Santé publique

Enfants maltraités : les députés unanimes pour reconnaître et déployer des unités hospitalières spécialisées

Le déploiement d'unités d'accueil pour enfants en danger (Uaped) prévu dans le PLFSS a été voté à l'unanimité en commission à l'Assemblée nationale avant l'examen au Parlement qui débute le 20 octobre.

1
2
3
4
5
(aucun avis, cliquez pour noter)
Les unités d'accueil pour enfants en danger proposent une prise en charge pluriprofessionnelle. 

Les unités d'accueil pour enfants en danger proposent une prise en charge pluriprofessionnelle.   Annandistock / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Les députés ont adopté le 15 octobre à l'unanimité, en commission, un article du projet de budget de la Sécurité sociale visant à reconnaître et déployer largement les unités d'accueil pour enfants en danger (Uaped), qui prennent en charge les enfants victimes de violences et verront leur financement pérennisé.

La commission des Affaires sociales a adopté un amendement - défendu par le groupe écologiste et social et LFI - pour fixer des objectifs précis : que "chaque tribunal judiciaire soit couvert par au moins une unité d'accueil pédiatrique de l'enfance en danger (Uaped) et que chaque région dispose d'au moins deux équipes pédiatriques régionales référentes enfance en danger".

Le gouvernement a lui-même fixé ces objectifs, assurant viser "164 Uaped" opérationnelles en 2027, mais ces chiffres "ne sont pas indiqués" dans le texte et "la couverture territoriale reste aujourd'hui incomplète", a défendu l'écologiste Arnaud Bonnet.

Lors de l'examen du projet de budget de la Sécu dans l'hémicycle à partir du 20 octobre, les députés repartiront toutefois de la version initiale écrite par le gouvernement.

Les professionnels "attendaient depuis des années" une telle reconnaissance, a salué Karen Erodi (LFI) : ces structures permettent aux enfants victimes d'être pris en charge de manière pluriprofessionnelle (médecin, psychologue, services d'enquête, légiste, services sociaux...), au lieu d'avoir "à raconter ce (qu'ils ont) subi quatre ou cinq fois", a-t-elle rappelé.

Pour ces enfants victimes de violences - physiques, psychologiques, sexuelles - ou exposés à des violences conjugales, ces unités hospitalières permettent aussi de structurer la prise en charge et d'éviter des ruptures de parcours.

D'après une dépêche AFP publiée le 15 octobre 2026.

Sources

Commentaires

Ajouter un commentaire
En cliquant sur "Ajouter un commentaire", vous confirmez être âgé(e) d'au moins 16 ans et avoir lu et accepté les règles et conditions d'utilisation de l'espace participatif "Commentaires" . Nous vous invitons à signaler tout effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament en le déclarant en ligne.
Pour recevoir gratuitement toute l’actualité par mail Je m'abonne !