Est-ce que je souffre d’apnée du sommeil ?

Mis à jour : Mardi 07 septembre 2021

Quand doit-on suspecter une apnée du sommeil ?

Le plus souvent, c’est le conjoint du patient qui s’inquiète des apnées observées pendant le sommeil. Lorsque le patient dort seul, c’est le plus souvent la somnolence pendant la journée qui l’amène à consulter son médecin.

Pour savoir si l’on souffre d’une somnolence anormale, il existe un test facile à faire (test d’Epworth). Néanmoins, on estime que, selon ce test, 40 % des personnes atteintes de SAHOS ne souffre pas de somnolence anormale...

Que fait le médecin en cas d’apnée du sommeil ?

Devant des symptômes qui évoquent un SAHOS (ronflements, apnées, somnolence, excès de poids, hypertension artérielle, etc.), le médecin envoie son patient vers un centre spécialisé dans l’étude du sommeil. En effet, seul un examen visant à mesurer le nombre d’apnées ou d’hypopnées peut confirmer le diagnostic (et permettre un traitement adapté).

Cet examen a d’abord lieu au cours d’une sieste qui permet un dépistage rapide. Si le SAHOS semble probable, un examen portant sur une nuit entière peut être prescrit. Pendant ces examens (enregistrement polysomnographique ou polysomnogramme), le rythme respiratoire est enregistré en mesurant la température au niveau de la bouche et des deux narines (l’air expiré est plus chaud) ou en mesurant les mouvements du thorax avec des sangles contenant des capteurs. Parfois, une sonde est placée dans l’œsophage pour mesurer les efforts respiratoires.

Parfois, la polysomnographie est remplacée par la polygraphie ventilatoire nocturne : sur une durée d'au moins 6 heures, on enregistre l'électrocardiogramme, les mouvements respiratoires et le débit d'air entrant et sortant par les narines. Un capteur placé au niveau d'un doigt permet d'analyser la saturation du sang en oxygène et donc de détecter des baisses de saturation lors des apnées et des hypopnées.

Par ailleurs, le médecin prévient tout patient présentant une somnolence diurne excessive des risques liés à la conduite automobile : celle-ci est déconseillée tant qu'aucun traitement n'est mise en place. Après un mois de traitement, la somnolence doit être réévaluée par le spécialiste. Si elle est normale, le patient peut faire évaluer son aptitude à la conduite par la commission préfectorale du permis de conduire. Il pourra disposer d'un permis à durée limitée. Si le patient est chauffeur professionnel, il doit, en plus de cette surveillance à un mois, passer un test électroencéphalographique de maintien de l’éveil.

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