La cryothérapie du corps entier utilise un froid intense et sec pendant quelques minutes.maylat / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
La cryothérapie du corps entier (CCE) consiste à exposer le corps à des températures extrêmes, jusqu’à -170 °C, pendant quelques minutes, afin d’induire des réactions biologiques supposées réduire l’inflammation, soulager la douleur ou améliorer l’humeur. Les séances, réalisées dans des cabines spécialisées, ne suivent aucun protocole standardisé et ne sont soumises qu’à une réglementation minimale lorsqu’elles sont proposées sans visée thérapeutique.
Distincte de la cryothérapie partielle ou du froid localisé, la CCE est aujourd’hui proposée pour de nombreuses maladies chroniques, bien que ses mécanismes restent mal compris et que les données disponibles demeurent hétérogènes. Les études cliniques portant sur la CCE souffrent de sérieux biais méthodologiques et n’apportent pas de preuves d’efficacité solides. Plusieurs effets indésirables ont été signalés, allant des brûlures et troubles cutanés à des accidents plus graves, parfois mortels en cas de fuite d’azote.
Compte tenu de bénéfices modestes et transitoires, de risques insuffisamment évalués et d’un cadre réglementaire insuffisant, la CCE ne peut être recommandée et son usage devrait être limité à la recherche jusqu’à l’obtention de données fiables.
La cryothérapie du corps entier (CCE) est une technique physique passive visant à exposer le corps à des températures extrêmement basses (entre -110 °C et -170 °C, avec un air très sec), pendant quelques minutes. Historiquement destinée aux sportifs de haut niveau pour prévenir les dommages musculaires dus à la pratique et favoriser la récupération musculaire [1], la CCE est aujourd’hui proposée dans la prise en soins de diverses maladies chroniques (voir ci-dessous), pour une éventuelle activité anti-inflammatoire. Elle est également promue pour soulager l’anxiété et la dépression, ou simplement dans un objectif de bien-être.
Quels sont les hypothétiques mécanismes d’action de la CCE ?
La CCE est fondée sur l’idée qu’une exposition brève au froid intense, capable de diminuer de 5 °C la température de la surface du corps, induit une cascade de réponses biologiques : vasoconstriction suivie de vasodilatation, réduction de l’inflammation, modulation des cytokines, effet antalgique, ralentissement de la conduction nerveuse, diminution de l’œdème, amélioration du tonus musculaire ou effets sur l’humeur.
Dans une étude réalisée sur 10 rugbymen de haut niveau exposés au froid dans une chambre cryogénique à -60 °C pendant 30 secondes, puis à -110 °C pendant 2 minutes chaque jour pendant une semaine, Banfi et al. [2] ont observé une diminution du taux de cytokines pro-inflammatoires (IL-2 et IL-8), ainsi qu’une augmentation du taux de cytokines anti-inflammatoires (IL-10). De même, deux travaux [3, 4] ont montré une élévation des taux plasmatiques d’IL-6 et d’IL-10, de lymphocytes et de monocytes après une séance de CCE de 3 minutes par jour, respectivement chez 10 et chez 15 hommes jeunes en bonne santé. En revanche, un essai mené sur 10 femmes exposées de façon répétée au froid (2 minutes, 3 fois par semaine pendant 12 semaines) n’a pas détecté de modifications des concentrations d’IL-6 ou d’IL-8 [5].
Globalement, les données expliquant les mécanismes d’action de la CCE demeurent insuffisantes et hétérogènes. Un éventuel effet réducteur du stress oxydatif, autrefois évoqué, n’a pas été signalé dans les études portant sur la polyarthrite rhumatoïde.
Comment se passe une séance de cryothérapie du corps entier ?
En pratique, la cryothérapie du corps entier consiste à exposer le corps à un froid de plus en plus intense pendant de courtes durées, les sessions étant régulièrement répétées (en général 1 fois par jour pendant 8 à 15 jours). Après (idéalement…) un examen médical initial pour vérifier l’absence de contre-indications (problèmes cardiovasculaires, par exemple), la personne entre dans la chambre ou la cabine, la peau bien séchée et équipée de vêtements de protection (gants, protège-oreilles, masque chirurgical, chaussettes de coton épais, sabots et maillot de bain, sans bijoux ni lentilles de contact). Elle pénètre dans une première
Ces dernières années, les cabines de cryothérapie se sont multipliées en France dans des lieux réservés, des spas, des salles de sport, etc. Aujourd’hui, si un fabricant ou un opérateur destine une cabine de cryothérapie uniquement à des fins non médicales telles que le bien-être, la récupération ou l’entraînement du sportif ou l’esthétique, le produit n’est pas considéré comme un dispositif médical et ne requiert pas de marquage CE au titre du règlement UE 2017/745 (ce qui n’est pas le cas si une visée thérapeutique est recherchée). Dans ce contexte non thérapeutique, aucune réglementation n'oblige les opérateurs à avoir été préalablement formés ou à détenir un diplôme médical, paramédical ou autre. Les séances de CCE ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie, même si certaines mutuelles offrent une prise en charge partielle [6].
Les autres formes de cryothérapie
La CCE se distingue de la cryothérapie partielle (CCP), où seule la partie inférieure du corps est exposée, la tête restant en dehors de la cabine. Elle est également distincte
- des applications de froid localisées destinées à soulager la douleur (poche de glace, spray réfrigérant ou dispositif utilisé après la pose d’une prothèse de genou, par exemple)
; - des «
cryobains » (bains de quelques minutes dans une eau froide) ; - de la cryolipolyse (censée détruire les réserves de graisse)
; - de la cryochirurgie (destruction de tissus par l’application d’azote liquide ou d’une sonde réfrigérante).
Les indications proposées pour la CCE
Initialement utilisée par les sportifs de haut niveau à des fins de prévention et de traitement des contusions et douleurs musculaires après l’exercice, la CCE s’est étendue ces dernières années au traitement des douleurs chroniques notamment liées aux maladies inflammatoires chroniques [6] comme la fibromyalgie, la spondylarthrite ou la polyarthrite rhumatoïde, sous contrôle médical. Les allégations de bénéfice revendiquées aujourd’hui touchent un ensemble de pathologies chroniques très large : psoriasis, sclérose en plaques, troubles asthmatiques, troubles anxieux et dépressifs, syndrome des jambes sans repos, troubles du sommeil chroniques, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, etc.
Les contre-indications de la CCE
Il existe des contre-indications absolues à la cryothérapie du corps entier
- hypertension artérielle non traitée
; - angor instable
; - infarctus du myocarde datant de moins de 6 mois
; - insuffisance cardiaque ou respiratoire décompensée
; - anémie importante
; - port d’un stimulateur cardiaque
; - artériopathie périphérique
; - antécédent de thrombose veineuse
; - épilepsie
; - alcoolodépendance ou toxicomanie
; - infection cutanée étendue
; - maladies rénales, urinaires ou respiratoires aiguës
; - allergie au froid
; - cachexie.
Parmi les contre-indications relatives de la CCE, on peut citer
- troubles du rythme cardiaque
; - insuffisance valvulaire
; - cardiopathie ischémique
; - hypothyroïdie
; - syndrome de Raynaud
; - polyneuropathies
; - grossesse au-delà de 4 mois
; - vascularites
; - claustrophobie ;
- enfants à partir de 4 à 6 ans ;
- etc.
Quelles preuves d’efficacité pour la CCE ?
Pour reprendre les conclusions du rapport sur la CCE publié par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 2019 [6]
- effectifs insuffisants
; - absence d’insu
; - critères de jugement subjectifs non hiérarchisés
; - randomisation mal décrite
; - biais importants dans l’analyse statistique
».
Ces conclusions sont également celles obtenues par une méta-analyse publiée en 2023 [7].
Dans la récupération musculaire postexercice
Une méta-analyse Cochrane [8] et une revue systématique [9] se sont intéressées à la CCE pour la prévention et le traitement des douleurs musculaires après l’exercice. La revue Cochrane conclut que les données probantes actuellement disponibles sont insuffisantes pour appuyer l'utilisation de la cryothérapie du corps entier dans la prévention et le traitement des courbatures consécutives à l'exercice physique chez les adultes.
Pour soulager les lombalgies
Cinq études ont été publiées sur les lombalgies [6], dont 2 essais randomisés [10, 11] dont 1 contre placebo (exposition à -5 °C [10]). Malgré une meilleure mobilité du rachis après les séances de CCE, aucun effet significatif n’a été constaté en termes de qualité de vie. Deux études récentes non randomisées, non contrôlées [12, 13] ont montré que, chez des personnes souffrant de lombalgies, la CCE éventuellement associée à l’activité physique diminue les taux sanguins d’IL-2 (pro-inflammatoire) et augmente les taux d’IL-10 (anti-inflammatoire), de cortisol et de bêta-endorphines. Ces effets sanguins s’accompagnaient d’une réduction de la douleur.
Dans la prise en soins de la fibromyalgie
Les études sur les effets de la CCE sur la fibromyalgie souffrent de sérieux problèmes méthodologiques [6]. Par exemple, dans une étude [14], le groupe expérimental (recevant la CCE) a également fait l’objet d’un programme d’exercices physiques (que n’ont pas reçu les participants du groupe contrôle). Même quand la douleur a été améliorée par le CCE, cet effet ne s’est pas traduit par une amélioration significative de la qualité de vie.
Dans la prise en soins de maladies inflammatoires chroniques
Plusieurs études ont été menées chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde ou de spondylarthrite [6, 15]. Dans la polyarthrite rhumatoïde, 2 études sur 4 montrent une efficacité statiquement significative de la CCE sur les douleurs par rapport à une rééducation traditionnelle. L'une démontre son efficacité sur le long terme (12 semaines après intervention, 16), l’autre n’étudie que ses effets sur le court terme [17]. Les 2 autres études [18, 19] ne démontrent pas d’efficacité statistiquement significative de la cryothérapie sur les douleurs des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Pour soulager l’anxiété et la dépression
Concernant les effets de la CCE sur la dépression et l’anxiété, il existe de petites études non randomisées qui ont suggéré un effet favorable, mais qui concernent de trop petits nombres de patients pour en tirer des conclusions définitives [21].
À titre d’exemple, en 2008, une étude [22] a porté sur 60 adultes traités par des médicaments contre la dépression ou l’anxiété. Un traitement par cryothérapie du corps entier a été proposé à 26 d’entre eux. Une semaine après la fin du traitement, lorsque l’intensité des symptômes anxieux ou dépressifs des patients du premier groupe a été comparée à celle des patients «
En 2020, la même équipe [23] a refait une étude sur 56 patients souffrant de dépression, dont 30 ont été traités par 10 séances de cryothérapie du corps entier entre -110 °C et -160 °C, et 26 ont été traités par 10 séances à -50 °C (ce qui n’est pas considéré comme de la cryothérapie). Après le traitement, les symptômes dépressifs étaient davantage réduits chez les personnes qui avaient suivi les séances de cryothérapie que chez celles du groupe «
La CCE est-elle sans danger ?
La CCE n’est pas dénuée d’effets indésirables. Ont été décrits [24] (Legrand)
- des brûlures locales (1er ou 2e degré)
; - une urticaire au froid
; - des maux de tête
; - une exacerbation des douleurs
; - une panniculite au froid
; - des troubles digestifs
; - un ictus amnésique (amnésie de courte durée)
; - un cas de dissection de l’aorte
a été rapporté après 5 séances de CCE.
En avril 2025, un accident ayant entraîné le décès de 2 personnes a été rapporté dans une salle de sport parisienne, en lien avec une fuite d’azote qui a provoqué une diminution importante du taux d’oxygène dans la cabine [25]. Un accident similaire avait eu lieu aux États-Unis en 2015. À noter, toutes les cabines de cryothérapie n’ont pas recours à l’azote. Certaines utilisent un compresseur électrique pour générer de l’air froid. Ces compresseurs sont 2 fois plus coûteux que les machines à azote. Les autorités de santé mettent en garde sur des risques de brûlures et d’asphyxie relatifs à l’utilisation de dispositifs à l’azote [6, 26].
Si la CCE est de plus en plus disponible en libre accès, elle repose sur une base scientifique fragile, avec des effets modestes, transitoires et essentiellement liés à des marqueurs subjectifs (douleur, bien-être), des preuves d’efficacité méthodologiquement limitées, des risques mal caractérisés et une réglementation clairement insuffisante. Les effets indésirables, bien que peu fréquents, peuvent être sérieux. L’absence de réglementation claire entretient un certain flou et permet l’émergence de pratiques commerciales trompeuses avec, parfois, des promesses d’ordre médical qui font courir le risque d’une perte de chances pour les personnes malades. Aujourd’hui, la CCE ne peut être recommandée et devrait demeurer cantonnée à la recherche tant que des données solides ne sont pas disponibles.
1 - Cryothérapie, soigner efficacement par le froid… Vraiment ? (Inserm, 16 avril 2025)
2 - Banfi G, Melegati G, Barassi A, Dogliotti G et al. Effects of whole-body cryotherapy on serum mediators of inflammation and serum muscle enzymes in athletes. Journal of Thermal Biology, 2009;34(2) 55-59. doi: 10.1016/j.jtherbio.2008.10.003
3 - Lubkowska A, Dolegowska B, Szygula Z & Klimek AJ. Activity of selected enzymes in erythrocytes and level of plasma antioxidants in response to single whole-body cryostimulation in humans. Scand J Clin Lab Invest., 2009;69(3):387-94. doi: 10.1080/00365510802699246
4 - Lubkowska A, Szygula Z, Klimek AJ & Torii M. Do sessions of cryostimulation have influence on white blood cell count, level of IL6 and total oxidative and antioxidative status in healthy men? Eur J Appl Physiol., 2010;109(1):67-72. doi: 10.1007/s00421-009-1207-2
5 - Leppäluoto J, Werterlund T, Huttunen P et al. Effects of long-term whole-body cold exposures on plasma concentrations of ACTH, beta-endorphin, cortisol, catecholamines and cytokines in healthy females. Scand J Clin Lab Invest., 2008;68(2):145-53. doi: 10.1080/00365510701516350
6 - Ben Khedher Balbolia S, Barry C, Hassler C & Falissard B. Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de la cryothérapie du corps entier à visée thérapeutique (Inserm, juin 2019)
7 - Tabisz H, Modlinska A, Kujawski S et al. Whole-body cryotherapy as a treatment for chronic medical conditions? Br Med Bull., 2023;146(1):43-72. doi: 10.1093/bmb/ldad007
8 - Costello JT, Baker PRA, Minett GM et al. Whole‐body cryotherapy (extreme cold air exposure) for preventing and treating muscle soreness after exercise in adults. Cochrane Database of Systemic Reviews, 2015. doi: 10.1002/14651858
9 - Partridge EM, Cooke J, McKune AJ & Pyne DB. Pre-Exercise Whole- or Partial-Body Cryotherapy Exposure to Improve Physical Performance: A Systematic Review. Sports (Basel), 2021;9(10):135. doi: 10.3390/sports9100135
10 - Nugraha B, Günther JT, Rawert H et al. Effects of whole body cryo-chamber therapy on pain in patients with chronic low back pain: a prospective double blind randomised controlled trial. Eur J Phys Rehabil Med., 2015;51(2):143-8
11 - Giemza C, Matczak-Giemza M, De Nardi M et al. Effect of frequent WBC treatments on the back pain therapy in elderly men. The Aging Male, 2015;18(3):135-42. doi: 10.3109/13685538.2014.949660
12 - Salas-Fraire O, Rivera-Pérez JA, Guevara-Neri NP et al. Efficacy of whole-body cryotherapy in the treatment of chronic low back pain: Quasi-experimental study. J Orthop Sci., 2023;28(1):112-116. doi: 10.1016/j.jos.2021.10.006
13 - Barłowska-Trybulec M, Zawojska K, Szklarczyk J & Góralska M. Effect of whole body cryotherapy on low back pain and release of endorphins and stress hormones in patients with lumbar spine osteoarthritis. Reumatologia, 2022;60(4):247-251. doi: 10.5114/reum.2022.119040
14 - Bettoni L, Bonomi FG, Zani V et al. Effects of 15 consecutive cryotherapy sessions on the clinical output of fibromyalgic patients. Clin Rheumatol., 2013;32(9):1337-45. doi: 10.1007/s10067-013-2280-9
15 - Guillot X, Tordi N, Mourot L et al. Cryotherapy in inflammatory rheumatic diseases: a systematic review. Expert Rev Clin Immunol., 2014;10(2):281-94. doi: 10.1586/1744666X.2014.870036
16 - Klemm P, Hoffman J, Asendorf T et al. Whole-body cryotherapy for the treatment of rheumatoid arthritis: a monocentric, single-blinded, randomised controlled trial. Clin Exp Rheumatol., 2022;40(11):2133-2140. doi: 10.55563/clinexprheumatol/lrff6k
17 - Gizińska M, Rutkowski R, Romanowski W et al. Effects of Whole-Body Cryotherapy in Comparison with Other Physical Modalities Used with Kinesitherapy in Rheumatoid Arthritis. Biomed Res Int., 2015:2015:409174. doi: 10.1155/2015/409174
18 - Hirvonen HE, Mikkelson MK, Kautiainen H et al. Effectiveness of different cryotherapies on pain and disease activity in active rheumatoid arthritis. A randomised single blinded controlled trial. Clin Exp Rheumatol., 2006;24(3):295-301
19 - Sadura-Sieklucka T, Sołtysiuk B, Karlicka A et al. Effects of whole body cryotherapy in patients with rheumatoid arthritis considering immune parameters. Reumatologia, 2019;57(6):320-325. doi: 10.5114/reum.2019.90825
20 - Poirrier C. Efficacité de la cryothérapie corps entier sur les douleurs des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (Mémoire de formation en masso-kinésithérapie, Aix-Marseille université, 2024)
21 - Doets JJR, Topper M & Nugter AM. A systematic review and meta-analysis of the effect of whole body cryotherapy on mental health problems. Complement Ther Med., 2021;63:102783. doi: 10.1016/j.ctim.2021.102783
22 - Rymaszewska J, Ramsey D & Chładzińska-Kiejna S. Whole-body cryotherapy as adjunct treatment of depressive and anxiety disorders. Arch Immunol Ther Exp (Warsz), 2008;56(1):63–68. doi: 10.1007/s00005-008-0006-5
23 - Rymaszewska J, Lion KM, Pawlik-Sobecka L et al. Efficacy of the Whole-Body Cryotherapy as Add-on Therapy to Pharmacological Treatment of Depression - A Randomized Controlled Trial. Front Psychiatry, 2020;11:522. doi: 10.3389/fpsyt.2020.00522
24 - Legrand FD, Dugué B, Costello J et al. Evaluating safety risks of whole-body cryotherapy/cryostimulation (WBC): a scoping review from an international consortium. Eur J Med Res., 2023;28(1):387. doi: 10.1186/s40001-023-01385-z
25 - Fuite d’azote lors d’une séance de cryothérapie à Paris : la deuxième victime en état de mort cérébrale (Le Monde, 25 avril 2025)
26 - On a prouvé que la cryothérapie du corps entier fonctionne ? Non (Scientifique en chef du Québec, juillet 2020)
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