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L'agence sanitaire de l'Union africaine (Africa CDC) a annoncé ce 6 août vouloir injecter massivement le vaccin contre la souche Zaïre du virus Ebola aux populations des zones de RDC où sévit une épidémie de fièvre hémorragique, même si le variant Bundibugyo en cause est différent, car le vaccin semble empêcher la mortalité.
La République démocratique du Congo (RDC) a déclaré le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, une 17e épidémie d'Ebola. Partie de la province de l'Ituri (nord-est), elle s'est propagée à plusieurs provinces du nord-est et de l'est, notamment celle du Nord-Kivu.
Un total de 3 973 cas confirmés, dont 1 801 décès, ont été signalés par les autorités de la RDC depuis le début de l'épidémie. Un bilan qui dépasse déjà, en deux mois, la flambée la plus meurtrière connue par le pays, qui avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés entre 2018 et 2020.
Mais si un vaccin a été développé contre la souche Zaïre du virus Ebola, aucun vaccin ni traitement spécifique n'est pour l'instant disponible pour le variant Bundibugyo qui sévit actuellement dans l'est de la RDC.
"Nous avons décidé, sur la base de toutes les données disponibles, d'étendre le vaccin contre la souche Zaïre à l’ensemble de la population de l'Ituri et du Nord-Kivu", a annoncé le Dr Jean Kaseya, le directeur général de l'Africa CDC, lors d'une conférence de presse en ligne.
Selon lui, les patients vaccinés contre la souche Zaïre continuent de contracter la maladie provoquée par la souche Bundibugyo mais ont des symptômes légers et n'en meurent pas.
"Nous n’avons observé aucun décès parmi les personnes vaccinées", a-t-il expliqué.
"Tous les décès que nous enregistrons aujourd’hui concernent des personnes non vaccinées", a ajouté le Dr Kaseya qui n'a toutefois pas précisé combien de doses du vaccin étaient disponibles quand des millions de Congolais semblent visés par cette mesure.
Le directeur général de l'Africa CDC a par ailleurs annoncé vouloir "étendre l'utilisation du remdesivir", un antiviral, en RDC au vu des bons résultats observés en Ouganda, pays qui a réussi à rapidement contenir un début d'épidémie due à des cas venus de la RDC voisine.
"Si le taux de létalité en Ouganda est de 10%", c’est "principalement parce que (les autorités ougandaises) ont utilisé le remdesivir pour toutes les personnes malades et pour les personnes qui étaient des cas contacts", a-t-il assuré.
L'Ouganda a annoncé mi-juillet ne compter plus aucun malade contaminé par le virus Ebola, le dernier patient recensé étant alors sorti guéri de l'hôpital.
Selon le ministère ougandais de la Santé, l'Ouganda a enregistré 20 contaminations confirmées et deux des patients sont décédés, les autres ayant tous guéri.
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