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Nous avons déjà évoqué les bienfaits « collatéraux » que des études, de plus en plus nombreuses, attribuent aux vaccins (actualités des 11/08/2025, 12/09/2025 et 10/11/2025). Parce qu’ils protègent contre des infections aux conséquences immédiates ou à long terme parfois méconnues et qu’ils contribuent à maintenir l’immunité en état de fonctionnement, les vaccins semblent limiter les conséquences de processus inflammatoires ou métaboliques impliqués dans différentes pathologies associées à l’avancée en âge, touchant les systèmes vasculaire et neurologique.
Une nouvelle étude menée sur plus de 10 ans au Danemark vient conforter ce constat (1). Dans une population d’individus âgés de plus de 40 ans ayant présenté un premier infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral dans l’année qui a suivi une infection grippale confirmée par PCR, elle confirme que l**’infection augmente transitoirement le risque** de survenue de ces accidents, essentiellement durant la première semaine suivant le diagnostic. Cet effet a déjà été décrit dans des études antérieures, qui ont observé que l’incidence des accidents, surtout cardiaques, augmentait quelques jours après le début de l’infection, pouvant atteindre 6 fois celle constatée chez les personnes non infectées, avant de revenir à un niveau de base en quelques semaines.
Il est bien établi que, chez les personnes vaccinées contre la grippe qui ne font pas d’infection, il n’y a pas d’augmentation du risque de survenue d’accidents vasculaires par rapport à une population témoin (2). Au-delà, la nouvelle étude montre que chez les personnes vaccinées qui sont malgré tout infectées, le vaccin apporte une protection : l’augmentation du risque dans les jours qui suivent l’infection est moitié moindre que chez les personnes infectées non vaccinées.
Les auteurs de l’étude reconnaissent plusieurs limitations et biais possibles, et que certaines questions restent pour l’instant sans réponse. En particulier, ils n’ont pas été en mesure d’évaluer l’effet du délai écoulé entre vaccination et survenue d’un accident vasculaire, ni celui de la composition du vaccin, normodosé ou surdosé, et de sa correspondance avec les souches virales en circulation. De nouvelles études devront donc être menées pour préciser l’observation, qui devrait d’ores et déjà encourager les autorités de santé à promouvoir toujours plus la vaccination.
Références
- R. Croci, J.J. Young et coll. Influenza vaccination attenuates acute myocardial infarction and stroke risk following influenza infection: a register-based, self-controlled case series study, Denmark, 2014 to 2025
- B. Behrouzi, D.L. Bhatt et coll. Association of Influenza Vaccination With Cardiovascular Risk
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