La recherche publique française est en tête des demandes de brevets en Europe. Jovanmandic / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
- Le CNRS est l'organisme de recherche publique ayant déposé le plus de demandes de brevets (729) en Europe en 2025, notamment dans la pharmacie, les biotechnologies et les technologies sur mesure, suivi de près par le CEA et l'Inserm, selon l'Office européen des brevets.
- Accélérer le transfert des découvertes scientifiques vers les entreprises est un enjeu majeur.
- La France se classe au deuxième rang européen pour la création de spin-offs après le Royaume-Uni.
- Près d'une spin-off sur 10 est rachetée par un grand groupe.
Le CNRS est l'organisme de recherche publique ayant le plus déposé de demandes de brevets en Europe en 2025, suivi de près par le CEA et l'Inserm, selon des données de l'Office européen des brevets publiées le 22 octobre.
Selon l'OEB, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), premier organisme de recherche en France, a déposé 729 demandes de brevets, notamment dans la pharmacie, les biotechnologies et les technologies de mesure.
Le commissariat à l'énergie atomique (CEA), "incontournable dans les semi-conducteurs et les énergies bas-carbone", occupe le 3e rang européen, avec 528 demandes, juste derrière la Fraunhofer-Gesellschaft allemande.
L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est à la quatrième place, avec 432 demandes.
Deux universités françaises figurent également parmi les institutions publiques de recherche européennes les mieux classées : l'Université Paris Cité (9e rang) et Sorbonne Université (11e rang) qui "enregistrent une forte dynamique d'innovation interdisciplinaire", note l'OEB.
"Accélérer le transfert des découvertes scientifiques vers les entreprises est aujourd'hui un enjeu majeur pour transformer les connaissances issues de la recherche publique en innovations concrètes", a souligné Mehdi Gmar, directeur général délégué à l'innovation du CNRS dans un communiqué.
La France se distingue aussi par le nombre d'entreprises dérivées issues de la recherche (spin-offs). Avec un total de 633 spin-offs répertoriées, le pays se classe au deuxième rang européen après le Royaume-Uni.
La grande majorité de ces entreprises (64,5 %) se trouve actuellement en phase d'amorçage, franchissant l'étape cruciale entre le prototype de laboratoire et le produit commercialisable tout en recherchant leurs premiers financements. Par ailleurs, 22,4 % atteignent le stade d'accélération et élargissent leurs équipes, tandis que 4,1 % sont en phase de maturité avancée avec des levées de fonds majeures ou des valorisations dépassant les 500 millions de dollars.
Enfin, 9 % ont fait l’objet d’un rachat par des grands groupes, selon l'OEB.
D'après une dépêche publiée par l'AFP le 22 octobre 2026.
De la recherche publique au succès commercial : le défi du transfert de technologies en Europe (Office européen des brevets, 22 octobre 2026)
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