Prostate : la position inébranlable de la HAS

- Date de publication : 05 avril 2012
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Cancer de la prostate : pas de dépistage systématique, même chez les hommes à risque.

patient et médecin

patient et médecin

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. La survenue de cette maladie augmente avec l’âge. Il est la troisième cause de décès par cancer dans la population masculine, après le cancer du poumon et le cancer colorectal.

À plusieurs reprises, l'autorité de santé en charge de définir les orientations en matière de diagnostic et de prévention des maladies (Haute Autorité de santé, HAS) a été interrogée sur l’intérêt de mettre en place un dépistage systématique organisé du cancer de la prostate chez les hommes de plus de cinquante ans (comme celui fait pour le cancer colorectal ou le cancer du sein). À chaque fois, sa réponse a été négative.

Début avril, les experts de la HAS ont renouvelé leur opposition à cette mesure, soulignant le manque de preuve de bénéfices et les conséquences négatives auxquelles ce dépistage expose les patients (des résultats faussement positifs par exemple).

Cette position est-elle la même pour les patients à risque, c’est-à-dire les hommes ayant des cas de cancers de la prostate au sein de leur famille, les hommes d’origine africaine (plus vulnérables face à ce cancer) et les hommes exposés à certains produits chimiques cancérigènes ?

Oui, selon la HAS. En effet, il n’est pas démontré que ces hommes développeront une forme plus grave de cancer de la prostate ou que, en cas de survenue d’un cancer, celui-ci évoluera plus rapidement. En l’absence de symptômes, il n’est donc pas pertinent de pratiquer un dépistage par dosage systématique du PSA (l'antigène prostatique spécifique, un marqueur sanguin qui augmente en cas de cancer de la prostate) chez ces hommes.

Les arguments avancés par la HAS ne satisfont pas certains médecins. Depuis plusieurs années, les campagnes de sensibilisation organisées par certaines associations en faveur d’un dépistage systématique du cancer de la prostate se multiplient. En réponse à ces initiatives non officielles, la HAS insiste sur l’importance d’informer les hommes qui souhaitent un dépistage individuel du cancer de la prostate « afin que chaque homme puisse choisir de se faire dépister ou non en connaissance de cause ».

 

Source : Communiqué : Dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA : intérêt non démontré chez les hommes présentant des facteurs de risque. Haute Autorité de santé, 4 avril 2012.

Sources : EurekaSanté Ancien

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