Mise à jour : 06 Décembre 2023

Comment se fait le diagnostic de l’hypotension orthostatique ?

Le diagnostic de l’hypotension orthostatique se fait en mesurant la pression artérielle et la fréquence cardiaque chez un patient qui, allongé depuis 5 minutes, passe rapidement en position debout. Les mesures sont faites 1 puis 3 minutes après le lever.

Il y a hypotension orthostatique lorsque, pendant ces 3 minutes, la pression systolique (le chiffre le plus élevé de la pression artérielle) diminue de plus de 20 mmHg et/ou la pression diastolique (le chiffre le plus faible) diminue de plus de 10 mmHg par rapport aux valeurs observées en position couchée.

Il n’est pas rare que chez une personne présentant des symptômes caractéristiques d’hypotension orthostatique, le résultat des mesures n’en permettent pas la confirmation.
Le test sera alors répété sur plusieurs jours, à des moments différents de la journée.

Un médecin peut également, dans certains cas, rechercher une hypotension orthostatique sans que le patient n’ait présenté de symptômes, par exemple chez un patient âgé ou lorsque les maladies et les traitements du patient l’exposent à un risque d’hypotension silencieuse.

Dans certaines situations, en particulier lorsque l’hypotension résiste aux traitements mis en place, le médecin peut adresser son patient à un centre spécialisé qui effectuera des examens complémentaires (mesure de la pression artérielle tout au long de la journée via un dispositif portable, tests menés sur une table à bascule, par exemple).

Quels sont les traitements de l’hypotension orthostatique ?

Le traitement de l’hypotension orthostatique repose avant tout sur le traitement de sa cause, que ce soit un médicament (en modifiant ce médicament ou sa posologie), une maladie qui déshydrate, une anémie, etc. Un traitement médicamenteux spécifique est également possible pour soulager les hypotensions orthostatiques neurogènes.
Au-delà de ces mesures, des conseils sont indispensables pour prévenir les symptômes et apprendre à les gérer.

Les moyens visant à prévenir les symptômes de l’hypotension orthostatique

Quelques conseils simples peuvent améliorer la qualité de vie des personnes souffrant d’hypotension orthostatique et éviter les malaises et les chutes :

  • éviter de se lever rapidement, respecter 1 ou 2 minutes en position assise avant de se lever lentement ;
  • pendant 2 minutes avant le lever, agripper ses mains l’une à l’autre devant le sternum et chercher à les écarter fortement en résistant (exercice isotonique qui permet de faire augmenter la pression artérielle) ;
  • éviter la position debout prolongée (emporter une chaise pliante légère avec soi lorsqu’on se rend dans des lieux où il peut être difficile de trouver un siège) ;
  • en position debout, croiser les pieds et serrer les jambes ;
  • éviter la consommation de boissons alcoolisées (qui dilatent les vaisseaux sanguins et diminuent de ce fait la pression sanguine) ;
  • éviter l’exposition prolongée à la chaleur (soleil, bains chauds, sauna, etc.) ;
  • éviter de garder les jambes surélevées, au lit ou assis/allongé sur un canapé ;
  • boire entre 1,5 et 2,5 litres d’eau par jour (le choix d’une eau minérale un peu salée peut aider à maintenir la pression artérielle) ;
  • manger un peu plus salé ;
  • surélever la tête du lit d’environ 10° ;
  • pratiquer une activité physique régulière, par exemple la marche, la natation ou l’aquagym ;
  • porter des bas de contention ou une ceinture abdominale de contention (sur les conseils de son médecin) ;
  • uriner et prendre sa douche en position assise.

Les personnes qui ont tendance à présenter des symptômes d’hypotension orthostatique après les repas peuvent boire entre 400 et 450 ml d’eau (2 grands verres) avant le repas, en 3 à 4 minutes. Elles peuvent également réduire la taille des principaux repas et opter pour des collations plus petites réparties sur la journée. La prise d’un café ou d’un thé après chaque repas peut également les aider à prévenir l’hypotension.

Que faire en cas de signes d’hypotension orthostatique ?

Lorsque des signes d’hypotension orthostatique apparaissent, certains gestes peuvent éventuellement permettre de réduire rapidement les symptômes :

  • se recoucher ;
  • pratiquer l’exercice isotonique détaillé dans le paragraphe précédent (mains agrippées devant le sternum) ;
  • serrer fortement une petite balle dans sa main (autre exercice destiné à augmenter la pression artérielle) ;
  • boire un grand verre d’eau ;
  • pencher le buste en avant ;
  • croiser les pieds et serrer les jambes l’une contre l’autre ;
  • piétiner sur place ou s’accroupir.

Un traitement médicamenteux spécifique est possible dans certains cas Lorsque l’hypotension orthostatique est neurogène (sans cause spécifique identifiable), deux médicaments sont parfois prescrits, seuls ou en association : la midodrine, qui agit sur le système nerveux sympathique, et la fluorocortisone, qui augmente le volume sanguin en retenant le sodium dans le sang.

Il existe d’autres substances expérimentales parfois prescrites lors d’hypotension orthostatique : desmopressine, octréotide, pyridostigmine, droxidopa, par exemple.

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