eSanté
Nouveau design, nouvelle navigation, contenus enrichis
Désormais disponible sur vidal.fr

Pourquoi arrêter de fumer une fois que l'on est enceinte ?

Mis à jour : Lundi 02 juin 2014

Selon les dernières enquêtes, un tiers des Françaises fument au début de leur grossesse et environ la moitié d'entre elles parviennent à arrêter le tabac pendant leur grossesse.

Fumer augmente de risque de problèmes durant la grossesse

Outre les grossesses extra-utérines, la cigarette augmente le risque d’autres maladies de la grossesse. Le risque de fausse couche est multiplié par 1,5 à 3, proportionnellement au nombre de cigarettes fumées chaque jour. De 10 % chez les femmes qui ne fument pas, ce risque peut atteindre 20 % voire 35 % chez celles qui fument plus d’un paquet et demi par jour. Il est également augmenté chez les femmes qui sont exposées à la fumée des autres (tabagisme passif).

Les saignements de l’utérus et l’hématome rétro-placentaire (une accumulation de sang qui décolle le placenta de la paroi de l’utérus) sont plus fréquents chez les femmes qui fument. L’hématome rétro-placentaire empêche l’oxygénation du fœtus et met en danger la vie de la mère et de l’enfant.

Enfin, l’accouchement prématuré (avant la 34e semaine d’aménorrhée) est trois fois plus fréquent chez les fumeuses. Cette augmentation du risque de prématurité disparaît complètement si l’arrêt du tabac intervient avant la conception et diminue nettement s’il a lieu pendant le premier trimestre de la grossesse.

De plus, fumer pendant la grossesse augmente le risque d’infections des gencives et du tissu qui lie les dents aux gencives (le parodonte) chez la future maman et provoque un retard de cicatrisation des plaies, retard qui peut poser problème lorsqu’une césarienne ou une épisiotomie ont été nécessaires pendant l’accouchement.

Fumer une cigarette de temps en temps, c’est possible ?
Les effets nocifs de la cigarette sur la grossesse s'observent même lorsque la consommation de tabac est occasionnelle. En effet, les cigarettes que la femme enceinte s'autorise sont souvent fumées avec plus d'intensité et apportent ainsi de grandes quantités de substances toxiques. L'effet négatif du tabac sur la croissance du fœtus s'observe même chez les femmes enceintes qui fument moins de cinq cigarettes par jour.

Les risques du tabac pour le fœtus

Fumer pendant la grossesse réduit l’apport d’oxygène au fœtus. Le monoxyde de carbone présent dans la fumée de tabac perturbe la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine, et la nicotine provoque une contraction des artères du placenta et du cordon ombilical (celles qui apportent l’oxygène au fœtus).

Sur le long terme, ce manque d’oxygène chronique provoque un retard de croissance de l’enfant à naître, avec une diminution du poids et de la taille à la naissance : on estime que les nouveau-nés de mères fumeuses pèsent en moyenne 200 grammes de moins que ceux de non fumeuses. Parfois, cette mauvaise oxygénation et le retard de croissance dans l’utérus peuvent entraîner la mort du fœtus : on estime qu’une mort intra-utérine sur dix est imputable à la cigarette.

De plus, chez les femmes qui fument plus de vingt cigarettes par jour, les substances toxiques du tabac pourraient provoquer des malformations congénitales au niveau de la bouche, en particulier des fentes des lèvres et du palais.

Le tabac pendant la grossesse augmente le risque de mort subite du nourrisson

Les nourrissons qui ont été exposés au tabac pendant la grossesse ou après l’accouchement (tabagisme passif) présentent un risque deux fois plus élevé de mort subite du nourrisson. Ces nourrissons sont plus enclins à faire des apnées pendant leur sommeil, apnées qui sont impliquées dans le syndrome de mort subite du nourrisson. La fréquence et la durée de ces apnées semblent proportionnelles au nombre de cigarettes fumées par la mère pendant la grossesse.

Allaitement et tabac

Une femme sur deux qui a arrêté de fumer pendant la grossesse recommence après l’accouchement. Pourtant, les substances toxiques du tabac passent dans le lait maternel et agissent sur l’organisme du nourrisson. De plus, le tabac contient des substances qui réduisent la sécrétion de prolactine, l’hormone qui déclenche la production de lait maternel. Pour ces raisons, les mères qui allaitent et qui n’ont pas arrêté la cigarette doivent éviter de fumer dans l’heure qui précède la tétée. Mais il reste bien sûr préférable de ne pas fumer lorsqu’on a choisi d’allaiter son enfant.

Attention, même si la nicotine passe dans le lait, les mères qui fument et qui exposent leur nouveau-né au tabagisme passif doivent néanmoins privilégier l’allaitement maternel. En effet, le lait maternel semble réduire le risque, pour le bébé, de développer les maladies favorisées par le tabac.

Presse - CGU - Données personnelles - Configuration des cookies - Mentions légales - Donnez votre avis sur vidal.fr - Contact webmaster