L'OMS a en ligne de mire trois vaccins Ebola pour des essais cliniques contre la souche Bundibugyo.Kitsawet Saethao / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué ce 2 septembre espérer que des essais cliniques de vaccins contre Ebola pourront débuter en République démocratique du Congo (RDC) dès octobre ou novembre.
Partie de la province reculée de l'Ituri (nord-est), l'épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo, contre laquelle il n'existe aucun vaccin ni traitement homologués à ce jour.
Plusieurs traitements et vaccins sont à l'essai contre la souche Bundibugyo.
"Deux nouveaux vaccins contre le virus Bundibugyo font actuellement l'objet d'essais au Royaume-Uni et au Canada afin de vérifier qu'ils sont sûrs", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation à Genève.
"Il existe également un vaccin homologué contre le virus Ebola Zaïre - l'espèce responsable de la plupart des épidémies d'Ebola survenues par le passé -, mais nous ne savons pas s'il est efficace contre le virus Bundibugyo", a-t-il souligné.
Il a expliqué que "l'OMS travaille avec ses partenaires pour permettre le lancement en RDC, dès octobre ou novembre, d'essais visant à évaluer l'efficacité des trois vaccins".
"Étant donné que l'Ervebo est un vaccin homologué (contre la souche Zaïre), ce sera probablement le premier à être testé dans le cadre de ces essais", a souligné Kate O'Brien, directrice du département Vaccination de l'OMS.
L'épidémie, déclarée officiellement mi-mai, sévit dans des zones troublées de l'est et du nord-est de la RDC. À ce stade, le virus a causé 3 007 décès et contaminé 6 186 personnes, avec un taux de létalité de 48,6 %, selon les chiffres publiés par l'Institut national de santé publique congolais (INSP).
Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. La pire épidémie enregistrée auparavant en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés, entre 2018 et 2020.
La riposte sanitaire, qui manque de moyens, est dépassée par l'explosion des cas et se heurte à une défiance d'une partie des communautés.
Un lot de 16 250 doses du vaccin Ervebo, destinées en priorité aux soignants et aux personnels en première ligne, est arrivé fin août en RDC et la vaccination a débuté dans la foulée à Kisangani, capitale de la province de la Tshopo (nord-est).
Dans ses recommandations publiées le 1er septembre au soir, l'OMS préconise pour l'heure de n'utiliser l'Ervebo contre la souche Bundibugyo que dans le cadre d'essais cliniques visant à en évaluer l'efficacité.
Pour les soignants et personnels en première ligne, une vaccination ne devrait être envisagée que dans le cadre d'un protocole de recherche, ou si un registre fiable permet d'identifier et de suivre les personnes vaccinées, selon l'OMS.
D'après une dépêche publiée par l'AFP le 2 septembre 2026.
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