#Santé publique

[PODCAST] Prévention des IST en population jeune : des leviers à activer

Alors que les chiffres indiquent une recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les moins de 25 ans, les actions et les mesures de prévention ciblant cette population de jeunes adultes sont freinées par une mésinformation en matière de santé sexuelle.

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Interview du docteur Samuel Etien, médecin généraliste.

Interview du docteur Samuel Etien, médecin généraliste.KatarzynaBialasiewicz / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Résumé

Le nombre de cas de séropositivité au VIH et d'infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes découverts chez les moins de 25 ans est en augmentation. Si cette recrudescence peut s'expliquer par une progression de la démarche de dépistage, elle traduit aussi une augmentation des comportements à risque au sein de cette population jeune, amplifiée par une mésinformation voire une désinformation et par une méconnaissance des moyens de prévention et des modes de contamination. L'usage irrégulier du préservatif dans cette tranche d'âge est un des exemples illustrant le mieux ce phénomène, alors que paradoxalement le remboursement de ces dispositifs est censé permettre d'en améliorer l'accès. Les inégalités sociales et géographiques et les discriminations sexuelles constituent un autre frein au déploiement des dispositifs de prévention tels que la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Pour Samuel ETIEN, médecin généraliste intervenant à l’espace Santé Jeunes de l'hôpital Hôtel Dieu à Paris, un soutien plus marqué aux professionnels de santé en contact avec cette population de jeunes adultes est nécessaire pour promouvoir efficacement la prévention des IST et plus généralement, pour accompagner la santé sexuelle.

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TRANSCRIPTION

VIDAL News. Parole d'experts. David Paitraud reçoit le Dr Samuel Etien, médecin généraliste, intervenant à l’Espace Santé Jeunes de l'hôpital Hôtel-Dieu à Paris.

L'association HF Prévention Santé a récemment alerté sur l'augmentation des infections sexuellement transmissibles, dont l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Une situation d'autant plus préoccupante en population adolescente et des jeunes adultes. Les comportements sexuels dans cette population font d'ailleurs l'objet d'un focus dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 25 novembre 2025 [1]. Ces chiffres interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour accompagner la santé sexuelle des jeunes français. 

David Paitraud. Comment expliquer la recrudescence des IST chez les jeunes ?

Dr Samuel Etien. La recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les jeunes rencontrés en consultation à l'Espace Santé Jeunes de l'hôpital Hôtel-Dieu provient de plusieurs facteurs. Il y a une méconnaissance concernant tout le champ de la santé sexuelle chez les jeunes.

Idées fausses

Malgré les outils qui sont disponibles aujourd'hui, il persiste des idées fausses : par exemple, les fellations ne transmettent pas d'IST ; les IST sont des maladies qui se voient de l'extérieur, donc on n'a pas besoin forcément de faire de tests quand on est asymptomatique, ce genre d'idées.

Les jeunes sous-estiment régulièrement leur risque d'attraper des IST. Ce n'est pas vraiment un sujet pour beaucoup d'entre eux, alors que lorsque l'on pose des questions sur leurs pratiques sexuelles, on les identifie comme plutôt à risque, nous, de notre côté professionnel.

Méconnaissance du dépistage

Et évidemment, il y a une méconnaissance des lieux, des endroits où se faire dépister aujourd'hui. Ce qui conduit à une hausse des IST, notamment bactériennes, chez les moins de 30 ans.

Recul de l'usage du préservatif

On remarque aussi en consultation un recul de l'usage du préservatif. L'enquête EnCLASS [2], auprès de jeunes adolescents, a montré une baisse de l'usage du préservatif au fil des années. En interrogeant les garçons et les filles, on n'est quasiment plus qu'à 50-60 % d'utilisation du préservatif dans les rapports sexuels, en tout cas chez les 15-18 ans.

Il y a toutes les critiques de la population jeune sur l'usage du préservatif : banalisation du risque, l'idée qu'on va rechercher un meilleur plaisir sexuel sans préservatif, une idée qui n'est pas forcément vérifiée.

Pratiques sexuelles

On relève dans les pratiques sexuelles une multiplication des partenaires et des pratiques qui se diversifient. Sous l'influence, parfois, des applications de rencontres qui peuvent augmenter les risques liés à la sexualité, et l'influence des pratiques pornographiques où le préservatif est généralement absent de ces films-là. On constate aussi que les consommations d'alcool et les substances psychoactives peuvent entraîner une baisse des pratiques de prévention pendant les rapports sexuels.

Discrimination

On observe, particulièrement à l'Espace Santé Jeunes de l'Hôtel-Dieu, le poids des inégalités sociales et des discriminations qui peuvent exister pour les publics précaires, migrants, LGBTQIA+, ou les publics en rupture sociale, qui vont consulter plus tardivement, souvent par peur du jugement. Près de la moitié des jeunes LGBTQIA+ précaires renoncent aux soins par crainte de discrimination, et des discriminations qui sont toujours présentes dans le milieu du soin.

Et pour terminer sur ce point-là, le numérique est un facteur à prendre en compte chez les jeunes, car il expose à des scènes parfois de violences sexuelles, de pornographie, de scripts sexuels irréalistes qui peuvent influencer les comportements ensuite.

Quels chiffres pour illustrer cette dégradation de la santé sexuelle chez les jeunes en termes d'IST ?

Un chiffre assez marquant : sur 5 100 nouvelles découvertes de séropositivité VIH en 2024, 17 % de ces personnes séropositives avaient moins de 25 ans. C'est un chiffre en progression, puisque dans les dernières enquêtes, on était plutôt autour de 12-15 %. On sait que ces diagnostics VIH sont souvent posés tardivement.

Première IST : chlamydia

Au niveau des chiffres, on note une progression assez nette de toutes les IST bactériennes pour toutes les classes d'âge, mais les jeunes sont particulièrement concernés par ces IST-là. En premier lieu, la première IST bactérienne est l'infection par le chlamydia. Dans les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGiDD), en 2023, il y a eu 19 000 diagnostics et l'âge médian de diagnostic était de 24 ans : 21 pour les femmes cisgenres et 26 pour les hommes cisgenres.

Gonorrhée et syphilis

On constate aussi une progression de la gonorrhée et de la syphilis. Les taux d'incidence des gonococcies ont augmenté de 91 % entre 2020 et 2022. La syphilis, elle, connaît une augmentation de 110 %. Ce sont des chiffres assez spectaculaires. Gonorrhées et syphilis sont des IST qui concernent particulièrement les hommes, et notamment, les hommes qui ont des relations sexuelles entre hommes. Malgré les risques d'IST et de contamination, on constate que les couvertures vaccinales chez les jeunes sont quand même assez faibles. Chez les moins de 30 ans, dans l'enquête Contexte des sexualités en France de 2023 [3], la couverture vaccinale contre les papillomavirus pour les moins de 30 ans est de 51 % pour les femmes et 20 % pour les hommes. On aurait des objectifs à horizon 2030 d'une couverture, je crois, à 80 %. Donc, on en est très, très loin.

Hépatite B

Et plus étonnant, puisque c'est une vaccination obligatoire depuis 2018, actuellement, pour les 15-29 ans, vous n'avez que 63 % des femmes et 52 % des hommes qui déclarent être sûrs d'être vaccinés contre l'hépatite B [3].

Donc, on reste dans des couvertures vaccinales, dans une prévention, une protection contre les IST assez faibles, avec des outils qui sont pourtant accessibles gratuitement, à tout le monde. Effectivement, ces chiffres-là illustrent une situation un petit peu inquiétante.

Pourquoi un tel paradoxe ?

Oui, mais Samuel Etien, on a l'impression quand même qu'on vit un paradoxe, parce que l'accès aux préservatifs, par exemple, a été renforcé avec une prise en charge de ces dispositifs médicaux. Les propositions de tests de dépistage se sont également diversifiées. Et puis, en parallèle, on note ce recul de l'usage des préservatifs et, plus particulièrement pour le VIH, des diagnostics qui sont posés tardivement dans 43 % des cas. On devrait pourtant constater une amélioration en termes de contamination par IST.

Augmentation des tests

C'est un paradoxe qui existe et intéressant à étudier. Tout d'abord, on peut penser qu'une augmentation des tests et de l'accès aux tests accroît les diagnostics qui auraient pu passer inaperçus auparavant. Aujourd'hui, il y a des campagnes de dépistage vraiment élargies avec les usages de tests rapides à orientation diagnostique, les TROD. C'est un élément plutôt positif, il ne faut pas forcément voir de manière totalement négative l'augmentation des diagnostics d'IST puisqu'on peut être sur simplement un effet de l'augmentation des tests, notamment pour les IST asymptomatiques.

Préservatif gratuit en pharmacie

Mais on remarque quand même dans les enquêtes, cf. EnCLASS [2] par exemple, qu'il y a aujourd'hui un usage irrégulier du préservatif chez les jeunes, alors que le préservatif est gratuit en pharmacie depuis 2023.

Les mesures de gratuité des préservatifs sont certes une avancée, mais en pratique ce n'est pas si simple. Vous voyez un jeune qui va chercher sa boîte de préservatifs dans son village, dans la pharmacie, avec le pharmacien qui connaît ses parents, ses grands-parents, et qui est à côté de sa voisine, et qui demande une boîte de capote. Ce n'est pas réalisable.

Éducation sexuelle au collège

Le nouveau programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est récent. Il date de la rentrée de septembre 2025. 

Les séances d'éducation à la vie affective et sexuelle et relationnelle sont obligatoires depuis la loi de 2001, mais n'ont jamais été vraiment appliquées ; il n'y avait jamais vraiment de programme clairement défini. Aujourd'hui, c'est le cas. Mais il faut attendre sa mise en place. 

Qu'en est-il des diagnostics de VIH qui sont posés tardivement dans 43 % des cas ?

Les diagnostics tardifs sont en grande partie liés aux inégalités sociales et aux tabous qui peuvent exister dans certaines parties de la population. Des jeunes qui peuvent ne pas se sentir concernés, ne pas se sentir suffisamment éduqués. Tout cela est lié à l'éducation sexuelle et aux informations. Je dirais même à l'éducation à la santé globale ; les personnes qui sont éloignées du soin ont moins de littératies de santé qui permet d'avoir accès au dépistage et aux consultations médicales. Tout est lié. Il ne faut pas le prendre à part en occultant toutes les inégalités sociales, toutes les conditions sociales qui font que les gens s'éloignent du soin.

Est-ce qu'il y a encore des marges de progression pour le recours à la PrEP, la prophylaxie préexposition, et lesquelles ?

L'usage de la PrEP est peu diffusé pour l'instant. Il y a de grosses marges de progression. On peut noter que la PrEP concerne principalement un public d'hommes ayant des relations sexuelles entre hommes, plutôt éduqués et plutôt dans des paysages urbains qui vont avoir accès à ce médicament-là. Par exemple, en 2024, en France, on a enregistré seulement 100 000 initiations à la PrEP. Elle est efficace à 100 % pour prévenir la contamination par le VIH quand elle est prise correctement.

Élargir le public

Mais on cherche à atteindre un public autre, c'est-à-dire les femmes hétérosexuelles à risque, notamment les femmes originaires d'Afrique subsahariennes migrantes, les jeunes, les personnes vivant en zone rurale, les personnes vivant en situation de précarité qui ont encore trop peu accès à la PrEP, parce que cet outil leur est méconnu.

Il y a souvent une stigmatisation qui peut être liée à la prise de ce médicament, parce que c'est une prise de médicament quotidienne et qui sert à traiter le VIH.

Il y a encore, en dehors des centres de diagnostic, des centres de santé sexuelle, des CeGiDD, etc., un manque, à mon sens, de formation des professionnels de premier recours, et les gens peuvent avoir du mal à s'organiser pour prendre ce médicament-là.

Envisager d'autres traitements que la prise quotidienne

On avance sur la question. Il y a bientôt la mise sur le marché de la PrEP injectable avec le cabotégravir injectable (VOCABRIA) tous les deux mois. On pense à la mise en place de la PrEP injectable tous les six mois avec le lénacapavir (SUNLENCA), qui sont, à mon sens, des médicaments, des solutions pour améliorer l'accès à la PrEP, puisqu'il y aurait une meilleure acceptation du public, avec moins de contraintes sur les prises quotidiennes. Ces méthodes-là ont montré une efficacité très importante pour la prévention de la contamination par le VIH et qui serait idéale pour un public jeune, pas très à l'aise avec la prise d'un traitement quotidien.

Mais, encore une fois, il faudra former les généralistes, les infirmiers, permettre d'avoir accès à ces médicaments-là dans des sites de proximité et intégrer cette offre un petit peu partout. Il reste encore des grands défis pour la PrEP.

D'une manière générale, est-ce que les professionnels de santé, médecins, pharmaciens, sages-femmes notamment, sont soutenus pour sensibiliser aux IST en population jeune ?

Le soutien existe, mais encore insuffisamment de mon point de vue.

Manque de temps en consultation

De mon point de vue de médecin généraliste libéral, on a assez peu de temps de consultation pour aborder ces questions-là. Dans les rythmes de consultation, on n'a parfois pas le temps d'aborder ces questions-là qui nécessitent un long moment de réflexion et de discussion avec les patientes et les patients.

Formation non optimale

Par ailleurs, la formation n'est pas encore optimale pour les professionnels de santé, que ce soit en santé sexuelle ou même en santé de l'adolescence, qui n'est pas en France reconnue comme une spécialité médicale alors qu'elle l'est dans d'autres pays. Il n'y a pas pour l'instant, je pense aux infirmiers, aux pharmaciens, de rémunérations spécifiques pour des ateliers de prévention ou des séances collectives avec les patients pour ces problématiques-là.

Manque de coordination

Et il manque encore, à mon sens, de coordination entre la ville, l'hôpital et les structures scolaires et universitaires pour améliorer ces prises en charge.

Des avancées

Malgré cela, il y a des avancées, c'est une certitude. Le déploiement de mon test IST, la possibilité de se faire tester gratuitement et sans ordonnance pour tous les mois de 26 ans sans avance de frais, le renforcement des services de santé étudiants, la multiplication des TROD en pharmacie et les outils numériques avec mon Espace santé.

Tout passe évidemment par l'information aux personnes concernées. Et cette information-là, pour qu'elle se fasse de manière égalitaire, doit être diffusée à l'école.

Comment les professionnels de santé peuvent se rapprocher de structures comme les vôtres ? D'abord, est-ce qu'il y en a dans toute la France des structures, des Espaces Santé Jeunes ?

Alors, nous à l'hôpital Hôtel-Dieu, on est une structure assez particulière. On porte le nom d'Espace Santé Jeunes sans être vraiment un espace santé jeune. En fait, si vous recherchez un espace santé jeune près de chez vous, vous trouverez plutôt des structures d'accueil et d'orientation sans consultation médicale. Nous, on s'est appelé Espace Santé Jeunes à l'époque où la création des Espaces Santé Jeunes avait lieu dans toute la France. On a voulu être porté par ce mouvement-là. Mais ce qu'on propose à l'Hôtel-Dieu, ce sont des consultations médicales pluriprofessionnelles pour des jeunes en situation particulière.

Maisons des adolescents

Dans le reste du territoire, quand on est confronté à une situation complexe médicalement avec un jeune, entre 13 et 21 ans, on peut les orienter vers le réseau des maisons des adolescents, qui sont des centres pluriprofessionnels qui délivrent des soins aux adolescents à orientation psychologique ou pédopsychiatrique, mais qui peuvent avoir des consultations de médecine générale, et de santé sexuelle évidemment.

Centres de santé sexuelle

Concernant la santé sexuelle, les centres de santé sexuelle et les CeGiDD ont des missions d'accueil des jeunes, et tout ce qui relève de la contraception et de l'IVG. Ces consultations peuvent être anonymes. Elles sont systématiquement gratuites, et on peut également éviter la transmission d'informations sur les espaces santé des parents pour les jeunes qui en auraient besoin. Donc moi, pour la question spécifique de la santé sexuelle, quand il n'y a pas d'autres problématiques de santé, j'aurais tendance à orienter vers les centres de santé sexuelle.

On oriente les patients, mais est-ce que les professionnels de santé de ville peuvent aussi se rapprocher de ces structures, s'ils ont des questions, puisque vous êtes formés dans ces centres-là sur la santé sexuelle ?

Contacter les espaces santé jeunes

Oui, tout à fait. Je peux parler en tout cas pour le centre de santé sexuelle qui est dans mon hôpital à l'Hôtel-Dieu. Il y a normalement des numéros de permanence où des médecins répondent aux confrères libéraux sur des questions liées à des découvertes de séropositivité, des IST. Et il est toujours possible d'envoyer un mail et d'avoir un avis médical. En tout cas, dans notre centre de santé sexuelle, c'est le cas. Et je pense que c'est le cas sur tout le territoire français.

Se former

En revanche, je pense qu'il manque encore de la coordination pour les parcours de diagnostic de VIH, etc. Ils pourront être mis en place à l'avenir. On doit y réfléchir. Mais il y a aujourd'hui des possibilités de communiquer avec les professionnels formés. Ou la possibilité de se former soi-même avec les plateformes de formation en santé sexuelle. Par exemple, formasantesexuelle.fr est une plateforme de formation publique, non financée par les laboratoires, accessible à tout le monde et qui permet d'avoir une formation sur tout le champ de la santé sexuelle, y compris la PrEP.

Interview : David Paitraud, pharmacien

Montage : Robin Benatti & David Paitraud

Remerciements : Dr Samuel Etien, médecin généraliste, intervenant à l’Espace Santé Jeunes de l'hôpital Hôtel-Dieu à Paris

Sources

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