Un cancer du sein reconnu comme maladie professionnelle chez une hôtesse de l’air

Pour la première fois, un cancer du sein survenu chez une hôtesse de l’air a été reconnu officiellement comme maladie professionnelle. Une décision de justice qui devrait bénéficier à d’autres femmes du personnel navigant.

1
2
3
4
5
(aucun avis, cliquez pour noter)
Les hôtesses de l'air sont plus exposées au travail de nuit et aux rayonnements ionisants.

Les hôtesses de l'air sont plus exposées au travail de nuit et aux rayonnements ionisants. Svitlana Hulko / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Début juillet 2026, le pôle social du tribunal judiciaire de Bayonne a estimé que le cancer du sein de Sophie Lainault, une hôtesse de l’air d’Air France, était bien lié à son métier. C’est la première fois qu’un cancer du sein est considéré comme maladie professionnelle dans le secteur aérien.

Précédemment, « deux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles avaient pourtant estimé que le lien entre son cancer et son métier n’était pas établi », précise un article du Tribunal du Net [1].

Entre 1989 et 2019, Sophie Lainault a effectué plus de 12 600 heures de vol, dont plus de 6 500 de nuit sur des vols long-courriers, comme hôtesse de l’air puis chef de cabine.

Comme le détaille Le Monde [2], « le tribunal a souligné le rôle du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants et au tabagisme passif de l’hôtesse de l’air – fumer était autorisé dans les avions Air France jusqu’en 2000 – et noté qu’il n’existait pas d’autre facteur génétique ou lié à l’hygiène de vie pouvant expliquer ce cancer ».

« Une décision de justice qui ouvre la voie à d’autres femmes du personnel navigant »

Il s’agit là d’une véritable victoire judiciaire qui « ouvre la voie à d’autres femmes qui n’auraient pas osé jusque-là », se félicite l’hôtesse de l’air [1].

Pour elle, cette reconnaissance, qui lui permettra de prendre une retraite anticipée, a cependant été l’aboutissement d’un réel combat mené pendant deux ans et demi. La difficulté « c’est que le cancer du sein ne figure toujours pas dans les tableaux officiels des maladies professionnelles en France. Concrètement, cela transforme chaque demande de reconnaissance en véritable parcours du combattant pour les malades qui osent l’engager », développe Le Tribunal du Net.

Ajoutant que « l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire] doit publier à l’automne 2027 les résultats de son expertise sur ce lien avec le travail de nuit et les rayonnements ».

Sources

Commentaires

Ajouter un commentaire
En cliquant sur "Ajouter un commentaire", vous confirmez être âgé(e) d'au moins 16 ans et avoir lu et accepté les règles et conditions d'utilisation de l'espace participatif "Commentaires" . Nous vous invitons à signaler tout effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament en le déclarant en ligne.
Pour recevoir gratuitement toute l’actualité par mail Je m'abonne !