Insuline glargine et risque de cancer : le rapport bénéfice/risque reste favorable

- Date de publication : 28 février 2014
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Les résultats de l'étude de cohorte de la CNAMTs, prolongée sur une période de 1 an pour évaluer l'éventuel sur-risque de cancer chez les patients diabétiques traités de manière prolongée par insuline glargine, ne permettent pas de conclure à une possible relation entre insuline glargine et risque de cancer. Néanmoins, la surveillance reste de mise.

Coupe histologique de pancreas en vue microscopique.

Coupe histologique de pancreas en vue microscopique.


Une étude de la CNAMTs (Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés), réalisée à la demande de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) dans le but d'évaluer un éventuel sur-risque de cancer lors d'expositions prolongées à l'insuline glargine, n'a pas permis de conclure à une possible relation entre insuline glargine et risque de cancer

Des résultats qui confirment les précédents, tant en France que dans le "Monde"
Cette étude de cohorte a prolongé, sur une période de 1 an, celle précédemment conduite par la CNAMTs, d'après les données du SNIIRAM (Système national d'informations inter-régimes de l'assurance maladie), auprès de 70 000 patients diabétiques de type 2, agés de de 40 à 79 ans, ayant initié un traitement par insuline glargine, détémir ou insuline humaine, avec un suivi moyen d'un peu moins de 3 ans.
Les résultats de cette première étude, publiée dans la revue Diabete's care en février 2013, n'avaient pas mis en évidence d'association significative entre l'insuline glargine et le risque de cancers, toutes localisations confondues ou spécifiques (sein, colon-rectum, prostate). 

A la demande l'EMA (Agence européenne du médicament), le titulaire de l'AMM (autorisation de mise sur le marché) de l'insuline glargine avait par ailleurs réalisé 3 études épidémiologiques dont :
  • 2 études de cohorte, l'une incluant 175 000 patients du Nord de l'Europe, l'autre analysant les données de 140 000 patients aux Etats-Unis ;
  • une étude cas-témoins, menée au Canada, en France et au Royaume-Uni, et comparant un groupe de 775 femmes diabétiques et atteintes d'un cancer du sein à un groupe témoin de patientes diabétiques mais sans cancer du sein.
En mai 2013, le CMUH (Comité européen des médicaments à usage humain) au sein de l'EMA avait conclu que les résultats de ces études ne montraient pas d'augmentation du risque de cancer dans cette population.

Pour mémoire
Ces études avaient été initiées suite à la publication de quatre études observationnelles dans la revue Diabetologia en 2009 dont les résultats avaient suggéré une possible relation entre un traitement par insuline glargine et le risque de survenue de cancers chez les patients diabétiques. Cependant, aucune conclusion n'avait pu être tirée de ces études en regard de leurs importantes limites méthodologiques.

Les conclusions de l'ANSM
L'ANSM conclut dans son point d'information qu'"au vue de l'ensemble des données disponibles, le signal de 2009 n'a pas été confirmé. La surveillance reste néanmoins poursuivie."

Pour aller plus loin

Sources : CNAMts , EMA (European Medicines Agency) , ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament)

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