à présent. Il s’agit donc d’un cas exceptionnel survenu chez un patient fortement immunodéprimé", hospitalisé à Lyon pour une pathologie grave et "décédé début octobre", selon un communiqué commun des ministères de la Santé et de l'Agriculture.
Le virus Shamonda est un Orthobunyavirus transmis aux animaux par des moucherons piqueurs du genre Culicoïdes, détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et signalé de manière sporadique chez les bovins en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon. À l'été 2026, il a été identifié pour la première fois en Europe, dont en France, dans des exploitations bovines. Les bovins sont considérés comme les hôtes principaux parmi les espèces animales pouvant être infectées. Des cas sporadiques d’infection de petits ruminants et d’équidés ont été également identifiés cet été en France.
Une approche "Une seule santé"
"À ce stade des investigations, l’hypothèse est celle d’une contamination vectorielle du cas, par la piqûre d’un moucheron de type Culicoïde dans l’Est de la France, territoire rapportant une circulation du virus chez l’animal au printemps / été 2026, lit-on dans le communiqué. Par ailleurs, selon les investigations déjà menées, les complications cérébrales observées chez le patient immunodéprimé avant son décès seraient très probablement liées à l’infection par le virus Shamonda".
"Au regard des connaissances disponibles sur ce virus, aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour", ont précisé les autorités.
Les autorités sanitaires françaises ont par ailleurs notifié les instances sanitaires internationales, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). " Des investigations cliniques, biologiques et épidémiologiques sont encore en cours dans une approche Une seule santé, associant les expertises en santé humaine, animale et environnementale", indiquent les autorités.
D'après une dépêche AFP publiée le 22 octobre 2026.
Virus Shamonda : une première détection chez l’être humain (communiqué des ministères de l'Agriculture et de la Santé, 22 octobre 2026)
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