Socioprofessionnel

Laboratoires d'analyses médicales : accord entre syndicats et Assurance maladie pour contenir les dépenses

L'Assurance maladie et les syndicats des laboratoires d'analyses médicales ont signé le 2 novembre un accord qui limite l'augmentation naturelle des dépenses entre 2027 et 2029 mais prévoit une enveloppe pour rémunérer les actes de prévention et soutenir l'innovation.

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L'accord prévoit que l'enveloppe consacrée aux soins courants ralentisse son évolution à la hausse.

L'accord prévoit que l'enveloppe consacrée aux soins courants ralentisse son évolution à la hausse. RossHelen / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Résumé
  • Un accord de trajectoire budgétaire pour 2027-2029 a été signé le 2 novembre entre l'Assurance maladie, les représentants des complémentaires santé et quatre syndicats de laboratoires d'analyses médicales (SDBIO, Biomed, SNMB, SLBC).
  • Le protocole prévoit une évolution annuelle de 1,1 % de l'enveloppe consacrée aux actes courant, ce qui est inférieur au taux d'évolution naturel (vieillissement, maladies chroniques). Les biologistes s'engagent à faire 30 millions d'euros d'économies en 2027 puis 10 millions supplémentaires les années suivantes, notamment en limitant les actes non pertinents. 
  • Une enveloppe de 100 millions d’euros sur trois ans permettra de rémunérer des "actes nouveaux" pour favoriser "l'accès à l'innovation".
  • Les missions de santé publique des médecins biologistes se verront dotées d'une enveloppe spécifique (montant non précisé) : vaccination, dépistage, en particulier des cancers, suivi des pathologies chroniques.

L’Assurance maladie et les syndicats représentant des laboratoires d'analyses médicales ont signé le 2 novembre un accord qui limite l'augmentation naturelle des dépenses entre 2027 et 2029 mais prévoit une enveloppe pour rémunérer les actes de prévention et soutenir l'innovation.

L'accord prévoit une "trajectoire claire, ambitieuse et adaptée au contexte budgétaire contraint pour les trois prochaines années" et "vise à concilier la visibilité économique nécessaire aux biologistes médicaux, le renforcement de leur rôle en matière de santé publique (...) tout en garantissant la soutenabilité des dépenses", écrit l’Assurance maladie dans un communiqué.

Le protocole a été signé par la Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam), les représentants des complémentaires santé et les quatre syndicats représentatifs des médecins biologistes, qui dirigent les laboratoires (SDBIO, Biomed, SNMB, SLBC).

Le texte définit "une trajectoire pluriannuelle", avec "une évolution annuelle de 1,1 % de l’enveloppe consacrée aux actes courants", inférieur au taux d'évolution naturel dû au vieillissement de la population et à l'explosion des maladies chroniques.

Un comité de suivi sera chargé de prendre d'éventuelles mesures en cas de dépassement des objectifs, notamment via des ajustements tarifaires, précise la Cnam.

Une enveloppe de 100 millions d’euros sur trois ans permettra de rémunérer des "actes nouveaux" pour favoriser "l'accès à l'innovation".

Les missions de santé publique des biologistes "bénéficieront également d’une enveloppe spécifique, qui couvrira notamment les dépistages organisés et la vaccination" et "sera élargie à de nouveaux actes, comme le dépistage de la maladie rénale chronique (MRC) ou le suivi du diabète", poursuit l'Assurance maladie.

Le texte prévoit encore une augmentation des tarifs de certains actes d'assistance médicale à la procréation, ou encore des gardes.

Les biologistes s'engagent en contrepartie à faire 30 millions d'euros d'économies en 2027, puis 10 millions supplémentaires pour chacune des années suivantes, en limitant notamment les actes non pertinents.

Dans un communiqué, trois syndicats de biologistes (SDBIO, Biomed, SNMB) saluent "un accord responsable", "dans un contexte économique particulièrement contraint". "La sécurisation du financement des actes nouveaux, la lutte contre l’infertilité et le passage à l’échelle dans la prévention représentent des avancées majeures pour la population", souligne Lionel Barrand, président du syndicat Biomed.

En 2026, les dépenses liées aux actes de biologie médicale - couvertes par un précédent protocole d'accord - "devraient atteindre 3,9 milliards d'euros", précise l'Assurance maladie.

D'après une dépêche publiée par l'AFP le 2 novembre 2026.

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