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Grossesse : un rapport de sage-femmes préconise "trois parcours" selon le niveau de risque

Source :AFP
Date de publication :18 mars 2026
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fizkes / iStock / Getty Images Plus / via Getty Images

La périnatalité ne doit pas être structurée "uniquement" autour des "situations très complexes" alors qu'une majorité de grossesses sont "physiologiques" (sans pathologie), a plaidé mardi le collège national des sage-femmes, proposant "trois parcours" de suivi selon le niveau de risques.

Pour réformer le secteur de la périnatalité et tenter de résorber une mortalité infantile croissante en France, le gouvernement a récemment demandé à trois experts de lui faire des recommandations d'ici juin. Mardi, le collège national des sage-femmes (CNSF) a publié son propre rapport après une "large concertation" interne et auprès d'associations adhérentes.

Aujourd'hui, "un couple peut consulter une sage-femme, un gynécologue-obstétricien ou un médecin généraliste", mais il est fréquent "que des sages-femmes suivent des grossesses pathologiques et des gynécologues-obstétriciens des grossesses physiologiques", note le CNSF, défendant des rôles mieux identifiés et correspondant "aux compétences de chacun".

Environ "80% des grossesses relèvent du bas risque", pointe le CNSF.

Le rapport propose donc de créer trois parcours distincts: "Bas risque, à risque et pathologique". Le suivi du bas-risque, qui reste à définir, serait assuré principalement par des sage-femmes dans une "offre diversifiée de lieux de naissance" (maternités, maisons de naissance, domicile), suggère le collège.

Les deux autres niveaux de risque "impliquent une prise en charge spécifique" en "équipes pluridisciplinaires" (gynécologues-obstétriciens, pédiatres, anesthésistes-réanimateurs, etc), ajoute-t-il.

Autre préconisation: "Aménager des espaces dédiés" au bas-risque et renforcer les effectifs de sages-femmes et auxiliaires de puériculture dans les maternités à fort volume de naissances pour "éviter une surmédicalisation des accouchements" ne la nécessitant pas.

Côté prévention, le CNSF suggère de systématiser la consultation préconceptionnelle, qui existe mais reste mal connue, et de rendre obligatoire en début de grossesse le "bilan prénatal" et la "désignation d’une sage-femme référente".

Il appelle aussi à "renforcer la place du coparent", en permettant notamment au futur père "de s’absenter pour l’ensemble des examens médicaux obligatoires du suivi" et en aménageant les chambres de maternité pour son accueil.

Le rapport plaide encore pour un suivi postnatal plus robuste pour "la mère et le soutien à la parentalité", "couvrant au moins les six premiers mois de l’enfant".

Il appelle également à diverses revalorisations salariales, notamment pour les unités chargées des urgences obstétricales ou les actes techniques d'accouchement, et à faciliter "l'accès à une activité mixte ville-hôpital" aux sage-femmes.

D'après une dépêche AFP publiée le 17 mars 2026.

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