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Le traitement de première ligne métastatique des cancers du sein HER 2 + consiste à un double blocage HER2 avec du trastuzumab et pertuzumab associé à une chimiothérapie par taxol.
Les résultats de DESTINY Breast 03 retrouvaient une supériorité du trastuzumab deruxtecan (TDXd, anticorps anti HER 2 conjugué à un inhibiteur de topoisomérase I) par rapport au TDM première en deuxième ligne de traitement.
L’étude Destiny-breast 09, dont les résultats intermédiaires présentés ci-dessous évaluent l’utilisation du trastuzumab deruxtecan combiné ou non au pertuzumab en première ligne de traitement métastatique.
Cette étude de phase III, multicentrique, randomisée, internationale a inclus 1157 patientes reparties en 3 groupes :
T-DXd + pertuzumab,
traitement standard par THP (taxol, trastuzumab, pertuzumab)
T-DXd + placebo (résultats non présentés dans cette étude).
Le critère de jugement principal est la survie sans progression.
Nous présenterons les résultats intermédiaires du bras T-DXd + Pertuzumab versus THP.
Cette étude intermédiaire retrouve une PFS médiane à 40,7 mois pour le bras T-DXd + pertuzumab vs 26,9 mois pour le bras standard (HR : 0.56, IC 95% 0.44-0.71, p<00001).
À 24 mois, 70% des patientes sous TDXd + pertuzumab étaient sans progression vs 52% dans le bras THP.
Le bénéfice était également retrouvé selon le statut hormonal et la présence de métastases cérébrales.
Le profil de sécurité retrouvait un taux comparable de toxicité grade ≥3 (63,5% dans le bras TDXd + pertuzumab versus 62,3% dans le bras THP).
À noter 12,1% de toxicité interstitielle pulmonaire tout grade confondu avec 2 cas de décès avec le TDXd.
Au total, ces résultats semblent suggérer un bénéfice de survie sans progression à effectuer le TDXd + pertuzumab en première ligne de traitement.
Toutefois, ce traitement étant déjà disponible en 2ème ligne métastatique, il est nécessaire d’attendre des résultats complémentaires notamment la PFS 2 (PFS après la 2ème ligne de traitement) afin de décider de la meilleure stratégie thérapeutique pour ces patientes.
Article rédigé par le docteur Laure Blondet.
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