La campagne d'information sur la fertilité est destinée aux 20-35 ans avec ou sans projet parental. Jacob Wackerhausen / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
- Le plan contre l'infertilité promis par Emmanuel Macron et présenté en février a été revu par le gouvernement après des critiques des associations et des professionnels.
- Le ministère de la Santé a annoncé le 3 novembre le lancement d'une campagne nationale d'information pour les 20-35 ans et l'envoi d'un courrier fin novembre pour tous les Français de 29 ans.
- Le ministère a indiqué travailler sur des mesures concrètes et une actualisation du plan national début 2027.
Neuf mois après le lancement d'un plan très attendu, mais critiqué, contre l'infertilité, le gouvernement a annoncé le 3 novembre le lancement d'une campagne nationale d'information et un courrier remanié pour les Français de 29 ans, avant des "mesures concrètes" en 2027.
Promis par le président de la République, Emmanuel Macron, il y a plus de deux ans mais longtemps resté lettre morte, un plan contre l'infertilité avait été annoncé en février. Il prévoyait notamment de mieux sensibiliser sur ce sujet touchant plus de trois millions de personnes en France : message aux Français pour leurs 29 ans, campagne de communication fin 2026, site d'information…
Mais face à des critiques d'associations et de professionnels jugeant la formulation du message intrusive ou infantilisante, le gouvernement a retouché sa copie.
Le ministère de la Santé lance le 3 novembre, avec Santé publique France, une première campagne nationale d'information sur la fertilité destinée "aux femmes et aux hommes de 20 à 35 ans, qu'ils aient ou non un projet parental", pour "permettre à chacun de mieux comprendre les facteurs qui influencent sa fertilité".
Les Français de 29 ans recevront, d'ici fin novembre, un message sur le portail de l'Assurance maladie pour "les informer sur les enjeux liés à la fertilité et les possibilités de préservation", a aussi annoncé le ministère lors d'une conférence de presse.
"Le but, c'est de sortir du tabou et de rentrer dans l'action", a déclaré à l'AFP le Pr Samir Hamamah, copilote du comité de pilotage sur la fertilité, qui a remis un nouveau rapport avec des propositions pour renforcer l’information, la prévention, l’accès aux soins, la qualité des parcours, le soutien à l’innovation et la recherche.
Enjeu croissant de santé publique, la lutte contre l'infertilité se heurte aussi à un bond des demandes de prises en charge depuis la loi de bioéthique de 2021 élargissant la PMA à toutes les femmes, ce qui a allongé les délais d'attente et poussé certaines patientes à se tourner vers l'étranger.
En février, le ministère avait annoncé vouloir habiliter plusieurs dizaines de nouveaux établissements pour congeler les ovocytes d'ici à 2028.
"Trente nouveaux centres ont été déployés, portant à 70 le nombre total de centres autorisés", a affirmé le ministère.
Le rapport préconise, entre autres, d'élargir la possibilité d'autoconservation ovocytaire "à l'ensemble des centres d'AMP [assistance médicale à la procréation, N.D.L.R.] publics et privés", une centaine au total. Le ministère, qui prend "en compte cette recommandation", "examinera les modalités d'ouverture de nouveaux centres".
Il recommande aussi d'améliorer le parcours de soins diagnostiques et thérapeutiques de la fertilité, notamment avec une prise en charge multidisciplinaire.
"Une nouvelle phase de travail" va désormais s'ouvrir pour "traduire ces propositions en mesures concrètes", indique le ministère, promettant une actualisation du plan national fertilité "début 2027", à quelques mois de la présidentielle.
D'après une dépêche publiée par l'AFP le 3 novembre 2026.
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