Des cas d'Ebola déclarés dans des établissements scolaires suscitent l'inquiétude des familles. Alphorom / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
Plus de 7 000 cas d'Ebola ont été recensés en République démocratique du Congo (RDC), pays frappé par la pire épidémie de son histoire, selon les données des autorités congolaises consultées par l'AFP ce 12 septembre.
La RDC a déclaré mi-mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d'Ebola, une maladie extrêmement meurtrière qui a déjà tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.
Partie de la province de l'Ituri (nord-est), la flambée actuelle touche des régions de l'est et du nord de la RDC, reculées et troublées, où la riposte sanitaire est dépassée par l'explosion des cas.
Elle s'est étendue cette semaine à une septième province, le Sud-Ubangui, frontalière de la Centrafrique et du Congo-Brazzaville.
À ce jour, 7 022 cas dont 3 398 décès et 1 671 guérisons ont été recensés par les autorités congolaises depuis le début de l'épidémie.
L'épicentre demeure l'Ituri, où la grande majorité des cas ont été recensés.
Des cas d'Ebola y ont été signalés dans des établissements scolaires, quelques jours après la rentrée des classes, suscitant l'inquiétude des parents et acteurs de la riposte, selon des responsables du secteur de l'éducation sous couvert de l'anonymat.
"Nous sommes très inquiets car nous ne savons pas quel enfant vient de quelle famille ni quel est l’état de santé des membres de cette famille", a déclaré à l'AFP Angele Magani, mère d’un écolier à Bunia, capitale de la province.
"Nous avons tellement peur, même si les autorités scolaires nous rassurent sur les dispositifs sanitaires mis en place", a-t-elle ajouté.
"Il y a un dispositif de lavage obligatoire des mains avec du savon" et "nous avons également tout fait pour avoir au maximum 30 élèves par salle", a assuré à l'AFP Roger Mungimbo, un responsable scolaire à Bunia.
"Nous sensibilisons régulièrement les enfants à ne pas se toucher, à ne pas se saluer, à se laver régulièrement les mains", a-t-il indiqué.
Les organisations chargées de la riposte estiment les financements largement insuffisants pour assurer le suivi et l'isolement des malades en RDC.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé ce 8 septembre que 5 000 personnels de santé supplémentaires étaient nécessaires pour faire face à l'épidémie.
Plusieurs traitements et vaccins sont à l'essai contre le virus Bundibugyo, à l'origine de la flambée actuelle, contre lequel il n'existe aucun vaccin ni traitement homologués à ce jour.
D'après une dépêche publiée par l'AFP le 12 septembre 2026.
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