Les agressions de pharmaciens d'officine en baisse de 13 % en 2025

En 2025, 468 agressions contre des pharmaciens ont été déclarées. Les atteintes aux personnes représentent 71 % des cas, et 16 % pour les atteintes aux biens. Les régions les plus touchées sont l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Île-de-France et les Hauts-de-France.

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Dans 18 déclarations, une ou plusieurs armes ont été utilisées lors de l'agression.

Dans 18 déclarations, une ou plusieurs armes ont été utilisées lors de l'agression.Ocskaymark / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

En 2025, 468 déclarations d'agressions contre des pharmaciens ont été recensées, soit une baisse de 12,6 % par rapport à 2024, a observé le Conseil national de l'ordre des pharmaciens (Cnop) dans son bilan annuel de sécurité publié le 4 juin 2026.

Le nombre d'agressions déclarées à l'ordre n'avait pas baissé depuis 2022. Dans le détail, en 2025, 451 déclarations d'agression ont concerné des officines, trois des pharmacies à usage intérieur (PUI), de service départemental d'incendie et de secours (Sdis) ou de centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa). Une déclaration a été réalisée par un laboratoire de biologie médicale, et trois par des structures dispensatrices d'oxygène à domicile.

Les régions les plus touchées sont l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Île-de-France et les Hauts-de-France.

Pour l'ensemble des déclarations d'agressions de pharmaciens de tout métier, 71 % ont porté sur des atteintes aux personnes, 13 % des atteintes aux personnes et aux biens et 16 % des atteintes aux biens exclusivement.

84 % des atteintes ont été des injures, des menaces ou des agressions physiques. « Dans ces situations, seuls 16,8 % des pharmaciens déclarants indiquent avoir porté plainte », a indiqué le Cnop. Une forte proportion des atteintes aux personnes ne donne donc pas lieu à une procédure judiciaire de la part de la victime. « L'ordre prend acte de cette réalité, il l'entend et s'emploie à proposer un accompagnement adapté aux pharmaciens », a-t-il affirmé.

18 déclarations ont mentionné l'utilisation d'une ou de plusieurs armes lors de l'agression (en officine), dont 10 avec arme blanche (couteau, seringue…), trois avec arme à feu et quatre avec un autre type d'arme.

Les atteintes aux personnes ont été motivées principalement en officine par le refus de délivrance, « l'impatience de l'agresseur puis les difficultés liées à la dispensation de stupéfiants ou assimilés », a listé l'ordre.

Si plus de 99 % des agressions ont eu des conséquences psychologiques chez les pharmaciens, la majorité d'entre elles n'a nécessité ni hospitalisation, ni arrêt de travail (95,9 %). 3,9 % des déclarations ont fait état d'un arrêt de travail à la suite d'une agression.

Le Cnop a expliqué qu'il agissait sur ce sujet avec un réseau de référents sécurité « renforcé par des formations dédiées ». En 2025, 122 référents sécurité ont pris contact avec 413 pharmaciens ayant déclaré une agression de manière nominative. Un groupe de travail a également été créé cette année pour mieux adapter la réponse de l'ordre aux attentes des pharmaciens.

Le Cnop agit aussi au niveau judiciaire. 12 affaires de 2025 ou antérieures ont été jugées, aboutissant à la condamnation des auteurs, et le Cnop a été reconnu partie civile dans 11 d'entre elles.

D'après une dépêche publiée dans APMnews le 4 juin 2026.

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