Une mission d'inspection sur le concours d'internat en médecine après des allégations de fraude

Le gouvernement a décidé le 15 septembre de tirer au clair les soupçons de fraude lors des Ecos 2026 après des allégations circulant sur les réseaux sociaux. La veille, le CNG avait publié les résultats d'une étude rassurante sans convaincre complètement les étudiants.

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Les Ecos sont des épreuves pratiques mises en place pour les étudiants en médecine depuis 2024.

Les Ecos sont des épreuves pratiques mises en place pour les étudiants en médecine depuis 2024.javi_indy / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Le gouvernement a lancé une "mission d'inspection flash conjointe" sur la dernière édition du concours d'internat en médecine, alors que des allégations de fraude circulent sur les réseaux sociaux, a-t-il annoncé ce 15 septembre.

"Compte tenu de l'importance de ces épreuves pour les étudiants en médecine et afin de garantir une transparence totale", les ministres de la Santé Stéphanie Rist et de l'Éducation supérieure Philippe Baptiste "ont décidé de lancer une mission d'inspection flash conjointe de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR)", ont-ils indiqué dans un communiqué de presse commun.

"Les conclusions de cette mission seront remises aux ministres le 15 octobre", précise le communiqué de presse.

"À ce stade, aucun élément ne permet d'établir l'existence d'une fraude ou d'une tricherie massive", précise le communiqué. "En l'état des éléments disponibles, les résultats des épreuves pour la rentrée 2026-2027, ainsi que les affectations des futurs internes (...) ne sont pas remis en cause".

Les allégations de fraude sont apparues au début de l'été dans une lettre anonyme d'un étudiant présumé, circulant sur les réseaux sociaux.

Elles concernent les examens cliniques objectifs structurés (Ecos), les épreuves orales du concours de l'internat qui ont lieu chaque année depuis 2024 à la fin du printemps, plusieurs mois après les épreuves écrites à l'automne.

Selon l'auteur de la lettre, des sujets et grilles de correction ont circulé avant l'examen, donnant un avantage à ceux qui les ont obtenues.

Le 14 septembre au soir, l'instance organisatrice du concours a démenti ces accusations, après avoir mené ses propres investigations.

Ainsi, "les allégations selon lesquelles ‘des centaines d'étudiants’ auraient gagné 4 000, 5 000 ou 6 000 places" après les épreuves orales "sont démenties", a indiqué le Centre national de gestion de la fonction publique hospitalière (CNG) dans un communiqué.

Selon le CNG, moins de 2 % des candidats (sur 10 500) ont progressé de plus de 2 000 places après les Ecos.

Selon les ministères de la Santé et de l'Éducation supérieure, la mission indépendante "aura pour objectif d’établir précisément les faits, de lever tout doute et d’examiner les conditions d’organisation et de sécurisation" des épreuves orales.

"Elle devra également identifier, le cas échéant, les améliorations susceptibles de renforcer encore la robustesse et la sécurité de ces épreuves à l’avenir", indique le communiqué de presse.

Le rang au concours de l'internat détermine la spécialité qu'un étudiant peut choisir, certaines spécialités n'étant accessibles qu'avec un très bon classement.

D'après une dépêche publiée par l'AFP le 15 septembre 2026.

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