Les physalies, très urticantes, de retour sur les plages du Sud-Ouest

Source :AFP
Date de publication :04 août 2026
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Mark Kostich / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

La baignade est régulièrement interrompue depuis fin juillet sur des plages du littoral aquitain en raison de la présence dans l'eau de physalies, un invertébré marin aux filaments urticants, les autorités locales appelant à la prudence.

"La piqûre peut être très douloureuse et entraîner des effets graves. Ne la touchez jamais, même morte", prévient la préfecture des Pyrénées-Atlantiques sur Facebook, alors que la presse régionale a fait état de fermetures temporaires du bassin d'Arcachon à la côte basque.

"Toutes les plages de la côte landaise sont concernées mais on n'a pas eu d'échouages massifs", a déclaré ce 4 août 2026 à l'AFP Julien Lalanne, du Syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL), appelant à "éviter la psychose". "L'été dernier, elles étaient arrivées d'un coup et étaient reparties d'un coup", a ajouté le sauveteur.

Venues des eaux tropicales, les physalies, reconnaissables à leur couleur bleutée, sont portées par le vent en direction des plages. Non mortelles, leurs piqûres provoquent parfois une douleur "très aigüe" et mobilisent les sauveteurs qui, ne pouvant plus surveiller la baignade, sont contraints de hisser temporairement le drapeau violet ou rouge.

Le protocole est bien rôdé: les sauveteurs soulagent la douleur en appliquant de la mousse à raser sur les piqûres, puis raclent les résidus de filaments avec une carte bancaire, avant de rincer le tout à l'eau de mer vinaigrée. Pour prévenir les blessures, ils pêchent à l'épuisette ces animaux dont l'arrivée est imprévisible et tentent de détecter les bancs au large sur des jets-skis.

Interrogée par l'AFP en 2025, une médecin du centre anti-poison au CHU de Bordeaux estimait que les complications graves – tétanie musculaire, voire détresse respiratoire, pouvant entraîner la noyade – surviennent "dans 8 à 10% des cas". Sept patients sur dix décrivent une douleur d'une à deux heures, "pire qu'un accouchement sans péridurale", précisait-elle.

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