La survie des cancers améliorée par l'exercice physique (méta-analyse)

Une méta-analyse taïwanaise conclut qu'un programme d'exercice physique structuré pour les personnes atteintes de cancer diminue de 23 % les décès et de 26 % les décès spécifiques du cancer. Il est particulièrement recommandé dans les cancers de stade précoce.

1
2
3
4
5
(aucun avis, cliquez pour noter)
Une méta-analyse regroupant 21 essais cliniques et 8 449 patients d'âge moyen de 54 ans.

Une méta-analyse regroupant 21 essais cliniques et 8 449 patients d'âge moyen de 54 ans.SeventyFour / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Un programme d'exercice physique structuré permet aux personnes souffrant d'un cancer, particulièrement d'un cancer de stade précoce, de diminuer significativement la mortalité, selon une méta-analyse publiée par le British Journal of Sport Medicine (groupe BMJ).

L'intérêt potentiel de l'exercice physique chez les personnes ayant un cancer est étudié depuis longtemps, mais jusqu'à présent, on disposait surtout de preuves d'un bénéfice sur la qualité de vie, la fatigue et les capacités physiques, rappellent Chih-Chen Tzang de l'université de Taïpei à Taïwan et ses collègues.

On manquait en revanche de données claires sur un possible effet sur la mortalité, la majorité des études étant observationnelles, avec de nombreuses imprécisions et de grandes variations dans le type d'exercice physique.

Il y a néanmoins eu des études randomisées, mais de taille insuffisante pour conclure. C'est pourquoi les chercheurs taïwanais les ont regroupées dans une méta-analyse, dont ils précisent qu'elle est la première sur ce sujet.

Ce travail a inclus 21 essais cliniques sur des interventions chez des patients cancéreux à base d'exercice physique pratiqué de façon structurée (aérobique, en résistance ou les deux), sur un total de 8.449 patients. Il s'agissait principalement de cancers du sein (11 études, 75 % des participants). Les autres cancers étaient digestifs (colorectal, pancréas), de l'ovaire et hématologiques.

Les patients étaient âgés en moyenne de 54 ans et le suivi était en médiane de 64 mois.

L'exercice structuré a permis de diminuer de 23 % les décès, et plus particulièrement de 26 % les décès spécifiques du cancer.

Il y avait également une amélioration de la survie sans maladie.

Les auteurs ont noté un effet plus important quand les cancers étaient de stade précoce.

Ils montrent aussi que l'effet est plus marqué quand l'observance de cette activité physique est plus élevée.

"Notre méta-analyse donne des preuves directes que l'effet d'un exercice physique structuré va au-delà du bénéfice des soins de support et s'étend à des critères d'efficacité habituellement associés à une intervention thérapeutique", commentent les auteurs.

"Les oncologues peuvent raisonnablement recommander l'exercice physique dans le cadre des soins oncologiques", particulièrement dans les cancers de stade précoce où, d'une part, il y a une intention curative et où, d'autre part, une participation soutenue des patients est plus facilement atteignable.

Ils estiment néanmoins que d'autres études doivent être conduites pour améliorer les connaissances et établir les meilleurs programmes d'exercice physique, car les études incluses dans la méta-analyse étaient hétérogènes quant aux modalités d'exercice.

D'après une dépêche publiée par APMnews le 16 septembre 2026.

Sources

Commentaires

Ajouter un commentaire
En cliquant sur "Ajouter un commentaire", vous confirmez être âgé(e) d'au moins 16 ans et avoir lu et accepté les règles et conditions d'utilisation de l'espace participatif "Commentaires" . Nous vous invitons à signaler tout effet indésirable susceptible d'être dû à un médicament en le déclarant en ligne.
Pour recevoir gratuitement toute l’actualité par mail Je m'abonne !