Recommandations

Se protéger des maladies à transmission vectorielle dans le respect de la santé humaine et de l’environnement

Quelle protection personnelle antivectorielle pour se protéger des moustiques tigres ou des tiques, espèces envahissantes, source de nombreuses nuisances et vecteurs potentiels de maladies ? Zoom sur les dernières recommandations du Haut Conseil de la santé publique.

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Médecins et pharmaciens en première ligne pour proposer des mesures antivectorielles adaptées.

Médecins et pharmaciens en première ligne pour proposer des mesures antivectorielles adaptées.Hit Stop Media / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Résumé

Le Haut Conseil de la santé publique vient de publier des recommandations relatives à la « protection personnelle antivectorielle ». Le choix dépend du risque de maladie à transmission vectorielle, de l’efficacité attendue, de la personne à protéger, de la balance bénéfice/risque…

Il est recommandé :

  • de privilégier les mesures de protection physique (vêtements longs et couvrants, moustiquaire, climatisation et brasseurs d'air…) ;
  • de n'utiliser que les répulsifs disposant d’une autorisation de mise sur le marché : DEET, IR3535 et KBR3023 (ICARIDINE) ;
  • d'utiliser les moustiquaires de tête, d'ouverture, de lits, non imprégnées ;
  • de réserver les moustiquaires de lit imprégnées de pyréthrinoïdes à longue durée d’action (MILD) aux voyageurs et résidents en zone de transmission du paludisme ;

Les méthodes d’appoint ne sont pas recommandées : huile d’eucalyptus citronné, bracelets antimoustiques, huiles essentielles, serpentins fumigènes, diffuseurs électriques d’insecticide…

La lutte physique contre les gîtes larvaires (vider, combler, rendre étanche) permet de limiter les densités de moustiques dans l’environnement.

Ces différents moyens de prévention doivent être associés, aucun n’est efficace à 100 %.

L'année 2025 a marqué un tournant dans l’invasion de la France hexagonale par les moustiques et les tiques et la progression géographique des maladies vectorielles. Face à ces nouveaux risques liés au réchauffement climatique et à la mondialisation des échanges, la maîtrise des mesures de protection ne relève plus des seuls spécialistes en médecine tropicale. Elle constitue désormais une compétence de première ligne pour délivrer des conseils de lutte antivectorielle rigoureux, adaptés et respectueux de la santé humaine comme de l'environnement. C'est précisément l'objet des nouvelles recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), récemment publiées [1].

La « protection personnelle antivectorielle » (PPAV) désigne l'ensemble des mesures de prévention primaire visant à éviter la transmission d'un agent pathogène (virus, bactéries, parasites) par la piqûre d'un arthropode vecteur : insectes (moustiques, phlébotomes, glossines, puces, poux…) ou acariens dont les tiques (cf. Encadrés 1 et 2).

Le choix d’une mesure de PPAV dépend du risque vectoriel et de son impact sur la santé, de l'efficacité attendue, du profil de la personne à protéger (âge, grossesse, pathologie sous-jacente), de la balance bénéfice/risque et du comportement du vecteur (actif le jour ou la nuit, piquant à l'intérieur ou à l'extérieur de l'habitat).

Tour d'horizon des mesures recommandées, des plus simples aux plus ciblées (*, **).

* Cet article ne détaille pas les recommandations spécifiques aux populations particulières (enfants, femmes enceintes, personnes asthmatiques, atteintes de pathologies dermatologiques ou pulmonaires chroniques), qui font l'objet de développements spécifiques dans le rapport source.

** L’avis a été rédigé par un groupe d’experts pluridisciplinaire issus de la commission spécialisée Maladies Infectieuses et Maladies émergentes du HCSP et de personnalités extérieures et validé par la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et maladies émergentes » et publié le 12 juin 2026.

Protection mécanique : les vêtements couvrants

La protection mécanique en zone tropicale et en zone tempérée repose sur :

  • le port de vêtements couvrants (manches longues, pantalon à rentrer dans les chaussettes et chaussures fermées), car ils confèrent une barrière physique efficace contre les arthropodes avec des pièces buccales piqueuses courtes (culicoïdes, phlébotomes, puces, poux, tiques) ;
  • le port d’un chapeau (particulièrement chez l’enfant) pour éviter les piqûres de tiques sur le cuir chevelu ;
  • le choix de vêtements amples et de couleur claire, car les vêtements serrés facilitent les piqûres de certains insectes aux pièces piqueuses longues (moustiques et glossines), et ces vecteurs sont davantage attirés par les couleurs foncées. Les vêtements clairs permettent également de repérer plus facilement les tiques.

Protection chimique : s’y retrouver parmi les différents biocides

La mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides (cf. Encadré 1) sont très encadrées au niveau communautaire par le règlement européen (UE) n°528/2012. En France, l’autorisation de mise sur le marché (AMM) des biocides est délivrée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Parmi les biocides avec une AMM, on distingue les répulsifs cutanés et les produits qui ne sont pas destinés à être appliqués sur la peau : insecticides pour imprégnation vestimentaire ou moustiquaires notamment.

Répulsifs cutanés synthétiques : trois molécules autorisées

En complément des vêtements couvrants, un répulsif cutané (répulsif de contact) peut être utilisé et appliqué sur les parties découvertes du corps. Ces substances (insectifuge ou « repellent ») perturbent le repérage de l'arthropode et le dévient de son hôte.

Ils sont recommandés en tout lieu, en cas de risque élevé de transmission d'arbovirus, ou en cas de nuisance importante associée aux arthropodes.

Trois substances actives ont été approuvées par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et ont une AMM en France :

  • le DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide) ;
  • l'IR3535 (N-acétyl-N-butyl-ß-alaninate d'éthyle) ;
  • le KBR3023 (icaridine).

La lotion doit être privilégiée pour une meilleure application sur les parties découvertes du corps (mains, avant-bras, jambes, tête) (cf. Encadré 3).

Répulsifs dits « naturels »

Parmi les répulsifs dits « naturels », ne sont pas recommandés :

  • les huiles essentielles car trop volatiles, potentiellement carcinogènes, photosensibilisantes ou allergisantes. En l’état actuel, aucune recommandation d’usage ne peut être formulée. Par ailleurs, elles sont déconseillées aux enfants et aux femmes enceintes ;
  • certains produits biocides contenant des associations de plusieurs substances actives comme les répulsifs qui associent le géraniol ou l’huile d’eucalyptus citronné avec le DEET, l’IR3535 ou le KBR3023 ;
  • l’huile d’eucalyptus citronné (HEC) hydratée cyclisée – à ne pas confondre avec l'huile essentielle d'eucalyptus – est extraite des feuilles de l’eucalyptus citronné, puis a subi des modifications chimiques (hydratation et cyclisation) afin d’augmenter son principe actif à effet répulsif : le para-menthane-diol (PMD). Au niveau européen, l’évaluation du PMD a été suspendue et celle du HEC est en cours. Ainsi comme le précisent les auteurs de la recommandation : aucun produit répulsif à base d’HEC ne dispose d’une AMM en France selon le règlement européen sur les biocides, et par conséquent : « en l’état, aucune recommandation d’usage ne peut être formulée pour ces deux produits ».

Moustiquaires : le bon choix selon le contexte

Moustiquaires de tête

En zone de forte abondance d’insectes (moustiques, culicoïdes, phlébotomes), le port d’une moustiquaire de tête est recommandé comme un moyen complémentaire de protection contre les piqûres.

Moustiquaires aux ouvertures

En France hexagonale, comme en zone tropicale, il est recommandé d'équiper les fenêtres et les portes de moustiquaires pour se protéger des piqûres d'Aedes albopictus (moustique tigre) et de Culex spp. à l'intérieur des habitations, des locaux professionnels et des établissements de soins.

Moustiquaires de lit non imprégnées

En période épidémique d'arboviroses (dengue, chikungunya, Zika), il est fortement recommandé d'utiliser des moustiquaires de lit, à l'hôpital comme à domicile, pour protéger les personnes alitées et les patients les plus fragiles (immunodéprimés, transplantés, femmes enceintes, nouveau-nés). Cette mesure s'applique également aux personnes en phase virémique, afin d'éviter la transmission du virus aux personnes de l'entourage ou aux autres patients hospitalisés.

Pour les jeunes enfants avant l'âge de la marche et pendant la sieste, il est recommandé d'utiliser des moustiquaires de poussette, de berceau ou de lit en zone d'endémie ou en période épidémique.

Pyréthrinoïdes et le cas particulier des moustiquaires imprégnées

Les pyréthrinoïdes, analogues synthétiques des pyréthrines (perméthrine), sont des substances naturelles extraites de certains chrysanthèmes. Leur toxicité a été documentée chez l’humain (risque de certains cancers et de troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant).

Il est désormais recommandé :

  • de ne plus utiliser la perméthrine pour l’imprégnation vestimentaire (imprégnation manuelle/spray ou industrielle) du fait d’une balance bénéfice / risque défavorable [2] ;
  • de ne pas utiliser les moustiquaires imprégnées de perméthrine (par mesure de précaution) [2] chez les personnes asthmatiques et en présence de femmes enceintes et d’enfants de moins de 3 ans sauf dans les zones impaludées ;
  • d’utiliser des moustiquaires de lit imprégnées de pyréthrinoïdes à longue durée d’action (MILD) pour les voyageurs et les résidents en zone de transmission du paludisme. Pour les expatriés en zone d'endémie palustre, des moustiquaires imprégnées, labellisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sont généralement recommandées ; les moustiquaires imprégnées sont également fortement recommandées pour la prévention des piqûres de phlébotomes, notamment lorsque les moustiquaires à mailles très fines sont mal tolérées en zone tropicale.

Précautions d'usage : bien fixer la moustiquaire autour du lit pour éviter tout contact cutané ou mise à la bouche chez le nourrisson et limiter le lavage à 5 fois par an, pour ne pas contaminer le milieu aquatique via les eaux de lavage.

Autres dispositifs : ce qui est utile… ou pas

En complément des répulsifs cutanés et des moustiquaires, d'autres dispositifs peuvent contribuer à réduire l'exposition aux piqûres de moustiques, à condition de les utiliser de manière adaptée et en connaissant leurs limites.

Climatisation et ventilateur

La climatisation réduit la température ambiante, ce qui diminue l'activité des moustiques, et maintient portes et fenêtres fermées. Les ventilateurs perturbent le vol des insectes et leur repérage sans les tuer. Ces deux dispositifs, dont l’efficacité reste limitée, sont recommandés en complément des moustiquaires, et non en remplacement.

Diffuseurs électriques d'insecticides

Le diffuseur chauffe une plaquette ou un liquide, libérant une substance active dans l’air. La substance active est le plus souvent un pyréthrinoïde. L’utilisation des diffuseurs électriques d'insecticides n'est recommandée qu'en complément d'autres mesures pendant les périodes où une transmission vectorielle est avérée et uniquement si le dispositif dispose d'une AMM en France. Les moustiquaires (aux fenêtres ou de lit) doivent être privilégiées.

Compte tenu de la présence de pyréthrinoïdes, il est fortement recommandé de ne pas exposer les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les personnes asthmatiques à ces dispositifs.

Pour les produits disposant d’une AMM, plusieurs conditions générales d’utilisation sont précisées et doivent être respectées : employer dans des locaux aérés, limiter le temps d’utilisation dans la journée, éviter le contact avec des animaux domestiques, ne pas appliquer dans les cuisines, éliminer le produit restant, son emballage et tout autre déchet dans un circuit de collecte approprié…

Aérosols insecticides (bombes insecticides)

Compte tenu de leur faible efficacité à titre préventif et des conditions d’usage des AMM délivrées en France (limitées à leur pulvérisation directe sur l’insecte), les aérosols insecticides ne sont pas recommandés.

Les méthodes d'appoint : à déconseiller

Bracelets, huiles essentielles, ultrasons, bougies, homéopathie : les patients posent souvent la question en consultation. La réponse des recommandations est claire et sans ambiguïté.

Chez la personne

  • Bracelets répulsifs : non recommandés, ni contre les nuisances, ni pour la PPAV (toxicité potentielle, absence d'évaluation d'efficacité) ;
  • Ail et vitamine B1 par ingestion : aucun effet répulsif démontré vis-à-vis des arthropodes ;
  • Homéopathie : aucune étude scientifique n'en démontre l'efficacité contre les piqûres d'insectes ; non recommandée.

Dans la maison

  • Répulsifs à ultrasons : non recommandés (inefficacité démontrée) ;
  • Bougies parfumées à la citronnelle : effet limité, non recommandées ;
  • Raquettes électriques : moyen d'appoint, sans efficacité prouvée par des études scientifiques.
En conclusion : associer plusieurs mesures pour une meilleure protection

La PPAV repose sur trois piliers complémentaires : vêtements couvrants, répulsifs homologués, moustiquaires. Aucune de ces mesures de PPAV n’est efficace à 100 %. Il est nécessaire de les associer pour assurer une bonne protection.

La lutte physique contre les gîtes larvaires (vider, combler, rendre étanche) est fortement recommandée pour diminuer les densités de moustiques dans l’environnement.

Pour réduire la prolifération des tiques autour de l’habitat, il est également recommandé de limiter la végétation (éviter les herbes hautes, broussailles, feuilles mortes), de garder à distance la faune sauvage et domestique, de freiner l’expansion des petits mammifères, hôtes des stases immatures (larves et nymphes).

Par ailleurs, toutes ces mesures restent complémentaires des autres mesures de prévention : chimioprophylaxie antipaludique, vaccination contre la fièvre jaune, l’encéphalite japonaise, l’encéphalite à tique, la dengue, ou le chikungunya (cf. [3] et notre article du 9 juillet 2026).

Encadré 1 - Protection personnelle antivectorielle (PPAV) - définitions [1]

Maladies vectorielles

Une maladie vectorielle résulte de la transmission d’un agent pathogène par la piqûre d’un arthropode vecteur :

  • virus : dengue, chikungunya, virus du Nil occidental…
  • parasites : paludisme, maladie de Chagas…
  • bactéries : borréliose de Lyme, rickettsioses, peste…

Ces maladies, en expansion à travers le monde, exposent 80 % de la population mondiale à ce risque. Elles comptent pour 17 % des maladies infectieuses et causent plus de 700 000 décès par an.

Vecteurs

Les arthropodes (insectes et acariens) hématophages assurent la transmission active d’un agent pathogène (virus, bactérie, parasite) d’un vertébré à un autre vertébré. Au niveau mondial, les arthropodes les plus susceptibles de propager des maladies vectorielles sont les moustiques et les tiques.

On distingue :

Les insectes

  • Moustiques :
    • Anophèles (→ paludisme, filariose),
    • Aedes (→ dengue, chikungunya, Zika, fièvre jaune…),
    • Culex spp. (→ virus du Nil occidental en Europe…) ;
  • Culicoïdes : petit moucheron piqueur (médecine vétérinaire) → fièvre d’Oropouche ;
  • Phlébotomes (petit insecte piqueur) → leishmaniose ;
  • Glossine (mouche tsé-tsé) → trypanosomiase (maladie du sommeil) ;
  • Simulie → onchocercose ;
  • Tabanidé → filaires cutanées ;
  • Réduve → maladie de Chagas ;
  • Puces → peste…
  • Poux → typhus…

Les arachnides

  • Acariens dont les Tiques → maladie de Lyme, encéphalite à tique, fièvre hémorragique de Crimée-Congo…
  • Araignées.

Pour repérer leurs hôtes, les arthropodes utilisent différents signaux sensoriels : le CO2 expiré, des molécules odorantes volatiles provenant du microbiote cutané, des signaux visuels (couleurs), la chaleur corporelle et l’humidité. Pour cela, les arthropodes possèdent différents organes sensoriels associés à leur système nerveux : des soies ou sensibles pour les moustiques et l’organe de Haller pour les tiques (cf. notre article du 28 juillet 2026).

Biocides

Ensemble de produits (substance active, excipients et contenant) destinés à tuer, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles, à en prévenir l’action ou à les combattre, par une action chimique ou biologique.

 

Encadré 2 - Principaux vecteurs et maladies vectorielles associées en France [1]

Les moustiques

Moustique tigre (Aedes albopictus)

  • saison d'activité : de mai à novembre ;
  • responsable du Chikungunya, de la Dengue, du Zika ;
  • implantation dans 83 des 96 départements métropolitains.

Moustique culex (moustique commun)

  • saison d'activité : de mai à octobre ;
  • responsable de l’infection à virus West Nile (WNV) - virus du Nil occidental ;
  • implantation sur l’ensemble du territoire.

Les territoires d'outre-mer, La Réunion, Mayotte, les Antilles et la Guyane sont exposés toute l'année à ces arboviroses (virus transmis : arbovirus [arthropod-borne virus, en anglais]).

Les tiques

  • saison d’activité : de mars à novembre en France ;
  • espèces :
    • Borrelia Burgdorferi responsable de la maladie de Lyme,
    • Ixodes Ricinus responsable de l’encéphalite virale à tique [TBE],
    • Hyalomma responsable de la fièvre de Crimée-Congo ;
  • implantation : ensemble du territoire (en particulier le Grand Est, l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, la Nouvelle-Aquitaine et l'Île-de-France).

En France, les principales maladies à transmission vectorielle sont : la maladie de Lyme, la TBE, la dengue, le chikungunya et le WNV.

Comme le montre le bilan de Santé publique France (SPF) en 2025 [4, 5], les maladies vectorielles transmises ne concernent plus seulement les voyageurs, mais aussi les résidents en France hexagonale :

  • 809 cas autochtones de chikungunya ;
  • 30 cas autochtones de dengue ;
  • 62 cas humains autochtones d’infection par le VWN ;
  • 98 cas de TBE (augmentation de 53 % par rapport à 2024) ;

Selon SPF, environ 40 000 cas par an de borréliose de Lyme sont diagnostiqués en médecine générale par an en France.

De plus, des régions jusqu'alors épargnées ont signalé, pour la première fois, des cas autochtones de chikungunya (Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine) et d’infection VWN (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Normandie).

L’annexe 3 (p. 118) présente un tableau détaillé des principaux vecteurs et maladies humaines associées.

 

Encadré 3 - Points clés d'utilisation d’un biocide [1]
  • Choisir un répulsif cutané ayant une AMM (DEET, IR3535, icaridine) ; la substance active doit être mentionnée, ainsi que sa concentration, et son numéro d'autorisation biocide ;
  • Privilégier la lotion ;
  • Ne pas appliquer simultanément un répulsif cutané et une protection solaire : la protection solaire doit être appliquée en premier, au moins 20 minutes avant le répulsif ;
  • Un spray ne doit pas être vaporisé directement sur le visage, mais dans les mains, puis étalé en évitant la bouche et les yeux ;
  • Bien lire la notice/emballage et respecter les classes d’âge, les doses et le nombre d'applications par jour ;
  • Voyager avec des produits achetés en France pour les séjours dans des pays ne disposant pas d'une réglementation équivalente à celle en vigueur en Europe.

L’annexe 5 (p. 123) présente les recommandations d’usage des répulsifs cutanés en précisant le pourcentage de principe actif, l’arthropode cible, les modalités d’applications selon les classes d’âge.

L’annexe 6 (p. 127) précise les facteurs à prendre en compte (facteur lié au produit, à la personne et au risque théorique) pour apprécier la recommandation d’usage du répulsif insectifuge.

Une synthèse des recommandations est proposée en fonction du risque de maladie vectorielle (cf. Tableau 1 [p. 22]).

 

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