Les VIDAL Recos sont des synthèses des recommandations thérapeutiques de l'ANSM, de la HAS et des sociétés savantes françaises et internationales, rédigées par le comité scientifique VIDAL et des experts du domaine.
Démarche diagnostique devant une anomalie lipidique
1
Maladie rénale chronique (MRC)
La MRC est définie, indépendamment de sa cause, par la présence pendant au moins 3 mois :
d'un débit de filtration glomérulaire (DFG) estimé < 60 ml/min/1,73 m2
et/ou de marqueurs d'atteinte rénale de type :
albuminurie ou protéinurie ;
et/ou anomalie du sédiment urinaire : leucocyturie aseptique/hématurie non urologique ;
et/ou anomalie morphologique rénale.
2
Comorbidités associées à une majoration du risque CV
Rechercher :
syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS),
bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO),
chez la femme : ménopause précoce, pré-éclampsie/éclampsie ou autre complication obstétricale associée à l'HTA, syndrome des ovaires polykystiques,
chez l'homme : dysfonction érectile,
troubles psychiatriques sévères,
néoplasie active,
infections VIH,
maladies inflammatoires chroniques.
3
Exploration d'une anomalie lipidique (EAL)
Dosage préférentiellement à jeun (fiabilité du dosage de LDL-c en cas d'hypertriglycéridémie).
Autres mesures possibles :
Apolipoprotéine B (ApoB) : triglycérides > 3,4 g/L (formule de Friedewald non utilisable), formes sévères d'hypertriglycéridémies et hyperlipidémies mixtes (suspicion de forme familiale avec mutation génétique).
Apolipoprotéine A1 (ApoA-I) : reflet du HDL-c, utilisé en milieu spécialisé, en contexte d'hypo-HDLémie importante.
Lipoprotéine(a) (Lp(a)) : facteur de risque indépendant de MCV athérosclérotique, élevé si > 50 mg/dL (105 nmol/L). Le dosage n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie, mais recommandé au moins une fois (consensus français 2026) si ≥ 1 critère suivant : 1) maladie coronarienne précoce (H < 55 ans, F < 60 ans) ; 2) récidive d'événement coronarien malgré un traitement hypolipémiant optimisé ; 3) histoire familiale de MCV précoce (H < 55 ans, F < 60 ans) ; 4) hypercholestérolémie familiale ; 5) diabète ; 6) maladie rénale chronique.
4
Hypercholestérolémie familiale (HF)
Maladie à évoquer en présence d'au moins un 1 facteur parmi :
LDL-c > 1,9 g/L (> 4,9 mmol/L) chez l'adulte, en l'absence d'hypertriglycéridémie,
histoire familiale d'hypercholestérolémie sur plusieurs générations,
histoire personnelle ou familiale d'événement CV précoce,
signes cliniques : xanthélasmas, arcs cornéens chez un sujet < 45 ans (sinon non spécifique), xanthomes tendineux ou plans (quasi pathognomoniques d'une forme familiale monogénique).
Le score de Dutch permet d'estimer la probabilité d'HF chez l'adulte.
L'HF majore le risque athérogène et d'événement cardioneurovasculaire précoce.
L'instauration précoce d'un traitement hypolipémiant réduit la durée d'exposition à l'hypercholestérolémie.
Voir cas particulier « Hypercholestérolémie familiale ».
5
Causes secondaires de dyslipidémie
Rechercher :
endocrinopathie (hypothyroïdie, hypercorticisme),
néphropathie (MRC, syndrome néphrotique),
cholestase,
médicaments (ciclosporine, corticoïdes, inhibiteurs de mTOR, estrogènes, rétinoïdes, antirétroviraux, diurétiques thiazidiques, certains bêtabloquants, etc.),
mésusage de l'alcool,
syndrome métabolique/diabète.
Bilan paraclinique orienté par la clinique et l'évaluation individualisée du patient.
6
Évaluation du risque CV global et des cibles lipidiques
en prévention primaire (absence de MCV) chez les sujets ≥ 40 ans en bonne santé apparente (non symptomatiques, absence de MRC, de diabète et d'hypercholestérolémie familiale) : utiliser les scores de risque (SCORE-2/SCORE-2 OP) ;
en prévention secondaire (MCV) ou en cas de MRC, diabète et/ou hypercholestérolémie familiale : les scores de risque ne doivent pas être utilisés. Le niveau de risque doit être évalué individuellement, et stratifié à partir des critères établis par l'ESC 2025 ou par le consensus français 2026 (voir rubrique « Stratification du risque cardiovasculaire CV »).
1
Maladie rénale chronique (MRC)
La MRC est définie, indépendamment de sa cause, par la présence pendant au moins 3 mois :
d'un débit de filtration glomérulaire (DFG) estimé < 60 ml/min/1,73 m2
et/ou de marqueurs d'atteinte rénale de type :
albuminurie ou protéinurie ;
et/ou anomalie du sédiment urinaire : leucocyturie aseptique/hématurie non urologique ;
et/ou anomalie morphologique rénale.
2
Comorbidités associées à une majoration du risque CV
Rechercher :
syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS),
bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO),
chez la femme : ménopause précoce, pré-éclampsie/éclampsie ou autre complication obstétricale associée à l'HTA, syndrome des ovaires polykystiques,
chez l'homme : dysfonction érectile,
troubles psychiatriques sévères,
néoplasie active,
infections VIH,
maladies inflammatoires chroniques.
3
Exploration d'une anomalie lipidique (EAL)
Dosage préférentiellement à jeun (fiabilité du dosage de LDL-c en cas d'hypertriglycéridémie).
Autres mesures possibles :
Apolipoprotéine B (ApoB) : triglycérides > 3,4 g/L (formule de Friedewald non utilisable), formes sévères d'hypertriglycéridémies et hyperlipidémies mixtes (suspicion de forme familiale avec mutation génétique).
Apolipoprotéine A1 (ApoA-I) : reflet du HDL-c, utilisé en milieu spécialisé, en contexte d'hypo-HDLémie importante.
Lipoprotéine(a) (Lp(a)) : facteur de risque indépendant de MCV athérosclérotique, élevé si > 50 mg/dL (105 nmol/L). Le dosage n'est pas pris en charge par l'Assurance Maladie, mais recommandé au moins une fois (consensus français 2026) si ≥ 1 critère suivant : 1) maladie coronarienne précoce (H < 55 ans, F < 60 ans) ; 2) récidive d'événement coronarien malgré un traitement hypolipémiant optimisé ; 3) histoire familiale de MCV précoce (H < 55 ans, F < 60 ans) ; 4) hypercholestérolémie familiale ; 5) diabète ; 6) maladie rénale chronique.
4
Hypercholestérolémie familiale (HF)
Maladie à évoquer en présence d'au moins un 1 facteur parmi :
LDL-c > 1,9 g/L (> 4,9 mmol/L) chez l'adulte, en l'absence d'hypertriglycéridémie,
histoire familiale d'hypercholestérolémie sur plusieurs générations,
histoire personnelle ou familiale d'événement CV précoce,
signes cliniques : xanthélasmas, arcs cornéens chez un sujet < 45 ans (sinon non spécifique), xanthomes tendineux ou plans (quasi pathognomoniques d'une forme familiale monogénique).
Le score de Dutch permet d'estimer la probabilité d'HF chez l'adulte.
L'HF majore le risque athérogène et d'événement cardioneurovasculaire précoce.
L'instauration précoce d'un traitement hypolipémiant réduit la durée d'exposition à l'hypercholestérolémie.
Voir cas particulier « Hypercholestérolémie familiale ».
5
Causes secondaires de dyslipidémie
Rechercher :
endocrinopathie (hypothyroïdie, hypercorticisme),
néphropathie (MRC, syndrome néphrotique),
cholestase,
médicaments (ciclosporine, corticoïdes, inhibiteurs de mTOR, estrogènes, rétinoïdes, antirétroviraux, diurétiques thiazidiques, certains bêtabloquants, etc.),
mésusage de l'alcool,
syndrome métabolique/diabète.
Bilan paraclinique orienté par la clinique et l'évaluation individualisée du patient.
6
Évaluation du risque CV global et des cibles lipidiques
en prévention primaire (absence de MCV) chez les sujets ≥ 40 ans en bonne santé apparente (non symptomatiques, absence de MRC, de diabète et d'hypercholestérolémie familiale) : utiliser les scores de risque (SCORE-2/SCORE-2 OP) ;
en prévention secondaire (MCV) ou en cas de MRC, diabète et/ou hypercholestérolémie familiale : les scores de risque ne doivent pas être utilisés. Le niveau de risque doit être évalué individuellement, et stratifié à partir des critères établis par l'ESC 2025 ou par le consensus français 2026 (voir rubrique « Stratification du risque cardiovasculaire CV »).
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Conseils aux patients
La dyslipidémie est un facteur de risque cardiovasculaire. Sa prise en charge s'inscrit dans une prise en charge globale de tous les facteurs de risque susceptibles d'être corrigés par des règles hygiénodiététiques et/ou par un traitement médicamenteux.
Importance des recommandations diététiques, de mode de vie et de l'activité physique. Voir Traitements non médicamenteux.
Importance de l'observance même en l'absence de symptomatologie clinique.
Informer le patient sur le risque CV, les bénéfices attendus de la prise en charge, ainsi que sur les risques d'interactions médicamenteuses et alimentaires (pamplemousse).
Il est recommandé d'informer les patients des effets indésirables des hypolipémiants dès l'instauration d'un traitement, et de leur indiquer la conduite à tenir en cas de survenue d'événements nouveaux.
Essais comparatifs randomisés de forte puissance méthodologiquement indiscutables
Méta-analyse d'essais comparatifs randomisés
Analyse de décision basée sur des études bien menées
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
Grade B : présomption scientifique
Niveau 2
Essais comparatifs randomisés de faible puissance
Études comparatives non randomisées bien menées
Études de cohorte
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
Grade C : faible niveau de preuve
Niveau 3
Études cas-témoins
Niveau 4
études comparatives comportant des biais importants
Études rétrospectives
Séries de cas
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
AE : accord d'experts
Absence de preuve scientifique tirée de la littérature
Grades des recommandations selon l'échelle de la HAS (proposés à partir du Guide d'analyse de la littérature et gradation des recommandations, janvier 2000, révisé en 2012).
EU Clas. I
Classe 1
Recommandé
Preuve ou accord général
sur le bénéfice, l'utilité ou l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. II
Classe 2
Preuves contradictoires
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis
sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. IIa
Classe 2a
Doit être discuté
Preuve et/ou avis en faveur de l'utilité/efficacité
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis
sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. IIb
Classe 2b
Peut être discuté
Utilité/efficacité moins bien établie par les preuves et/ou avis
Preuves contradictoires et/ou divergence d'avis sur l'utilité/l'efficacité d'un traitement ou d'une procédure.
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
EU Clas. III
Classe 3
Non recommandé
Preuve et/ou avis qu'il n'y a pas d'utilité/efficacité du traitement ou de la procédure, qui peuvent, dans certains cas, nuire au patient
Système de gradation le plus souvent utilisé par les sociétés savantes européennes, publié dans « Recommandations for Guidelines Production, a document for Task Force Members Responsible for the Production an Updating of ESC Guidelines », Committee for Practice Guidelines (CPG) of the European Society of Cardiology (ESC), 13 décembre 2010. Cette gradation est parfois enrichie d’une lettre (A, B, C) correspondant au niveau de preuve.
USA Gr. I
Grade I
Recommandation forte
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IA
Grade IA
Niveau de preuve élevé
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IB
Grade IB
Niveau de preuve intermédiaire
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IC
Grade IC
Niveau de preuve bas
Recommandation forte positive ou négative (lorsqu'il est établi que le bénéfice est supérieur au risque ou que le risque est supérieur au bénéfice).
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. II
Grade II
Recommandation faible
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIA
Grade IIA
Niveau de preuve élevé
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIB
Grade IIB
Niveau de preuve intermédiaire
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.
USA Gr. IIC
Grade IIC
Niveau de preuve bas
Recommandation faible (en cas de résultats incertains ou mêlant éléments de risque et de bénéfice
Différents systèmes de grades des recommandations sont utilisés par les sociétés savantes aux Etats-Unis, nous avons retenu celui de l’American College of Chest Physicians (ACCP) : « Grading Strength of Recommendations and Quality of Evidence in Clinical, Guidelines: Report From an American College of Chest Physicians Task Force (Guyatt G. et al., Chest, 2006, n° 129, pp. 174-181), un des plus souvent utilisés.