Les fièvres hémorragiques virales sont dues à des virus présents chez diverses espèces de rongeurs.
Comment se protéger des fièvres hémorragiques virales ?
Les fièvres hémorragiques virales sont des infections qui provoquent toutes, des hémorragies souvent mortelles. La fièvre jaune, la dengue, la fièvre de la vallée du Rift et la fièvre de Crimée-Congo font partie de ces maladies, mais il en existe de nombreuses autres, moins répandues.
La fièvre Ebola et la fièvre de Marburg touchent l’homme, les singes et d’autres mammifères. Depuis leur apparition récente (en 1967 pour Marburg, en 1976 pour Ebola), ces virus voisins ont provoqué plusieurs épidémies dramatiques en Afrique équatoriale (Gabon, Soudan, Côte d’Ivoire, République du Congo, etc.). Elles surviennent néanmoins dans des régions limitées et s’éteignent rapidement. Le risque de contamination pour le voyageur est faible, essentiellement par contact avec des personnes infectées ou avec des espèces animales qui hébergent ces virus sans en présenter les signes.
Pour éviter ces infections (et probablement de nombreuses autres), mieux vaut éviter tout contact avec des carcasses d’animaux sauvages quand on voyage, même lorsque ces animaux font partie des spécialités gastronomiques locales. Par exemple, on a récemment découvert que les chauves-souris, mets apprécié au Congo, étaient les réservoirs du virus Ebola. Restez à l’écart des étals de viande sur les marchés, en particulier dans les pays où on vend de la « viande de brousse » (il s’agit de diverses espèces sauvages, des reptiles aux grands singes).
Des fièvres hémorragiques peuvent également être provoquées par :
- des virus de la famille des Arénavirus (fièvre de Junin en Argentine, fièvre de Machupo en Bolivie, fièvre de Guanarito et fièvre de Sabia au Venezuela, fièvre de Lassa au Nigéria, en Guinée, à la Sierra Leone et au Libéria et, récemment, fièvre Lujo en Afrique du Sud) ;
- des virus de la famille des Hantavirus (par exemple, fièvre de Hantaan et fièvre de Séoul en Extrême-Orient, maladie Sin Nombre dans le sud-ouest des États-Unis, ou fièvre de Puumala de la Scandinavie à la Yougoslavie).
Les arénavirus et les hantavirus sont hébergés par diverses espèces de rongeurs et la contamination humaine se fait à partir de l’inhalation ou de l’ingestion de poussière ou d’aliments contaminés par les déjections de ces animaux. Ce sont essentiellement des maladies rurales. Pour les éviter, mieux vaut dormir dans des lieux régulièrement lavés et éviter de dormir à même le sol.
L’hantavirus Andes qui a sévi au printemps 2026 sur un bateau de croisière est le seul hantavirus pour lequel une transmission de personne à personne a été décrite. De petites épidémies de ce virus sont régulièrement observées en Amérique du Sud (en particulier en Argentine) et disparaissent spontanément avec les gestes barrières et la destruction des rongeurs (l’hantavirus Andes est associé au rat pygmée de rizière à longue queue, Oligoryzomys longicaudatus).
| Les Hantavirus en Europe |
|---|
|
Certains hantavirus sont présents en Europe : Puumala, Seoul, Tula, Kurkino, Saaremaa, Dobrava par exemple.
Par ailleurs, l’hantavirus Nova a été détecté chez la taupe européenne (Talpa europaea) dans le nord de la France, mais on ignore s’il affecte les personnes. Enfin, très récemment, un nouvel hantavirus, le virus Landiras a été identifié chez la taupe d’Aquitaine (Talpa aquitania) dans le sud-ouest de la France. Tout comme le virus Nova, on ne sait rien de son impact dans l’espèce humaine. |
5 minutes
Ajouter un commentaire





Commentaires
Cliquez ici pour revenir à l'accueil.