La prescription sociale peut réduire l’isolement social et le sentiment de solitude. Jacob Wackerhausen / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
Développée au Royaume-Uni, la prescription sociale gagne aujourd’hui du terrain en France. Elle amplifie un principe déjà couramment mis en œuvre en médecine générale : lorsqu’un problème de santé est en partie lié à l’isolement, aux difficultés sociales, au mal-logement, à la précarité, à l’inactivité professionnelle ou à d’autres déterminants non médicaux, le professionnel de santé peut orienter le patient vers des ressources adaptées disponibles sur son territoire.
Mais au-delà de cette attitude de bon sens, il est possible de décider d’une intervention plus structurée et plus suivie, dont les bénéfices semblent réels sur certains critères de bien-être et de santé mentale, tout en restant insuffisamment démontrés sur le plan clinique et médico-économique.
Deux publications récentes, l’une de la direction générale de la Santé, l’autre du Conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), rappellent l’importance que peut revêtir la prescription sociale comme approche potentiellement prometteuse pour agir sur les déterminants sociaux de la santé et contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé, dans un contexte économique et social de plus en plus difficile.
Une part non négligeable de l’état de santé d’une personne dépend de facteurs non médicaux : niveau de revenus, logement, emploi, environnement, éducation, isolement social, accès aux droits, mobilité, possibilités de pratiquer une activité physique, etc. Dans la définition de la santé globale que donne l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la prise en compte des déterminants sociaux est indispensable à l’amélioration de la santé des populations.
Une réponse à ces déterminants sociaux
La prescription sociale s’inscrit dans cette logique. L’OMS la définit comme une démarche permettant de mettre une personne en relation avec des services non cliniques proposés dans sa communauté afin d’améliorer sa santé et son bien-être [1]. Elle peut conduire vers des activités physiques ou culturelles, des groupes sociaux ou des associations de patients, mais également vers une aide au logement, aux finances ou à l’accès aux droits.
Dans son avis du 16 septembre 2026 [2], le Conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) la définit comme le fait « d’orienter et accompagner une personne vers des activités ou des ressources non médicales en réponse à des besoins sociaux susceptibles d’influencer sa santé ». Elle concerne notamment, sans s’y limiter, les personnes atteintes de maladie chronique, confrontées à une vulnérabilité sociale ou à l’isolement, ou présentant des problèmes de santé mentale.
L’objectif de la prescription sociale n’est pas de transformer les médecins ou les pharmaciens en travailleurs sociaux ni de transformer chaque activité sociale en traitement. Il est de créer une passerelle organisée entre le système de santé et les ressources du territoire lorsque les déterminants sociaux deviennent eux-mêmes un élément de la situation clinique.
Une prescription qui ne ressemble pas à une ordonnance
Dans sa forme la plus simple, la prescription sociale est déjà pratiquée quotidiennement en médecine générale : conseiller une activité physique adaptée, orienter vers une association de patients, une permanence d’accès aux droits, une structure d’aide aux aidants ou un groupe de soutien constitue une forme élémentaire de prescription sociale. Le terme de prescription peut prêter à confusion, car il ne s'agit ni d'une prescription réglementaire ni d’une ordonnance au sens pharmacologique du terme.
Lorsqu’elle cherche à aller au-delà du conseil donné en fin de consultation, la prescription sociale repose sur des dispositifs plus structurés qui constituent un parcours comportant plusieurs étapes : identification des besoins, entretien approfondi, définition d’objectifs avec la personne, orientation et mise en relation avec des ressources locales puis suivi. En cela, elle présente des similitudes avec la décision partagée ou l’entretien motivationnel.
Du Royaume-Uni…
La prescription sociale s’est particulièrement développée au Royaume-Uni depuis plusieurs décennies [3, 4, 5, 6]. Elle fait désormais partie du modèle de soins personnalisés du National Health Services (NHS).
Le modèle britannique de la prescription sociale repose sur un professionnel, le social prescribing link worker, que l’on peut traduire par « agent de liaison en prescription sociale ». Celui-ci reçoit les patients adressés par les professionnels de santé et explore avec eux l’impact de leur situation sociale sur leur santé. Il les accompagne ensuite vers les ressources susceptibles de répondre à leurs difficultés [3, 4]. Le rôle de l’agent de liaison va donc bien au-delà d’une simple orientation administrative. Il peut aider à identifier les obstacles pratiques (coût, mobilité, anxiété sociale, handicap, maîtrise de la langue, etc.), faciliter un premier contact et vérifier que l’orientation s’est effectivement concrétisée.
Les réseaux de soins primaires (Primary Care Networks) anglais doivent donner à leurs patients accès à un service de prescription sociale, soit par l’emploi direct d’agents de liaison, soit en contractualisant avec une structure extérieure. Le NHS demande également à ces réseaux d’identifier de façon proactive les patients présentant des besoins insuffisamment couverts et de leur faciliter l’accès à la prescription sociale [6].
… à la France
La France se trouve à un stade beaucoup plus précoce. Des initiatives existent dans des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), des centres de santé, des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), des dispositifs d’appui à la coordination (DAC), des collectivités et certaines structures d’exercice coordonné participatives (SECP, structures offrant sur un même lieu une prise en soin médico-psycho-sociale intégrée et une approche communautaire).
Entre mai 2025 et mars 2026, la direction générale de la Santé a réuni un groupe national associant professionnels de santé, chercheurs, associations, collectivités et Assurance maladie afin d’élaborer un cadre adapté au contexte français. Leur rapport décrit un parcours comprenant l’identification du besoin, l’orientation vers un agent de liaison, la construction d’un plan personnalisé, puis le suivi de ses effets [7, 8].
Dans son avis de septembre 2026 sur la prescription sociale [2], le Conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) envisage un système à plusieurs niveaux. Pour une situation simple, le professionnel de santé pourrait orienter directement la personne vers une ressource identifiée : activité physique adaptée, aide à la parentalité, atelier nutritionnel, association, groupe d’entraide ou permanence d’accès aux droits, par exemple. Lorsque les difficultés sont plus complexes, un professionnel de liaison intégré à une MSP, un centre de santé, une CPTS ou un DAC pourrait coordonner l’accompagnement et assurer le retour d’information vers le soignant.
Quels besoins peuvent relever d’une prescription sociale ?
Les situations qui peuvent justifier une prescription sociale sont nombreuses (cf. Tableau). À noter, les frontières entre les effets du recours à des ressources locales sont poreuses. Un atelier artistique, par exemple, peut agir simultanément sur la solitude, l’estime de soi, la mobilité et le sentiment d’utilité.
|
Besoin identifié |
Exemples de ressources mobilisables |
Objectifs possibles |
|
Isolement, solitude |
Groupes sociaux, ateliers collectifs, associations, bénévolat, cafés associatifs |
Restaurer les interactions sociales, diminuer la solitude |
|
Sédentarité |
Activité physique adaptée, marche, vélo, associations sportives |
Activité physique, autonomie, prévention |
|
Santé mentale légère à modérée |
Groupes de soutien, activités artistiques, jardinage, méditation, activités collectives |
Bien-être, réduction de l’anxiété, socialisation |
|
Maladie chronique |
Associations de patients, éducation, groupes d’activité adaptée |
Autonomie, qualité de vie, soutien entre pairs |
|
Difficultés financières |
Assistante sociale, accès aux droits, conseil budgétaire |
Réduire le stress financier, améliorer l’accès aux soins |
|
Logement |
Services sociaux, associations spécialisées, collectivités |
Sécurisation du logement, amélioration des conditions de vie |
|
Aidants |
Associations d’aidants, groupes de parole, solutions de répit |
Prévenir l’épuisement et l’isolement |
|
Difficultés professionnelles |
Services d’insertion, accompagnement au retour à l’emploi |
Participation sociale, autonomie |
|
Perte d’autonomie |
Activités adaptées, services sociaux, ateliers de prévention |
Maintien des capacités et de la participation sociale |
|
Besoin culturel ou de lien |
Musées, bibliothèques, ateliers artistiques, chorales |
Bien-être, cognition, appartenance sociale |
Quelle efficacité pour la prescription sociale ?
L’étude de la littérature sur le sujet de l'efficacité de la prescription sociale montre une difficulté récurrente dans l’évaluation de ses effets objectifs : les résultats observés sont souvent favorables, mais le niveau de preuve reste inférieur à celui habituellement exigé pour démontrer l’efficacité d’une intervention thérapeutique.
La santé mentale des patients est probablement le domaine dans lequel la prescription sociale a été le plus étudiée [8]. Dans son avis [2], le CNGE rapporte :
- « une réduction des symptômes anxio-dépressifs modeste : baisse significative du GAD-7 (anxiété) de 2,5 points et du PHQ9 (dépression) de 3,1 points dans 2 études [9, 10] ;
- une amélioration modérée du bien-être (sur des critères d’évaluation variables avec peu de résultats quantifiés) [10] et de la qualité de vie des personnes âgées avec un effet modéré (amélioration moyenne de 0,6 point via échelle SF-36) [11] ;
- une diminution de l’isolement social et du sentiment de solitude : résultats significatifs, mais impact clinique faible dans un essai contrôlé non randomisé (baisse de 0,34 point sur 5 à 8 semaines) [12], réduction du sentiment de solitude chez les personnes âgées dans une méta-analyse récente (baisse du score moyen de 0,59 point sur l’échelle UCLA (University of California, Los Angeles Loneliness Scale), plus importante lors des activités artistiques [11] ;
- une réduction du recours aux soins secondaires dans certaines études, sans effet significatif constaté dans d’autres [10] ;
- des effets positifs sur l’expérience des soins et le pouvoir d’agir des patients, principalement documentés par des études qualitatives [13] ».
En 2022, une revue systématique [14] a identifié 17 études britanniques portant sur 13 interventions de prescription sociale et 5 036 participants évaluables. Seize études rapportaient une amélioration statistiquement significative d’au moins un critère de santé mentale, de bien-être, de santé générale ou de qualité de vie. Mais ces chiffres doivent être interprétés avec précaution : 15 des 17 études étaient des études avant/après non contrôlées, une seule était randomisée et une autre utilisait des groupes appariés. L’attrition moyenne atteignait 38 %. Les auteurs considèrent donc qu’aucune conclusion robuste sur l’efficacité ne peut être tirée.
Une analyse publiée en 2026 dans Nature Health apporte néanmoins de nouvelles données [9]. Les auteurs ont étudié les évolutions de plusieurs indicateurs de bien-être dans plus de 300 dispositifs britanniques de prescription sociale. Selon l’indicateur étudié, les analyses ont porté sur environ 15 000 à près de 20 000 participants. Entre l’évaluation initiale et le suivi réalisé dans les 1 à 6 mois suivants, le score de bien-être mental utilisé a augmenté en moyenne de 3,31 points. Les chercheurs observent également une amélioration du bonheur (+ 1,59 point), de la satisfaction de vie (+ 1,57), du sentiment que la vie a du sens (+ 1,40) et une diminution du score d’anxiété (- 1,45).
Ces résultats sont importants par leur ampleur et leur cohérence. Ils ne doivent cependant pas être confondus avec les résultats d’un essai randomisé. Il est donc difficile de séparer l’effet propre de la prescription sociale de l’évolution spontanée des troubles, d’autres soins reçus simultanément, d’effets de régression vers la moyenne ou de biais de sélection. Si cette analyse renforce l’hypothèse d’un bénéfice, elle n’apporte pas une démonstration définitive de causalité.
Pourquoi certains programmes fonctionnent-ils mieux que d’autres ?
Au-delà de l’effet direct des activités proposées, l’accompagnement sur la durée par le professionnel de santé et la disponibilité du patient à s’engager sur les plans psychologique et pratique apparaissent essentielles à l’efficacité de la prescription sociale (cf. Encadré sur les éléments de structuration d'une prescription sociale).
Une revue qualitative systématique publiée en 2025 a analysé 19 études portant sur l’expérience de patients britanniques [13]. Elle a identifié 5 grands éléments pouvant conditionner l’efficacité d’une prescription sociale :
- l’envie de trouver des solutions face à une période difficile ;
- la rapidité de réponse après la prescription ;
- le maintien des changements lorsqu’une réponse positive a été initialement obtenue ;
- le sentiment d’être soutenu et de pouvoir agir ;
- négativement, le décalage entre ce qui est proposé et les besoins de la personne.
La littérature suggère également que le soutien social, l’accompagnement pratique et la qualité de la relation avec le professionnel de santé sont probablement des composantes importantes du dispositif de prescription sociale [14]. Cette dimension explique également pourquoi un simple conseil donné rapidement en consultation ne peut être assimilé aux dispositifs complets évalués dans certaines études.
|
Quelques éléments clefs permettent de structurer une prescription sociale :
|
La prescription sociale est-elle économiquement rentable ?
La rentabilité économique de la prescription sociale est l’une des questions les moins bien documentées. Une revue systématique publiée en janvier 2026 [15] n’a identifié que 18 études comportant une évaluation économique, dont seulement 5 essais randomisés. Les méthodes, les populations et les interventions étaient très hétérogènes.
Les analyses de « retour social sur investissement » (Social Return on Investment) ont parfois des retours positifs, notamment pour les interventions ciblant la santé mentale ou la solitude. Mais les analyses conventionnelles de coût-efficacité, coût-utilité ou coût-bénéfice sont rares. Les auteurs concluent que les preuves économiques restent trop fragiles pour guider avec certitude les décisions de financement.
Le Conseil scientifique du CNGE parvient à la même conclusion [2] : les données médico-économiques ne permettent pas aujourd’hui d’établir l’efficience des dispositifs. Cette question est pourtant déterminante. Développer la prescription sociale nécessiterait de financer les professionnels de liaison, mais également de préserver les associations et structures communautaires auxquelles sont adressés les patients. Une augmentation massive des orientations de patients sans financement du secteur associatif pourrait transférer la charge du système de soins vers des structures déjà fragiles.
Par ailleurs, l’un des objectifs parfois associés à la prescription sociale est la diminution du recours aux consultations médicales ou hospitalières. Quelques études ont effectivement observé une diminution du nombre de consultations ou du recours aux soins secondaires. D’autres n’ont constaté aucune différence significative. Dans son avis, le CNGE conclut que les données restent contradictoires [2].
Le pharmacien a également une place dans la prescription sociale
La prescription sociale est souvent abordée sous l’angle de la médecine générale, mais le pharmacien d’officine peut également jouer un rôle de repérage. Il voit fréquemment des patients atteints de maladies chroniques, des personnes âgées isolées et des aidants. Les échanges répétés autour de l’observance, du sommeil, de l’anxiété, de la nutrition ou de la mobilité peuvent révéler des déterminants sociaux qui ne sont pas spontanément exprimés en consultation médicale. Dans un système structuré, le pharmacien pourrait donc identifier un besoin, proposer une orientation ou adresser vers le professionnel de liaison territorial.
L’intérêt principal de la prescription médicale réside peut-être moins dans la possibilité de « prescrire » le recours à une ressource externe que dans la création d’un lien organisé entre soins primaires, secteur social et ressources communautaires. L’expérience britannique montre qu’un tel modèle peut être intégré à grande échelle dans les soins de première ligne. Les travaux disponibles suggèrent des effets favorables sur le bien-être, l’anxiété, la solitude et l’expérience des soins, mais ils ne permettent pas encore d’affirmer que la prescription sociale améliore durablement l’état de santé ou réduit les coûts.
Pour la France, l’enjeu est donc double : structurer sans médicaliser les ressources sociales et communautaires, et développer simultanément une évaluation scientifique suffisamment rigoureuse pour déterminer quels patients bénéficient réellement de quelles interventions, dans quelles conditions et à quel coût.
Le CNGE appelle au développement d’essais contrôlés randomisés pragmatiques, d’études mixtes et d’analyses médico-économiques permettant d’évaluer l’efficience et la soutenabilité des dispositifs.
[1] A toolkit on how to implement social prescribing (World Health Organization Regional Office for the Western Pacific, 2022)
[2] La prescription sociale : quels impacts sur la santé ? (Conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants [CNGE], 16 septembre 2026)
[3] Drinkwater C, Wildman J, Moffatt S. Social prescribing. BMJ, 2019;364. doi:10.1136/bmj.l1285
[4] Social prescribing and community-based support: summary guide. NHS England, 2019
[5] Bu F, Burton A, Launders N et al. National roll-out of social prescribing in England's primary care system: a longitudinal observational study using Clinical Practice Research Datalink data. Lancet Public Health, 2025;10(11). doi:10.1016/S2468-2667(25)00217-8
[6] Guidance to support implementation of Personalised Care service requirements. NHS England, 2023
[7] Rapport final des travaux du groupe national sur la prescription sociale (mai 2025-mars 2026) (Direction générale de la Santé, ministère chargé de la santé, 2026)
[8] Santé mentale : connaissez-vous la prescription sociale ? (Ministère de la Santé, mars 2026)
[9] Bu F, Hayes D, Munford L & Fancourt D. The impact of social prescribing on well-being outcomes in a nationwide analysis. Nat Health, 2026;1(7):737-744. doi:10.1038/s44360-026-00099-w
[10] Bickerdike L, Booth A, Wilson PM et al. Social prescribing: less rhetoric and more reality. A systematic review of the evidence. BMJ Open, 2017;7:e013384. doi:10.1136/bmjopen-2016-013384
[11] Wang Y, Xu Y, Gao L & Bai X. Impact of social prescribing on quality of life and loneliness in geriatric populations: a comprehensive meta-analysis of RCTs with implications for nursing practice. Geriatr Nurs., 2026;71:104098. doi:10.1016/j.gerinurse.2026.104098
[12] Dingle GA, Sharman LS, Hayes S et al. A controlled evaluation of social prescribing on loneliness for adults in Queensland: 8-week outcomes. Front Psychol., 2024;15:1359855. doi:10.3389/fpsyg.2024.1359855
[13] Handayani NH, Wanat M & Tierney S. Experiences of social prescribing in the UK: a qualitative systematic review. Br J Gen Pract., 2025;75(752). doi:10.3399/BJGP.2025.0179
[14] Cooper M, Avery L, Scott J et al. Effectiveness and active ingredients of social prescribing interventions targeting mental health: a systematic review. BMJ Open, 2022;12:e060214. doi: 10.1136/bmjopen-2021-060214
[15] Lynch M, Keating AJ, Morrow E & Spencer LH. The health economics of social prescribing: systematic review of the international evidence. Front Public Health, 2026;14:1753435. doi:10.3389/fpubh.2026.1753435
14 minutes
Ajouter un commentaire


Commentaires
Cliquez ici pour revenir à l'accueil.