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Malgré les bénéfices apportés par l’immunothérapie et les thérapies ciblées, l’émergence de résistance représente un défi thérapeutique important chez les patients suivis pour un cancer de l’estomac non résécable. La claudine 18.2 (CLDN18.2) est surexprimée chez 40% des patients. La chimiothérapie en association à un anti-CLDN18.2, le zolbetuximab, est indiquée en première ligne du cancer de l’estomac non résécable HER2- CLDN18.2+ mais nécessite un schéma d’administration rapproché et des toxicités nombreuses. La thérapie cellulaire par récepteur antigénique chimérique (CAR-T cell) anti-CLDN18.2 semble être une piste intéressante dans cette indication.
L’étude CT041-ST-01 est une étude de phase 2 multicentrique incluant des patients ayant reçu deux lignes de traitement (dont taxanes ou anthracyclines, platines et 5-FU) pour un cancer de l’estomac ou de la jonction gastro-œsophagienne non résécable CLDN18.2+ HER2-.
Les patients étaient randomisés en ouvert en 2 : 1 entre l’administration de satri-Cel, un CAR-T anti-CLDN18.2, ou un traitement au choix du médecin, et était stratifiés sur l’administration antérieure d’anti-PD-1/anti-PD-L1, la présence de métastases hépatiques, et le performans status (PS).
156 patients ont été randomisés entre mars 2022 et juillet 2024 dans 24 centres en Chine. L’étude était positive sur son critère de jugement principal avec une SSP médiane de 3.25 mois versus 1.77 mois (HR = 0.37, p < 0.0001), avec des résultats concordants dans les sous-groupes. Il y a eu 99 % d’EI de G3-4 dans le groupe Satri-cel versus 63 % dans le groupe de référence. Les EI de G3-4 les plus fréquents dans le groupe Satri-cel étaient la lympho-/leucopénie et la neutropénie. Dans le groupe Satri-cel, il y a eu 95 % de SRC avec 5 % de SRC de G3-4, 1 mort liée à la toxicité et aucun arrêt des traitements pour mauvaise tolérance.
L’administration de CAR-T anti-CLDN18.2 en troisième ligne thérapeutique a montré des résultats encourageants en termes de SSP avec un profil de toxicité compatible avec la réalisation d’études de phase 3. Ces résultats doivent toutefois être répliqués dans d’autres pays, l’étude étant mono-nationale chinoise.
- Par Jeanne Duval -
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