BIopsie de moelle osseuse (© Chad McNeeley / Navy News Service)
Réaction du greffon contre l'hôte dans 30 à 50 % des greffes de moelle osseuse
Le mécanisme mis en jeu dans ce rejet fait intervenir des cellules de l'immunité, telles que les lymphocytes T, et les cytokines qu'elles sécrètent.
L'une d'elles, l'interleukine 22, semble très impliquée, comme l'a récemment démontré une équipe de chercheurs de l'Inserm. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Leukemia le 12 février 2013.
"Parmi les cytokines, l'interleukine 22 paraissait particulièrement intéressante à étudier puisqu'elle possède des récepteurs spécifiques dans des tissus cibles de l'attaque du greffon, telles que des cellules de l'intestin ou de la peau", explique Béatrice Gaugler, coauteur des travaux.Pour en savoir plus sur le rôle joué par cette substance, les auteurs ont observé quelle conséquence pouvait avoir l'absence d'interleukine 22 chez des animaux greffés. L'étude a été réalisée chez des rongeurs avec des lymphocytes T déficients en interleukine 22.
Un bémol cependant, puisque l'interleukine 22 "possède de nombreuses autres propriétés, dont certaines sont bénéfiques au niveau de l'intestin. Si on souhaite l'inhiber, il faudra trouver le juste équilibre", souligne la chercheuse. Le défi est donc de réussir à supprimer les effets délétères de l'interleukine 22 sur l'organisme receveur tout en conservant ses bénéfices...
David Paitraud
Sources et ressources complémentaires :
- Communiqué de presse : L'attaque du greffon peu à peu démasqué - Inserm, 4 mars 2013
- "IL-22 deficiency in donor T cells attenuates murine acute graft-versus-host disease mortality while sparing the graft-versus-leukemia effect", M.Couturier et coll., Leukemia, 12 février 2013, résumé en anglais sur le site de la revue
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