L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou adénome de la prostate n'occasionne aucun symptôme pour deux tiers des hommes de plus de 50 ans, mais les risques de voir se développer une HBP qui s’accompagne de symptômes augmentent avec l'âge : après 60 ans, au moins 25 % des hommes souffrent de troubles urinaires liés à l’HBP et ce chiffre passe à 75 % après 80 ans.
Qu’est-ce que la prostate ?
La prostate est une petite glande de la taille d'une noix située sous la vessie. Elle sécrète des fluides entrant dans la composition du sperme. Elle entoure la partie supérieure de l'urètre, le tube urinaire, à l'endroit où celui-ci rejoint la vessie. Cette glande a tendance à prendre du volume à l’approche de la quarantaine, et continue à grossir avec l'âge.

Appareil urogénital de l'homme
Qu'appelle-t-on hypertrophie bénigne de la prostate ?
Chez certains hommes, avec l’âge, la prostate devient trop volumineuse et gêne l'émission d'urine en comprimant l’urètre, le canal par où la vessie se vide lors de la miction (émission d’urine). Cette croissance excessive est appelée hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), ou adénome prostatique. Le plus souvent, une HBP est présente sans provoquer de symptômes.
Les risques de souffrir de troubles urinaires liés à l’HBP augmentent en vieillissant : après 60 ans, entre 25 et 75 % des hommes en souffrent (selon l’âge et les critères retenus) et ce chiffre est supérieur à 75 % après 80 ans. L’hypertrophie bénigne de la prostate ne dégénère JAMAIS en cancer de la prostate et n’augmente PAS le risque de développer un cancer de la prostate.
| Le syndrome d'hyperactivité vésicale |
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| Le syndrome d'hyperactivité vésicale associe des besoins impérieux d'uriner, avec ou sans perte involontaire d'urine, des mictions fréquentes et de faible volume, et plusieurs mictions pendant la nuit, sans infection urinaire ou autre cause. Ce syndrome serait lié à l’hyperactivité d’un muscle de la vessie, le détrusor. Même si HBP et syndrome d’hyperactivité vésicale entraînent des symptômes semblables, ce dernier est distinct et peut également survenir chez les femmes. Il affecte 36 % des hommes et 43 % des femmes de plus de 40 ans, et sa fréquence augmente avec l’âge. |
Quels sont les symptômes d'une hypertrophie bénigne de la prostate ?
Lorsqu’une hypertrophie bénigne de la prostate provoque des symptômes, uriner devient difficile : l'émission d'urine est lente à démarrer, le flux est faible et saccadé, et des gouttes d'urine continuent à s'écouler pendant une minute ou deux. Après avoir uriné, l'impression que la vessie n'est pas vraiment vide peut persister. L’envie d’uriner est plus fréquente, la nuit comme le jour.
L’intensité des symptômes urinaires dus à une HBP n’est pas proportionnelle à l’augmentation de volume de la prostate : une prostate très volumineuse peut ne provoquer que peu de symptômes (voire pas du tout) et une prostate faiblement volumineuse peut être source d’une gêne importante.
| Se lever une fois dans la nuit n’est pas synonyme d’HBP |
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| Passé un certain âge, il est normal pour un homme de devoir se lever une fois au cours de la nuit pour uriner. Ceci n’est pas un signe d’HBP. Tant que le délai entre deux mictions est égal ou supérieur à 4 heures, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. |
Quelles sont les complications de l’hypertrophie de la prostate ?
Une vessie qui ne se vide pas correctement augmente le risque d'infection urinaire et de problèmes rénaux. Certains hommes qui souffrent d'hypertrophie bénigne de la prostate sont sujets à des calculs urinaires dans la vessie ou d'infections à répétition. On observe parfois des problèmes de rétention urinaire et, de manière très occasionnelle, une obturation complète de l'urètre qui constitue alors une urgence médicale : c'est la rétention d'urines aiguë. Chez certains patients, les problèmes urinaires liés à l'HBP ont des conséquences psychologiques négatives sur leur sexualité.
Les hommes qui souffrent d'hypertrophie bénigne de la prostate peuvent également développer une insuffisance rénale par obstruction, des diverticules de la vessie (des anfractuosités dans sa paroi) ou observer la présence de sang dans leurs urines.
L’hypertrophie bénigne de la prostate ne dégénère JAMAIS en cancer de la prostate. Elle n’augmente pas non plus le risque de développer ce type de cancer. Néanmoins, les deux maladies peuvent présenter de symptômes similaires bien que, la plupart du temps, le cancer de la prostate ne provoque aucun symptôme. Il est possible de souffrir à la fois d’un adénome de la prostate et d’un cancer de la prostate.
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