
Médecine des voyages
A Bali, les efforts visant à endiguer la rage sur l'île ont échoué. Le virus de la rage est retrouvé début septembre 2015 dans 159 villages, contre 155 en juin.
Selon les autorités sanitaires la propagation du virus de la rage est liée au comportement des propriétaires de chiens qui abandonnent leurs animaux en forêt alors qu'ils ne sont pas vaccinés.
Le virus de la rage a également été mis en évidence dans de nombreuses zones touristiques comme Ubud, Gianyar, Kuta et Badung.
Avec cinq décès, Buleleng régence est la région la plus touchée, suivie par trois à Karangasem, deux dans Klungkung et un dans chacun Bangli, Gianyar, Tabanan et Badung. Aucun décès n'a été notifié à Denpasar ou Jembrana.
La dernière victime, décédée le 29 août de rage, mordue par son chien, est un habitant de Karangasem régence (région touristique).
A Bali, la rage canine représente un véritable problème de santé publique avec près de 500 000 chiens dont 25 % sont des chiens errants. Selon les autorités sanitaires, le nombre de décès causés par la rage en 2015 déjà atteint 14 en août, comparativement à un et deux décès respectivement en 2013 et 2014..
La rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.
La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au contact de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue.
Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages.
En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :
- Les soins locaux avec nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
- Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.
La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.
Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.
Source : Safetravel.
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