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Près d’une personne sur deux en difficulté psychologique n’en parle à personne, selon une étude

Source :AFP
Date de publication :26 mars 2026
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fizkes / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

Près d’une personne sur deux ayant souffert de difficultés psychologiques, en particulier les personnes âgées, dépressives ou issues de milieux ouvriers et ruraux, n’en parlent ni à leur entourage ni à un professionnel de santé, selon une étude.

Publiée mardi par Santé publique France (SpF), cette étude présente les derniers résultats de l'enquête CoviPrev lancée en 2020, qui a sondé en 2022 et 2023, 2.919 personnes - sur un total de 8.010 individus interrogés - ayant déclaré avoir ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques sur les douze derniers mois.

Il en ressort qu'une proportion élevée de ces personnes -49% soit près d'une sur deux-, ont déclaré n'en avoir "parlé à personne, ni à leur entourage ni auprès de professionnels de santé".

Celles ayant le moins souvent parlé de leur mal-être étaient les hommes âgés de plus de 65 ans (41%), les personnes présentant un état dépressif (44%), celles vivant en milieu rural (47%) et les ouvriers (46%).

Les personnes de l'autre moitié de l'échantillon (51%), elles, s'étaient confiées à un professionnel de santé ou de santé mentale (29%), un membre de leur famille (25%), un/une ami(e) 19%, un(e) collègue de travail (7%) ou des canaux de communication alternatifs: ligne d'écoute téléphonique, réseaux sociaux, association...(9%).

Les individus ayant communiqué sur leurs difficultés psychiques étaient bien plus nombreux parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures (59%), les personnes se percevant en bonne situation financière (54%), les jeunes de moins de 35 ans (57%), les femmes (53%), les personnes en emploi (53%).

Ces résultats montrent "l'importance de déployer des actions pour faciliter la parole autour de la souffrance psychique et réduire la stigmatisation", avec une "attention particulière" pour les personnes "ayant le moins tendance à s'exprimer à ce sujet", estiment les auteurs de l'étude.

"La pandémie de Covid-19 a fortement altéré la santé mentale des populations à l'échelle mondiale", rappelle l'étude : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a observé une hausse d'environ 25% des troubles anxieux et dépressifs, en particulier chez les femmes et les jeunes.

En France, la prévalence des épisodes dépressifs caractérisés survenus dans l'année a presque doublé chez les 18-24 ans, passant de 11,7% en 2017 à 20,8% en 2021, a documenté Santé publique France.

D'après une dépêche AFP publiée le 24 mars 2026.

ref/eva/ito/fio

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