Une nouvelle définition des différents types d'infarctus du myocarde

La définition de l'IDM a été simplifiée avec une classification en trois catégories et non plus en 7 sous-types : infarctus primaires, secondaires ou liés à une procédure. 

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La nouvelle définition vise à rendre le diagnostic plus clair pour les patients et les cliniciens. 

La nouvelle définition vise à rendre le diagnostic plus clair pour les patients et les cliniciens. korawat thatinchan / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Une nouvelle définition de l'infarctus du myocarde, qui classe désormais les différents types d'infarctus en trois catégories, est présentée au congrès de l'European Society of Cardiology (ESC) à Munich.

Publié dès le 28 août 2026 dans l'European Heart Journal et le Journal of the American College of Cardiology (JACC), ce travail réalisé par des représentants de 12 pays de cinq continents est conjoint à l'ESC, l'American College of Cardiology (ACC), l'American Heart Association (AHA) et la World Heart Federation (WHF) et est également aligné sur la classification internationale des maladies, l'International Classification of Diseases (ICD)-11.

Il y avait eu jusqu'à présent quatre travaux successifs de définition universelle de l'infarctus, le premier datant de 1979 et le plus récent de 2018. Cela avait conduit notamment à l'individualisation de quatre, puis sept sous-types d'infarctus, en fonction de l'étiologie. Mais l'utilisation en pratique de ces définitions s'était avérée difficile.

Désormais, les infarctus du myocarde seront classés en trois catégories, qui cette fois sont fondées sur la situation dans laquelle apparaît chaque infarctus : les infarctus primaires, secondaires et liés à une procédure.

Les infarctus primaires sont ceux qui surviennent spontanément et sont liés à un problème artériel aigu.

Ils sont le plus souvent causés par une rupture de plaque d'athérosclérose qui entraîne une thrombose, mais il y a d'autres causes, comme une dissection spontanée d'une artère coronaire, une embolie coronaire ou un spasme. Les diagnostics différentiels peuvent être faits par coronarographie, imagerie intravasculaire ou épreuve fonctionnelle.

Les infarctus secondaires sont la conséquence d'une autre pathologie. Il n'y a pas de pathologie coronaire aiguë, mais soit une obstruction coronaire de plus de 70 % non aiguë, soit une anomalie de la mobilité de la paroi myocardique, ou une absence de myocarde viable.

Cela peut être dû à un déséquilibre dans la demande d'oxygène, causé par exemple par une hypotension… ou à l'inverse une hypertension sévère, ou encore par une tachycardie.

Les infarctus liés à une procédure sont ceux qui surviennent dans le mois suivant une intervention comme la pose d'un stent, un pontage coronaire ou un remplacement valvulaire.

Les auteurs de ce nouveau texte de référence notent que dans les trois catégories, selon le diagnostic final, le traitement sera différent. Mais globalement, que l'infarctus soit athérothrombotique ou ait une autre cause, dans les trois situations, "l'approche initiale d'évaluation des patients est similaire".

De plus, en simplifiant la classification, ils espèrent "rendre le diagnostic plus clair pour les patients comme pour les cliniciens". Par ailleurs, l'alignement avec l'ICD-11 permettra, en santé publique, une meilleure reconnaissance de l'infarctus du myocarde, car auparavant, les classifications des sociétés savantes et la classification internationale n'étaient pas cohérentes entre elles.

D'après une dépêche publiée par APMnews le 28 août 2026.

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