Substance active évérolimus

À propos de la substance
Mise à jour : 06 mars 2017

évérolimus : Mécanisme d'action

L'évérolimus est un agent antinéoplasique inhibiteur de protéine kinase et un immunosuppresseur sélectif.

En cancérologie, l'évérolimus est inhibiteur sélectif de mTOR (Mammalian Target of Rapamycin-Cible de la rapamycine chez les mammifères). mTOR (également appelé FRAP) est une sérine-thréonine kinase dont l'activité est connue comme étant dérégulée dans de nombreux cas de cancers humains. L'évérolimus se lie à la protéine intracellulaire FKBP-12 formant un complexe qui inhibe l'activité du mTOR complex-1 (mTORC1). L'inhibition du mTORC1 dont la voie de signalisation interfère avec la traduction et la synthèse de protéines par réduction de l'activité de la protéine kinase ribosomale S6 (S6K1) et avec la protéine 4EBP-1 se liant au facteur d'élongation 4 (Eucaryotic Elongation Factor) qui régule les protéines impliquées dans le cycle cellulaire, l'angiogenèse et la glycolyse. Un substrat de mTORC1, S6K1 phosphoryle le domaine fonctionnel du récepteur aux estrogènes, responsable d'une activation du récepteur indépendante du ligand. En présence de l'évérolimus, la phosphorylation stimulée par facteur de croissance de la p70 S6 kinase est inhibée. L'inhibition de la fonction de mTOR explique par conséquent l'arrêt du cycle cellulaire provoqué par l'évérolimus. L'évérolimus réduit les taux du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF) qui potentialise le processus d'angiogenèse tumoral. L'évérolimus est un inhibiteur puissant de la croissance et de la prolifération des cellules tumorales, des cellules endothéliales, des fibroblastes et des cellules musculaires lisses vasculaires et il a été montré qu'il réduisait la glycolyse des cellules tumorales in vitro et in vivo.

En immunologie, il exerce son effet immunosuppresseur en inhibant la prolifération, et par conséquent l'expansion clonale des cellules T activées par un antigène, médiée par des interleukines spécifiques de la cellule T telles que l'interleukine-2 et l'interleukine-15.

L'effet de l'évérolimus ne se limite pas aux cellules T. Il inhibe, de manière générale, la prolifération stimulée par facteur de croissance des cellules tant hématopoïétiques que non hématopoïétiques, telles que, par exemple, les cellules musculaires lisses vasculaires. La prolifération stimulée par facteur de croissance de ces cellules musculaires lisses vasculaires, déclenchée par une atteinte des cellules endothéliales et conduisant à la formation d'une néo-intima, joue un rôle fondamental dans la pathogenèse du rejet chronique. 

En neurologie : dans la sclérose tubéreuse de Bourneville, les mutations d'inactivation sur le gène TSC1 ou TSC2 entraînent la formation d'hamartomes dans tout le corps. En plus des modifications pathologiques dans le tissu cérébral (telles que les tubérosités corticales) pouvant être à l'origine des crises épileptiques, la voie mTOR est également impliquée dans la pathogenèse de l'épilepsie dans la STB. mTOR régule la synthèse protéique et de multiples fonctions cellulaires en aval qui peuvent influencer l'excitabilité neuronale et l'épileptogenèse. La suractivation de mTOR provoque une dysplasie neuronale, une axonogenèse et une formation de dendrites aberrantes, des courants synaptiques excitateurs augmentés, une myélinisation réduite et une rupture de la structure laminaire corticale entraînant des anomalies dans le développement et la fonction neuronale. Les études précliniques sur des modèles de dérégulation de mTOR dans le cerveau ont démontré que le traitement avec un inhibiteur de mTOR tel que l'évérolimus pouvait prolonger la survie, limiter les crises épileptiques, prévenir le développement de nouvelles crises épileptiques et prévenir les décès prématurés. En résumé, l'évérolimus est hautement actif dans ce modèle neuronal de STB, avec un bénéfice apparemment attribuable aux effets sur l'inhibition de mTORC1. Cependant, le mécanisme d'action exact de la réduction des crises épileptiques associées à la STB n'est pas complètement élucidé.

évérolimus : Cas d'usage

L’évérolimus est utilisé dans la prise en charge de :

  • cancers du rein,
  • cancers du sein,
  • greffes rénales, cardiaques et hépatiques,
  • tumeurs neuroendocrines du pancréas,
  • astrocytomes sous-épendymaires à cellules géantes associés à une sclérose tubéreuse de Bourneville,
  • angiomyolipomes rénaux associés à une sclérose tubéreuse de Bourneville.
  • crises épileptiques pharmacorésistantes associées à une sclérose tubéreuse de Bourneville
Fiches DCI VIDAL
Mise à jour : 15 Décembre 2022

Évérolimus 10 mg comprimé

ATCRisque sur la grossesse et l'allaitementSportVigilance
L ANTINEOPLASIQUES ET IMMUNOMODULATEURS
L01 ANTINEOPLASIQUES
L01E INHIBITEURS DE PROTEINE KINASE
L01EG INHIBITEURS DE MTOR (CIBLE MAMMALIENNE DE LA RAPAMYCINE)
L01EG02 EVEROLIMUS
Grossesse (mois)Allaitement
123456789
RisquesIIII

IIPrécaution

Indications et modalités d'administration

EVEROLIMUS 10 mg cp

Indications

Ce médicament est indiqué dans les cas suivants :

  • Angiomyolipome rénal associé à une sclérose tubéreuse de Bourneville
  • Astrocytome sous épendymaire à cellules géantes associé à une sclérose tubéreuse de Bourneville
  • Cancer du rein avancé, traitement de 2e intention (du)
  • Cancer du sein local. avancé avec récept. hormonaux + chez la femme ménopausée, trt de 2e intention
  • Tumeur neuroendocrine digestive non résécable ou métastatique
  • Tumeur neuroendocrine du pancréas non résécable ou métastatique
  • Tumeur neuroendocrine pulmonaire non résécable ou métastatique

Posologie

Unité de prise
comprimé
  • évérolimus : 10 mg
Modalités d'administration
  • Voie orale
  • Administrer avec une quantité suffisante d'eau
  • Administrer chaque jour à la même heure
  • Administrer entier
  • Administrer soit toujours pdt le repas soit toujours en dehors du repas
  • En cas d'oubli : ne pas prendre la dose oubliée puis reprendre le trt comme initialement prévu
  • Posologie à adapter en fonction de la tolérance
  • Se laver les mains avant et après chaque manipulation du médicament
  • Utiliser le dosage le plus adapté à la posologie
Posologie
Patient de 3 an(s) à 18 an(s)
Patient quel que soit le poids
Patient de sexe masculin ou féminin
Astrocytome sous épendymaire à cellules géantes associé à une sclérose tubéreuse de Bourneville
  • Posologie standard
  • 4,5 mg/m² 1 fois par jour
Patient à partir de 18 an(s)
Patient quel que soit le poids
Patient de sexe féminin
Cancer du sein local. avancé avec récept. hormonaux + chez la femme ménopausée, trt de 2e intention
  • Posologie standard
  • En cas de difficulté à déglutir, disperser le comprimé dans de l'eau
  • Traitement à poursuivre jusqu'à la progression de la maladie ou la survenue de toxicité intolérable
  • 10 mg 1 fois par jour
Patient de sexe masculin ou féminin
Angiomyolipome rénal associé à une sclérose tubéreuse de Bourneville - Cancer du rein avancé, traitement de 2e intention (du) - Tumeur neuroendocrine digestive non résécable ou métastatique - Tumeur neuroendocrine du pancréas non résécable ou métastatique - Tumeur neuroendocrine pulmonaire non résécable ou métastatique
  • Posologie standard
  • En cas de difficulté à déglutir, disperser le comprimé dans de l'eau
  • Traitement à poursuivre jusqu'à la progression de la maladie ou la survenue de toxicité intolérable
  • 10 mg 1 fois par jour
Astrocytome sous épendymaire à cellules géantes associé à une sclérose tubéreuse de Bourneville
  • Posologie standard
  • En cas de difficulté à déglutir, disperser le comprimé dans de l'eau
  • Traitement à poursuivre jusqu'à la progression de la maladie ou la survenue de toxicité intolérable
  • 4,5 mg/m² 1 fois par jour
Populations particulières
  • Insuffisance hépatique : Adapter la posologie

Administration

Précautions particulières à prendre lors de l'administration de ce médicament :

  • Administrer avec une quantité suffisante d'eau
  • Administrer chaque jour à la même heure
  • Administrer soit toujours pdt le repas soit toujours en dehors du repas

Mises en garde

  • Administrer entier
  • En cas de difficulté à déglutir, disperser le comprimé dans de l'eau
  • En cas d'oubli : ne pas prendre la dose oubliée puis reprendre le trt comme initialement prévu
  • Info du patient :ce trt peut altérer la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines
  • Info patient : signaler toute apparition de saignement anormal
  • Information du patient : signaler toute apparition de symptômes d'infection
  • Information du patient : signaler toute apparition d'effets indésirables respiratoires
  • Information du professionnel de santé : risque accru d'infection
  • Information du professionnel de santé : risque d'hémorragie
  • Information du professionnel de santé : surveiller l'apparition de signes respiratoires
  • Interaction phytothérapique : millepertuis
  • Interrompre l'allaitement pdt le traitement puis pdt 2 semaines après l'arrêt du traitement
  • Posologie à adapter en fonction de la tolérance
  • Risque sur la fertilité
  • Se laver les mains avant et après chaque manipulation du médicament
  • Traitement à arrêter en cas de mycose systémique
  • Traitement à poursuivre jusqu'à la progression de la maladie ou la survenue de toxicité intolérable
  • Utiliser chez la femme une contraception efficace pdt le trt puis pdt 8 sem après l'arrêt du trt

Surveillances du traitement

  • Surveillance de la fonction rénale avant et pendant le traitement
  • Surveillance de la formule sanguine avant et pendant le traitement
  • Surveillance de la glycémie avant et pendant le traitement
  • Surveillance du bilan lipidique avant et pendant le traitement
  • Surveillance du taux sanguin d'évérolimus pendant le traitement
  • Surveillance par un médecin spécialisé pendant le traitement

Informations relatives à la sécurité du patient

EVEROLIMUS 10 mg cp
Niveau de risque : XCritiqueIIIElevéIIModéréIBas

Interactions médicamenteuses

XCritique
Niveau de gravité: Contre-indication
Immunosuppresseurs + Millepertuis (voie orale)
Risques et mécanismesDiminution des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (rejet de greffe).
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Stiripentol
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur (diminution de son métabolisme hépatique).
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Vaccins vivants atténués
Risques et mécanismesRisque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
Conduite à tenirEt pendant les 3 mois suivant l'arrêt du traitement.
IIIHaut
Niveau de gravité: Association déconseillée
Evérolimus + Ombitasvir associé au paritaprévir
Risques et mécanismesEn association avec le ritonavir : augmentation significative des concentrations de l'immunosuppresseur avec risque de majoration de sa toxicité par la bithérapie.
Conduite à tenirSi l'association s'avère nécessaire, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Evérolimus + Voriconazole
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique par le voriconazole.
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Apalutamide
Risques et mécanismesRisque de diminution très importante des concentrations des immunosuppresseurs, et perte d‘efficacité, par augmentation de leur métabolisme hépatique par l'apalutamide.
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Clarithromycine
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Immunosuppresseurs + Dronédarone
Risques et mécanismesAugmentation importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par diminution de son métabolisme.
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Erythromycine (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Immunosuppresseurs + Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation de sa posologie.
Immunosuppresseurs + Itraconazole (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Immunosuppresseurs + Kétoconazole (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Immunosuppresseurs + Pamplemousse (jus et fruits)
Risques et mécanismesAugmentation de la biodisponibilité de l'immunosuppresseur et par conséquent de ses effets indésirables.
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Posaconazole (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Immunosuppresseurs + Télithromycine
Risques et mécanismesAugmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirEn cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
Immunosuppresseurs + Vémurafénib
Risques et mécanismesRisque de diminution des concentrations des immunosuppresseurs, avec pour conséquence un risque d'inefficacité.
Conduite à tenir
Médicament, bradykinine et angio-oedème + Médicaments, bradykinine et angio-oedème
Risques et mécanismesRisque de majoration de la survenue de cet effet indésirable, pouvant être fatal.
Conduite à tenir
Médicaments, bradykinine et angio-oedème + Médicament, bradykinine et angio-oedème
Risques et mécanismesRisque de majoration de la survenue de cet effet indésirable, pouvant être fatal.
Conduite à tenir
Substrats à risque du CYP3A4 + Crizotinib
Risques et mécanismesRisque de majoration de la toxicité de ces molécules par diminution de leur métabolisme et/ou augmentation de leur biodisponibilité par le crizotinib.
Conduite à tenir
Substrats à risque du CYP3A4 + Idélalisib
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations plasmatiques du substrat par diminution de son métabolisme hépatique par l'idélalisib.
Conduite à tenir
IIModéré
Niveau de gravité: Précaution d'emploi
Evérolimus + Ciclosporine (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'évérolimus par la ciclosporine. La néphrotoxicité de la ciclosporine est également augmentée lors de l'association.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines d'évérolimus, éventuellement adaptation de la posologie et contrôle de la fonction rénale, pendant l'association et après son arrêt.
Evérolimus + Vérapamil (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'évérolimus par diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.
Immunosuppresseurs + Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques
Risques et mécanismesDiminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.
Conduite à tenirAugmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur.
Immunosuppresseurs + Bocéprévir
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur (notable pour la ciclosporine, extrêmement importante pour le tacrolimus).
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt.
Immunosuppresseurs + Dalfopristine, quinupristine
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.
Immunosuppresseurs + Diltiazem (voie systémique)
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par diminution de son métabolisme.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.
Immunosuppresseurs + Fluconazole
Risques et mécanismesRisque d'augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme et de la créatininémie.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt.
Immunosuppresseurs + Inducteurs enzymatiques (sauf anticonvulsivants)
Risques et mécanismesDiminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.
Conduite à tenirAugmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur.
Immunosuppresseurs + Létermovir
Risques et mécanismesAugmentation, éventuellement très importante, des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme et de la créatininémie.
Conduite à tenirSurveillance clinique et biologique renforcée.
Immunosuppresseurs + Nicardipine
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunodépresseur, par inhibition de son métabolisme.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant le traitement et après l'arrêt.
Immunosuppresseurs + Pristinamycine
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt.
Immunosuppresseurs + Ranolazine
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme par la ranolazine.
Conduite à tenirSurveillance clinique et biologique, et adaptation éventuelle de la posologie de l'immunosuppresseur.
Immunosuppresseurs + Télaprévir
Risques et mécanismesAugmentation des concentrations plasmatiques de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique par le télaprévir.
Conduite à tenirDosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt.
Médicaments administrés par voie orale + Colestipol
Risques et mécanismesLa prise de résine chélatrice peut diminuer l'absorption intestinale et, potentiellement, l'efficacité d'autres médicaments pris simultanément.
Conduite à tenirD'une façon générale, la prise de la résine doit se faire à distance de celle des autres médicaments, en respectant un intervalle de plus de 2 heures, si possible.
Médicaments administrés par voie orale + Résines chélatrices
Risques et mécanismesLa prise de résine chélatrice peut diminuer l'absorption intestinale et, potentiellement, l'efficacité d'autres médicaments pris simultanément.
Conduite à tenirD'une façon générale, la prise de la résine doit se faire à distance de celle des autres médicaments, en respectant un intervalle de plus de 2 heures, si possible.
Médicaments administrés par voie orale + Topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants
Risques et mécanismesDiminution de l'absorption de ces substances.
Conduite à tenirPar mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).
IBas
Niveau de gravité: A prendre en compte
Immunosuppresseurs + Cytotoxiques
Risques et mécanismesImmunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Flucytosine
Risques et mécanismesRisque de majoration de la toxicité hématologique.
Conduite à tenir
Immunosuppresseurs + Globulines antilymphocytaires
Risques et mécanismesImmunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.
Conduite à tenir
Médicaments administrés par voie orale + Laxatifs (type macrogol)
Risques et mécanismesAvec les laxatifs, notamment en vue d'explorations endoscopiques : risque de diminution de l'efficacité du médicament administré avec le laxatif.
Conduite à tenirEviter la prise d'autres médicaments pendant et après l'ingestion dans un délai d'au moins 2 h après la prise du laxatif, voire jusqu'à la réalisation de l'examen.
Substrats à risque du CYP3A4 + Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (sauf ritonavir)
Risques et mécanismesMajoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.
Conduite à tenir
Substrats à risque du CYP3A4 + Ritonavir
Risques et mécanismesMajoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.
Conduite à tenir

Contre-indications

XCritique
Niveau de gravité: Contre-indication absolue
  • Hypersensibilité à l'un des composants
  • Hypersensibilité au sirolimus et à ses dérivés

Précautions

IIModéré
Niveau de gravité: Précaution
  • Femme susceptible d'être enceinte
  • Hémorragie, antécédent (d')
  • Hyperglycémie
  • Infection
  • Insuffisance hépatique
  • Interchangeabilité
  • Nourrisson de moins de 1 an
  • Période peropératoire
  • Radiothérapie
  • Radiothérapie, antécédent récent (de)
  • Sujet à risque d'infection
  • Sujet à risque d'insuffisance rénale
  • Sujet à risque hémorragique
  • Sujet entre 1 an et 18 ans
  • Traitement concomitant par immunosuppresseur
  • Traitement par corticoïde en cours
  • Tumeur carcinoïde
  • Tumeur neuroendocrine digestive ou pulmonaire
  • Vaccins vivants
  • Allaitement
  • Grossesse

Grossesse et allaitement

Contre-indications et precautions d'emploi
Grossesse (mois)Allaitement
123456789
RisquesIIII

IIPrécaution

Risques spécifiques

  • Risque d'augmentation de la créatininémie
  • Risque de complication de cicatrisation de plaie
  • Risque de diminution de l'hémoglobine
  • Risque de diminution du taux de lymphocytes
  • Risque de dyslipidémie
  • Risque de mucosite/stomatite
  • Risque de neutropénie
  • Risque de pneumonie à Pneumocystis carinii
  • Risque de pneumopathie
  • Risque de protéinurie
  • Risque de réaction d'hypersensibilité
  • Risque de réactivation de l'hépatite B
  • Risque de thrombopénie
  • Risque d'hémorragie
  • Risque d'hyperglycémie
  • Risque d'infection
  • Risque d'insuffisance rénale
  • Risque d'ulcération buccale

Interactions alimentaires

  • Jus de pamplemousse

Effets indésirables

SystèmesFréquence de moyenne à élevée(≥1/1 000)Fréquence basse (<1/1 000)Fréquence inconnue
ANOMALIE DES EXAMENS DE LABORATOIREALAT (augmentation) (Fréquent)
ASAT (augmentation) (Fréquent)
Bilan hépatique (anomalie) (Fréquent)
Créatininémie (augmentation) (Fréquent)
Erythropénie (Très fréquent)
FSH (augmentation) (Peu fréquent)
Hypercholestérolémie (Très fréquent)
Hyperglycémie (Très fréquent)
Hyperlipidémie (Fréquent)
Hypertriglycéridémie (Fréquent)
Hypocalcémie (Fréquent)
Hypokaliémie (Fréquent)
Hypophosphatémie (Fréquent)
LDH (augmentation) (Fréquent)
Leucopénie (Fréquent)
Lymphopénie (Fréquent)
Neutropénie (Fréquent)
Protéinurie (Fréquent)
Testostéronémie (diminution) (Peu fréquent)
Fer sanguin diminué
Fer sérique (diminution)
Gamma GT (augmentation)
Hormone lutéinisante, augmentation (de l')
CANCEROLOGIECancer de la peau (Fréquent)
Lymphome (Peu fréquent)
Cancer
Potentialisation de la toxicité radio-induite
Tumeur
DERMATOLOGIEAcné (Fréquent)
Alopécie (Fréquent)
Cellulite (Fréquent)
Cicatrisation (anomalie) (Peu fréquent)
Dermatite exfoliative (Fréquent)
Eruption acnéiforme (Fréquent)
Eruption cutanée (Fréquent)
Eruption cutanée généralisée (Peu fréquent)
Eruption maculeuse (Peu fréquent)
Eruption maculopapuleuse (Peu fréquent)
Erythème cutané (Très fréquent)
Erythrodysesthésie palmoplantaire (Fréquent)
Exfoliation cutanée (Fréquent)
Fragilité de l'ongle (Fréquent)
Lésion cutanée (Fréquent)
Mucite (Fréquent)
Ongle (modification) (Fréquent)
Onychoclasie (Fréquent)
Prurit (Très fréquent)
Rash érythémateux (Fréquent)
Sécheresse cutanée (Fréquent)
Tumeur de la peau (Fréquent)
Erythrodermie
Phénomène de rappel
DIVERSAsthénie (Très fréquent)
Douleur (Très fréquent)
Douleur thoracique (Peu fréquent)
Douleur thoracique non cardiaque (Peu fréquent)
Fatigue (Très fréquent)
Fièvre (Fréquent)
Hernie incisionnelle (Fréquent)
Oedème périphérique (Très fréquent)
Retard de cicatrisation (Peu fréquent)
Décès
ENDOCRINOLOGIEHypogonadisme masculin (Peu fréquent) Stérilité masculine
GYNÉCOLOGIE, OBSTÉTRIQUEAménorrhée (Peu fréquent)
Hémorragie vaginale (Fréquent)
Irrégularité menstruelle (Fréquent)
Kyste ovarien (Fréquent)
Ménorragie (Fréquent)
Retard des règles (Peu fréquent)
Trouble menstruel (Fréquent)
HÉMATOLOGIEAnémie (Très fréquent)
Hémorragie (Fréquent)
Pancytopénie (Peu fréquent)
Purpura thrombopénique thrombotique (Fréquent)
Thrombopénie (Fréquent)
Trouble lymphoprolifératif post-transplantation (Peu fréquent)
Erythroblastopénie (Rare)
HÉPATOLOGIEHépatite (Peu fréquent)
Ictère (Peu fréquent)
Hépatite B (Cas isolés) Hépatite B (réactivation)
IMMUNO-ALLERGOLOGIEHypersensibilité (Peu fréquent) Oedème de Quincke (Rare) Angioedème
INFECTIOLOGIE D'ORIGINE BACTERIENNEAbcès (Peu fréquent)
Cellulite infectieuse (Fréquent)
Pharyngite à streptocoques (Fréquent)
Infection bactérienne
INFECTIOLOGIE D'ORIGINE FONGIQUE Aspergillose (Cas isolés)
Candidose (Cas isolés)
Pneumonie à Pneumocystis jirovecii (Cas isolés)
Mycose
INFECTIOLOGIE D'ORIGINE VIRALEBronchite virale (Peu fréquent)
Gastroentérite virale (Fréquent)
Zona (Peu fréquent)
Myocardite virale (Rare) Infection virale
INFECTIOLOGIE NON PRECISÉEInfection (Très fréquent)
Infection de la plaie (Fréquent)
Infection opportuniste (Peu fréquent)
Sepsis (Peu fréquent)
Infection (réactivation)
NUTRITION, MÉTABOLISMEAppétit diminué (Très fréquent)
Déshydratation (Fréquent)
Diabète (Fréquent)
Poids (diminution) (Très fréquent)
OPHTALMOLOGIEConjonctivite (Peu fréquent)
Oedème palpébral (Fréquent)
ORL, STOMATOLOGIEAgueusie (Peu fréquent)
Aphte (Fréquent)
Douleur buccale (Fréquent)
Douleur buccofaciale (Fréquent)
Douleur gingivale (Peu fréquent)
Douleur oropharyngée (Fréquent)
Dysgueusie (Très fréquent)
Epistaxis (Très fréquent)
Gingivite (Fréquent)
Glossite (Peu fréquent)
Glossodynie (Peu fréquent)
Hyposialie (Fréquent)
Otite moyenne (Fréquent)
Pharyngite (Fréquent)
Rhinopharyngite (Très fréquent)
Sécheresse buccale (Fréquent)
Sinusite (Très fréquent)
Stomatite (Très fréquent)
Stomatite aphteuse (Fréquent)
Ulcération buccale (Fréquent)
Ulcère de la langue (Fréquent)
Ulcère labial (Fréquent)
PARASITOLOGIE Pneumocystose
PSYCHIATRIEAgressivité (Fréquent)
Anxiété (Très fréquent)
Insomnie (Fréquent)
Irritabilité (Fréquent)
SYSTÈME CARDIOVASCULAIREBouffée congestive (Peu fréquent)
Bouffée de chaleur (Peu fréquent)
Embolie pulmonaire (Peu fréquent)
Hypertension artérielle (Fréquent)
Insuffisance cardiaque congestive (Peu fréquent)
Lymphocèle (Fréquent)
Lymphoedème (Fréquent)
Tachycardie (Fréquent)
Thrombophlébite profonde (Peu fréquent)
Thrombose du greffon rénal (Fréquent)
Accident thromboembolique veineux
Insuffisance cardiaque
Vascularite leucocytoclasique
SYSTÈME DIGESTIFConstipation (Fréquent)
Diarrhée (Très fréquent)
Douleur abdominale (Fréquent)
Dyspepsie (Fréquent)
Dysphagie (Fréquent)
Flatulence (Fréquent)
Gastrite (Fréquent)
Gastroentérite (Fréquent)
Nausée (Très fréquent)
Vomissement (Fréquent)
SYSTÈME MUSCULO-SQUELETTIQUEDouleur articulaire (Fréquent)
Rhabdomyolyse (Peu fréquent)
SYSTÈME NERVEUXCéphalée (Très fréquent)
SYSTÈME RESPIRATOIREBronchite (Peu fréquent)
Dyspnée (Fréquent)
Epanchement pleural (Très fréquent)
Hémoptysie (Peu fréquent)
Infection des voies respiratoires inférieures (Très fréquent)
Infection des voies respiratoires supérieures (Très fréquent)
Infiltration pulmonaire (Fréquent)
Pneumonie (Fréquent)
Pneumopathie (Très fréquent)
Pneumopathie inflammatoire (Très fréquent)
Pneumopathie interstitielle (Fréquent)
Pneumopathie interstitielle diffuse (Fréquent)
Toux (Très fréquent)
Alvéolite pulmonaire (Rare)
Hémorragie alvéolaire (Rare)
Syndrome de détresse respiratoire aiguë (Rare)
Protéinose pulmonaire alvéolaire
UROLOGIE, NÉPHROLOGIEInfection urinaire (Fréquent)
Insuffisance rénale (Fréquent)
Insuffisance rénale aiguë (Peu fréquent)
Miction fréquente (Peu fréquent)
Nécrose tubulaire aiguë (Fréquent)
Trouble de l'érection (Fréquent)
Azoospermie
Infection des voies urinaires
Oligospermie

Voir aussi les substances

évérolimus

Détails sur les substances
Chimie
IUPAC(1R,9S,12S,15R,16E,18R,19R,21R,23S,24E,26E,28E,30S,32S,35R)-1,18-dihydroxy-12-[(1R)-2-[(1S,3R,4R)-4-(2-hydroxyéthoxy)-3-méthoxycyclohexyl]-1-méthyléthyl]-19,30-diméthoxy-15,17,21,23,29,35-hexaméthyl-11,36-dioxa-4-azatricyclo[30.3.1.0 (4,9)]hexatriaconta-16,24,26,28-tétraène-2,3,10,14,20-pentone
Posologie
Defined Daily Dose (WHO)
Oral:10 mg
Actualités liées10
Presse - CGU - Données personnelles - Politique cookies - Mentions légales - Contact webmaster