Suspicion de monkeypox à Montréal au Canada

Date de publication : 20 mai 2022
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Médecine des voyages

Médecine des voyages

Au Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) rapporte que 17 cas d'ulcères oraux et génitaux inhabituels possiblement liés au monkeypox (ou variole du singe) ont été signalés dans le Grand Montréal. La Direction régionale de la santé publique enquête actuellement sur les 15 cas survenus chez des résidents de l'île de Montréal.

Les symptômes signalés consistent principalement en des lésions cutanées au niveau de la bouche et des organes génitaux. Jusqu'à présent, aucun des cas sous enquête n'a été gravement malade.

Les autorités sanitaires conseillent aux personnes suspectées d'avoir la maladie de s'auto-isoler à la maison, porter un masque et couvrir leurs blessures lorsqu'elles sont en contact avec d'autres personnes. Les personnes qui ont été en contact étroit (contact sexuel ou vie sous le même toit) avec un cas suspect ou des personnes présentant des symptômes doivent être surveillées pendant 21 jours. Il est recommandé d'éviter tout contact prolongé avec des personnes présentant des symptômes compatibles.

Rappels sur le monkeypox

Le monkeypox est une maladie largement auto-limitante, c'est-à-dire une maladie qui se résout elle-même. Des éruptions cutanées vésiculaires généralisées, de la fièvre et un gonflement douloureux des mâchoires sont des symptômes caractéristiques associés à une infection. Bien qu'il n'y ait pas de médicament spécifique pour traiter la maladie, lorsque des soins de soutien intensifs sont fournis, pratiquement tous les patients se rétablissent complètement, comme nous l'avons vu avec la flambée actuelle.
Le virus Monkeypox est un membre du genre Orthopoxvirus dans la famille des Poxviridae. Les singes ne sont pas les réservoirs du virus. Les principaux réservoirs suspects sont des rongeurs, comme les écureuils (Funisciurus sp. un rongeur arboricole), et des rongeurs terrestres (genres Cricetomys et Graphiurus).

  • L'infection résulte d'un contact direct avec le sang, les fluides corporels, ou des éruptions cutanées d'animaux infectés (manipulation de macaques infectés, ou de rongeurs).
  • La transmission secondaire d'humain à humain, résulte d'un contact étroit avec les excrétions des voies respiratoires infectées, avec les lésions de la peau d'une personne infectée ou avec des objets contaminés récemment. 
  • La transmission entre partenaires sexuels, due à un contact intime lors de rapports sexuels avec des lésions cutanées infectieuses, semble le mode de transmission probable chez les homosexuels.

 

Après une période d'incubation de 6 à 16 jours, la période de l'invasion (0-5 jours), est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête intenses, une lymphadénopathie (gonflement des ganglions lymphatiques), des douleurs musculaires. Puis survient une éruption cutanée sur le visage (dans 95% des cas), sur les paumes des mains et la plante des pieds (75%) et presque simultanément sur le corps. L'éruption se manifeste par des maculopapules (lésions avec un fond plat), puis des vésicules (petites cloques remplies de liquide), et des pustules, suivies par des croûtes. Les symptômes de la variole du singe durent habituellement de 14 à 21 jours.

Il n'y a pas de traitement spécifique pour monkeypox.

Risque pour les voyageursLes voyageurs qui se rendent dans des pays d'Afrique centrale et occidentale qui signalent des cas doivent être conscients du risque d'infection. Cependant, très peu de visiteurs en Afrique seraient atteints du Monkeypox et le risque encouru par la grande majorité des voyageurs est faible. Le principal risque concerne les résidents à long terme des zones touchées.
Les voyageurs dans les pays d'Afrique Centrale ou occidentale sont invités à :

  • éviter tout contact avec les singes et les rongeurs :
  • évitez de consommer de la viande insuffisamment cuite provenant de ces sources ou de toute autre source ;
  • porter des vêtements de protection, y compris des gants, s'il est impliqué dans l'abattage ou le soin des animaux dans les pays touchés ;
  • respecter une hygiène méticuleuse des mains (y compris des gants) s'il visite ou prend soin d'amis et de sa famille malades dans les pays touchés ;
  • consulter un médecin en cas de fièvre ou d'éruption cutanée pendant ou après le voyage dans les pays touchés.

Source : Outbreak News Today.

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