Environ 80 % des docteurs juniors sont affectés dans les zones à forte difficulté d'accès aux soins. Choreograph (Konstantin Yuganov) / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
Trois mille "docteurs juniors" en médecine générale, des jeunes praticiens en fin de parcours de formation, seront déployés à partir de début novembre en France, a indiqué le 14 octobre le ministère de la Santé qui espère ainsi améliorer l'accès aux soins.
Une deuxième vague de 500 docteurs juniors sera déployée début mai, a-t-il précisé.
Issus d'une réforme votée en 2022, les docteurs juniors en médecine générale sont en quatrième année d'internat, dernière année d'un parcours de formation désormais porté à dix ans minimum, contre neuf auparavant.
Dans cette quatrième année, ces "docteurs juniors" peuvent exercer comme un médecin mais restent sous la responsabilité d'un praticien maître de stage.
Le gouvernement espère que leur déploiement va faciliter l'accès aux soins, en particulier dans les zones où les besoins sont les plus criants.
Pour 80 % d'entre eux, ils vont être affectés dans les zones à forte difficulté d'accès aux soins (Zip, Zac, et quartiers de politique de la ville), a souligné mercredi le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Leur rémunération a finalement été fixée mensuellement à un peu plus de 2 700 euros, plus 400 euros de prime "d'autonomie supervisée", plus une prime allant jusqu'à 1 000 euros (exercice en Zip) ou 400 euros (exercice en Zac et QPV), et une prime destinée à rémunérer les participations aux gardes, a précisé le cabinet.
Une garde de 24 heures pourra être rémunérée à 420 euros.
Les médecins maîtres de stage toucheront de leur côté une rémunération allant jusqu'à 3 200 euros mensuels en cas de participation aux gardes et d'exercice dans les zones en difficulté d'accès aux soins.
Hausse historique des effectifs d'étudiants en santé
Le ministère de la Santé a donné ces chiffres dans une communication sur la hausse "historique" des effectifs d'étudiants en santé constatée actuellement.
En 2026, la première génération d'étudiants en médecine ayant bénéficié de la suppression du numerus clausus (en 2020) est en train d'arriver à l'internat, avec une hausse des effectifs (internes en première année) en 2026 de 15 %, à 10.300, a-t-il rappelé.
Depuis 2017, la progression est de 24 %, et depuis 2012 de 36 %, selon les statistiques ministérielles.
Le ministère a également indiqué qu'il comptait "doubler le nombre d'infirmiers en pratique avancée (IPA) en formation dès 2027".
Les infirmiers qui veulent devenir IPA pourront enchaîner directement leurs deux années supplémentaires après l'école d'infirmière, "sans durée minimale d'exercice préalable", selon la même source.
D'après une dépêche publiée par l'AFP le 14 octobre 2026.
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