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Méthode. Une étude chinoise de non-infériorité s'est intéressée à la question de l'épargne cortisonique dans les chimiothérapies hautement émétisantes, avec 644 patients naïfs de chimiothérapie randomisés en 3 bras (1:1:1) pour leur premier cycle. Tous recevaient du NEPA (nétupitant + palonosétron) oral 1 heure avant avec de l'olanzapine 5 mg de J1 à J4. À cette prophylaxie s’ajoutait en fonction du bras de randomisation soit rien (bras sans corticoïdes, n=214), soit de la dexaméthasone 6 mg à J1 seul (n=213), soit le schéma de référence avec 12 mg à J1 puis 8 mg de J2 à J4 (n=217). Le critère de jugement principal était le taux de réponse complète 0-120 heures (absence de vomissement et de prise de traitement de secours), et les critères secondaires le taux de réponse complète en phase aiguë et retardée, le taux de contrôle total ainsi que la qualité de vie en lien avec les nausées et vomissements jusqu’en phase très retardée (168 heures).
Résultаts. La non-infériorité est démontrée pour les deux bras allégés versus le bras de référence (p=0,004 et p=0,013). Pas de différence non plus sur la réponse complète en phase aiguë, en phase retardée ou le contrôle total. En revanche, d’après le questionnaire FLIE, le bras sans corticoïdes fait moins bien en termes de qualité de vie liée aux nausées et vomissements, surtout sur les nausées de J1 à J3. Les effets indésirables des corticoïdes (anxiété, insomnie, hoquet, rash, reflux) sont nettement réduits dans les bras allégés.
Conclusion. L'étude devrait faire évoluer les pratiques, mais avec un point de vigilance : les nausées, encore mal évaluées et mal contrôlées en 2026, ne doivent pas être sacrifiées sur l'autel de l'épargne cortisonique.
Article rédigé par Claire Hélal.
Source | Dexamethasone reduction or omission with NEPA and olanzapine for HEC: a phase III trial. Jian Zhang et al. Abs 12000, ASCO 2026
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