Les chances cumulées de naissances sont réduites en présence d'un endométriome

Une étude présentée à l'ESHRE montre que la présence d'un endométriome réduit significativement les chances cumulées de naissance vivante en FIV. Son impact va au-delà de la réserve ovarienne, en affectant aussi la qualité ovocytaire et la réceptivité endométriale.

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Les endométriomes sont connus pour altérer les résultats de la FIV avec ou sans ICSI.

Les endométriomes sont connus pour altérer les résultats de la FIV avec ou sans ICSI. peakSTOCK / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Chez les femmes ayant recours à une fécondation in vitro (FIV), la présence d'un endométriome était associée à un taux cumulé de naissances vivantes plus faible, selon une étude de cohorte rétrospective présentée la semaine du 6 juillet 2026 au congrès de l'European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) à Londres.

Les endométriomes, kystes ovariens retrouvés dans environ 30 % à 40 % des cas d'endométriose, sont connus pour altérer les résultats de la FIV avec ou sans injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI), mais des résultats contradictoires ont été rapportés dans la littérature scientifique quant à leur impact indépendant sur la qualité ovocytaire, le potentiel d'implantation et, plus particulièrement, le taux cumulé de naissances vivantes, a rappelé Jing Wang du Premier hôpital affilié de l'Université médicale de Nankin (Chine).

Elle a mené avec ses collègues une étude pour évaluer l'impact des endométriomes sur les résultats de FIV, avec ou sans ICSI, dans cinq hôpitaux universitaires en Chine.

Cette étude a inclus des patientes infertiles ayant réalisé leur premier cycle de FIV entre 2013 et 2019, dont 2.260 femmes présentant un endométriome et 6.750 femmes appariées.

S'agissant des marqueurs de la réserve ovarienne, le taux d'hormone anti-müllérienne (AMH) était significativement plus faible dans le groupe présentant un endométriome (4,3 ng/mL versus 4,7 ng/mL), tout comme le nombre de follicules antraux (11,2 vs 13,7).

Par rapport au groupe contrôle, le groupe avec endométriome présentait une réduction du nombre d'ovocytes ponctionnés (11 vs 12), d'embryons transférables (5,4 vs 6,4) et de blastocystes (1,7 vs 2). Les chercheurs ont aussi relevé des taux plus faibles d'implantation (50 % vs 53,2 %), de grossesse clinique par transfert (63,1 % vs 65,5 %) et de naissances vivantes par transfert (46,2 % vs 49,3 %, -16 %).

Ils ont observé un taux cumulé de naissances vivantes dans les deux années suivant la ponction ovocytaire significativement plus faible chez les femmes présentant un endométriome par rapport aux femmes du groupe contrôle (57,1 % vs 61,9 %).

Les femmes présentant un endométriome avaient ainsi une probabilité significativement réduite de 18 % d'obtenir une naissance vivante. Cette diminution concernait principalement les femmes âgées de 35 ans ou moins (59,2 % vs 64,8 %).

"Ces résultats suggèrent que l'endométriome altère les résultats de la FIV au-delà de la seule diminution de la réserve ovarienne, probablement en affectant la qualité ovocytaire et/ou la réceptivité endométriale", concluent les chercheurs.

Pour Jing Wang, un protocole long par agoniste de la GnRH avant le début de la stimulation ovarienne contrôlée pourrait atténuer ces effets sur le taux cumulé de naissances vivantes.

D'après une dépêche publiée dans APMnews le 13 juillet 2026.

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