PLAQUENIL 200 mg cp pellic

Mise à jour : Mercredi 12 mai 2021
HYDROXYCHLOROQUINE SULFATE 200 mg cp (PLAQUENIL)
Commercialisé
N/A N/A N/A Niveau de vigilance en cours d'attribution N/A N/A N/A
N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A

MONOGRAPHIE

Document de référence 3

SYNTHESE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Rhumatologie - Traitement de fond des rhumatismes inflammatoires : Antipaludiques (Hydroxychloroquine)
Dermatologie : Antiphotosensibilisants (Hydroxychloroquine)
Classification ATC : MEDICAMENTS DERMATOLOGIQUES
MUSCLE ET SQUELETTE
Excipients :
povidone, amidon de maïs, magnésium stéarate

pelliculage :  hypromellose, macrogol 4000

colorant (pelliculage) :  titane dioxyde

Excipients à effet notoire :

EEN sans dose seuil :  lactose monohydrate

Présentation
PLAQUENIL 200 mg Cpr pell Plq/30

Cip : 3400936441460

Liste 2

Agréé aux Collectivités

Remboursement : 65%

Commercialisé

FORMES et PRÉSENTATIONS

Comprimé pelliculé à 200 mg : Boîte de 30, sous plaquettes.

COMPOSITION

 p cp
Hydroxychloroquine sulfate 
200 mg
Excipients : lactose monohydraté, povidone, amidon de maïs, stéarate de magnésium. Pelliculage : hypromellose, macrogol 4000, dioxyde de titane (E 171), lactose monohydraté.

Excipient à effet notoire : lactose monohydraté (35,25 mg par comprimé pelliculé).

DC

INDICATIONS

Adultes :
  • Traitement symptomatique d'action lente de la polyarthrite rhumatoïde.
  • Lupus érythémateux discoïde.
  • Lupus érythémateux subaigu.
  • Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.
  • Prévention des lucites.
Enfants de plus de 6 ans (et d'au moins 31 kg de poids corporel idéal) et adolescents :
  • Traitement de l'arthrite juvénile idiopathique (en association avec d'autres traitements).
  • Lupus érythémateux discoïde.
  • Lupus érythémateux subaigu.
  • Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.

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DC

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI


Mises en garde :

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Rétinopathie :
Chez les patients atteints d'affections rhumatologiques ou dermatologiques traités au long cours par des doses élevées d'hydroxychloroquine, une rétinopathie peut survenir.
Afin de dépister les complications rétiniennes liées à l'utilisation de ce médicament, qui peut exceptionnellement mener à une maculopathie irréversible, il conviendra de rechercher une anomalie ophtalmologique avant le début ou dans les premières semaines du traitement chez les patients pour lesquels un traitement au long cours est envisagé.
Cette recherche d'une anomalie ophtalmologique peut être effectuée par un questionnaire ciblé sur les troubles visuels, un examen du champ visuel et une tomographie en cohérence optique, complété si besoin par un fond d'œil avec clichés en autofluorescence et une éléctrorétinographie multifocale.
Le caractère dose-dépendant des effets indésirables oculaires ayant été établi, il conviendra de rechercher la dose minimale efficace.
En cours de traitement, les modalités et la fréquence de surveillance ophtalmologique sont à définir en fonction de :
  • La dose quotidienne prescrite : les doses d'hydroxychloroquine inférieures à 6,5 mg/kg/j sont considérées comme les doses à faible risque chez les patients présentant un poids idéal. Les taux d'hydroxychloroquine retrouvés dans le tissu adipeux étant très faibles, le poids absolu ne devra pas être utilisé dans la détermination de la dose à administrer chez les patients obèses.
  • La durée du traitement : aux doses inférieures à 6,5 mg/kg/j, le risque de perte permanente de l'acuité visuelle est considéré comme faible pendant les 10 premières années de traitement.
  • La présence de facteurs de risque supplémentaires comme l'âge du patient supérieur à 65 ans, l'insuffisance rénale chronique, l'existence éventuelle d'une atteinte oculaire préalable.
Chez les patients avec une acuité visuelle normale, traités par des doses d'hydroxychloroquine considérées comme des doses à faible risque et sans autre facteur de risque préalable, un suivi ophtalmologique peut être effectué une fois par an.
Chez les patients ayant une anomalie ophtalmologique préexistante ou un autre facteur de risque, un suivi ophtalmologique adapté plus rapproché peut être effectué.
Si une perturbation visuelle se produit (acuité visuelle, vision des couleurs...), le médicament devra être immédiatement interrompu et le patient suivi attentivement en raison d'une aggravation possible de l'anomalie. Des modifications rétiniennes (et des perturbations visuelles) peuvent progresser même après l'arrêt du traitement (cf Effets indésirables).
Hypoglycémie :
L'hydroxychloroquine peut provoquer une hypoglycémie sévère avec perte de connaissance pouvant mettre en jeu le pronostic vital chez des patients traités ou non par des médicaments antidiabétiques (cf Interactions, Effets indésirables). Les patients traités par hydroxychloroquine doivent être informés de ce risque et des symptômes associés.
Le taux de glucose sanguin devra être contrôlé et si nécessaire le traitement sera revu devant des symptômes cliniques évocateurs d'une hypoglycémie au cours du traitement par Plaquenil.
Allongement de l'intervalle QTc :
L'hydroxychloroquine a le potentiel d'allonger l'intervalle QTc chez certains patients à risque.
L'hydroxychloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un allongement de l'intervalle QT congénital ou acquis documenté et/ou des facteurs de risques connus d'allongement de l'intervalle QT tels que :
  • maladie cardiaque, par exemple insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde ;
  • affections pro-arythmiques, par exemple bradycardie (< 50 bpm) ;
  • antécédents de dysrythmies ventriculaires ;
  • hypokaliémie et/ou hypomagnésémie non corrigées ;
  • traitement concomitant par des agents allongeant l'intervalle QT (cf Interactions) car le risque d'arythmies ventriculaires pourrait alors être accru.
L'amplitude de l'allongement de l'intervalle QT peut augmenter avec l'augmentation des concentrations du médicament. Par conséquent, la dose recommandée ne doit pas être dépassée (cf également rubriques Effets indésirables, Surdosage).
Toxicité cardiaque chronique :
Des cas de cardiomyopathie menant à une insuffisance cardiaque d'évolution fatale dans certains cas ont été rapportés chez des patients traités par Plaquenil (cf Effets indésirables, Surdosage). Le suivi clinique des signes et symptômes de cardiomyopathie est conseillé et Plaquenil doit être arrêté si une cardiomyopathie se développe. Une toxicité chronique doit être recherchée quand des troubles de la conduction (bloc de branche/bloc auriculo-ventriculaire) aussi bien que de l'hypertrophie bi-ventriculaire sont diagnostiqués (cf Effets indésirables).
Risque carcinogène :
Les données disponibles sur la génotoxicité de l'hydroxychloroquine sont limitées, par conséquent les données de la chloroquine ont été prises en compte en raison de la similitude de structure et des propriétés pharmacologiques des deux molécules. Les données issues de la littérature ont montré un potentiel génotoxique de la chloroquine in vitro et in vivo. Aucune étude pertinente de cancérogénicité n'a été fournie pour l'hydroxychloroquine ou la chloroquine.
Chez l'Homme, les données sont insuffisantes pour écarter un risque augmenté de cancer chez les patients recevant un traitement au long cours.
Comportement suicidaire et troubles psychiatriques :
Des comportements suicidaires et des troubles psychiatriques ont été rapportés chez certains patients traités par l'hydroxychloroquine (cf Effets indésirables). Les effets indésirables psychiatriques se produisent généralement au cours du premier mois suivant le début du traitement par l'hydroxychloroquine et ont également été rapportés chez des patients sans antécédents de troubles psychiatriques. Il est conseillé aux patients de consulter un médecin rapidement s'ils ressentent des symptômes psychiatriques pendant le traitement.
Pustulose exanthématique aiguë généralisée :
La survenue en début de traitement d'un érythème généralisé fébrile associé à des pustules doit faire suspecter une pustulose exanthématique généralisée (cf Effets indésirables) ; elle impose l'arrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration.
Autres surveillances pour des traitements au long cours :
Les patients sous traitement au long cours doivent avoir une surveillance régulière de l'hémogramme et le traitement doit être arrêté en cas d'anomalies de celui-ci.
De rares cas d'agranulocytose, d'aplasie médullaire (nécessitant une surveillance régulière de l'hémogramme) ont été rapportés. Lors de la survenue de tels effets, le traitement par Plaquenil doit être arrêté immédiatement (cf Effets indésirables).
Des neuromyopathies ont été rapportées. Elles peuvent être réversibles mais la récupération peut prendre plusieurs mois. Lors de la survenue de tels effets, le traitement par Plaquenil doit être arrêté immédiatement (cf Effets indésirables).
Tous les patients sous traitement au long cours doivent être soumis à un examen périodique des fonctions des muscles squelettiques et des réflexes tendineux. Si une faiblesse apparaît, le traitement doit être arrêté (cf Effets indésirables).
Des troubles extrapyramidaux peuvent survenir avec Plaquenil.
Précautions d'emploi :

Utilisation prudente de l'hydroxychloroquine en cas d'insuffisance hépatique ou rénale (adapter la posologie), de psoriasis (aggravation des lésions).

Chez les sujets atteints de porphyrie intermittente, la prise d'hydroxychloroquine peut déclencher la survenue d'une crise aiguë.

L'hydroxychloroquine appartient à la stylee des amino-4-quinoléines. D'autres médicaments de cette stylee ont entraîné une hémolyse aiguë chez les sujets porteurs d'un déficit enzymatique en G6PD.

Bien qu'aucun cas d'hémolyse n'ait été rapporté avec cette substance, par principe, sa prescription chez ces personnes doit prendre en compte ce risque et le recours à une alternative thérapeutique, si elle existe, est recommandé. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue d'une hémolyse éventuelle devra être dépistée.

Les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux effets toxiques des amino-4-quinoléines. Par conséquent, les patients doivent être avertis de la nécessité de garder Plaquenil hors de la portée des enfants.

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DC

FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Contraception :

En raison du risque génotoxique potentiel de l'hydroxychloroquine (cf Sécurité préclinique), par mesure de précaution, il est conseillé de mettre en place une contraception efficace chez les hommes et les femmes en âge de procréer pendant le traitement et jusqu'à 8 mois après l'arrêt du traitement.


Grossesse :

Les données non cliniques disponibles pour l'hydroxychloroquine sont limitées, par conséquent les données de la chloroquine sont prises en compte en raison de la similitude de structure et des propriétés pharmacologiques des deux molécules.

Les études chez l'animal avec la chloroquine ont montré une toxicité sur la reproduction (mort fœtale et malformations oculaires). Un risque génotoxique potentiel a été identifié dans les études non cliniques (cf Sécurité préclinique).

Chez l'Homme, l'hydroxychloroquine traverse le placenta, les concentrations sanguines chez le fœtus sont similaires aux concentrations sanguines maternelle.

Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) n'a pas mis en évidence d'effet malformatif pour le fœtus ou le nouveau-né. Il n'y a pas d'impact clinique connu du risque génotoxique potentiel de l'hydroxychloroquine à ce jour.

Compte tenu de ce risque génotoxique potentiel, l'hydroxychloroquine ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse à moins que la situation clinique justifie la poursuite du traitement au regard des risques potentiels encourus pour la mère et le fœtus. En effet, dans certaines situations cliniques où le traitement par hydroxychloroquine permet de contrôler la pathologie et le risque de rechute, la poursuite du traitement au cours de la grossesse peut s'avérer nécessaire. Des études ont montré une réduction des poussées lupiques lors d'un traitement par hydroxychloroquine au cours de la grossesse.

En cas de traitement prolongé pendant la grossesse, tenir compte, pour le suivi de l'enfant, du profil d'effets indésirables de l'hydroxychloroquine, notamment ophtalmologiques.


Allaitement :

L'hydroxychloroquine passe dans le lait maternel (en moyenne 2 % de la dose maternelle après ajustement sur les poids corporels respectifs). Les données disponibles de sécurité chez l'enfant allaité ne permettent pas de conclure à un risque. Cependant, compte tenu du risque potentiel de génotoxicité de l'hydroxychloroquine (cf Sécurité préclinique), l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.

Fertilité :

Les études chez l'animal ont montré une altération de la fertilité masculine pour la chloroquine (cf Sécurité préclinique). Il n'y a pas de données pertinentes chez l'Homme pour l'hydroxychloroquine.


DC

CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de troubles de l'accommodation attachés à l'emploi de ce produit.

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DC

SURDOSAGE

Symptômes de surdosage en hydroxychloroquine :
  • Doses absorbées ≥ 25 mg/kg :
Céphalées, étourdissements, troubles visuels, nausées, vomissements. En cas d'intoxication grave, un élargissement du complexe QRS, des bradycardies, un rythme nodal, un allongement de l'intervalle QT, un bloc auriculo-ventriculaire, une tachycardie ventriculaire, des torsades de pointes et une fibrillation ventriculaire peuvent survenir. Certains symptômes sont de valeur pronostique très péjorative : hypotension, collapsus cardiovasculaire, signes ECG (aplatissement de l'onde T, allongement de l'espace QT, élargissement du QRS) ; un arrêt respiratoire et cardiaque peut survenir brutalement et précocement. Une hypokaliémie peut avoir lieu, probablement due à une entrée de potassium dans les cellules, augmentant ainsi le risque de dysrythmie cardiaque. L'évolution peut être fatale en cas d'insuffisance cardiaque, respiratoire ou de dysrythmie cardiaque.
Conduite à tenir :
Toute suspicion d'intoxication par l'hydroxychloroquine impose l'hospitalisation. Quelle que soit la dose supposée ingérée, toute intoxication par l'hydroxychloroquine impose une prise en charge préhospitalière par un service mobile d'urgence. En attendant l'ambulance, une perfusion IV avec une solution de remplissage peut être posée. En cas d'intoxication grave (dose supposée ingérée ≥ 4 g ou hypotension et/ou signes ECG), le schéma thérapeutique d'urgence suivant est préconisé :
  • Adrénaline : 0,25 microgramme/kg/min.
  • Intubation, ventilation assistée.
  • Diazépam : 2 mg/kg en 30 minutes, puis 2 à 4 mg/kg/24 heures.
L'hémodialyse ne permet pas une élimination rapide de l'hydroxychloroquine en cas d'intoxication (la clairance de dialyse représente 15 % de la clairance totale). L'acidification des urines, l'hémodialyse, la dialyse péritonéale et l'exsanguinotransfusion n'apportent pas de bénéfice en cas de surdosage à l'hydroxychloroquine.

Un surdosage en amino-4-quinoléine est particulièrement dangereux chez les nourrissons. De faibles doses de 1 à 2 g se sont avérées mortelles.

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PP

SÉCURITÉ PRÉCLINIQUE

Les données non cliniques disponibles pour l'hydroxychloroquine sont limitées, par conséquent les données de la chloroquine ont été prises en compte en raison de la similitude de structure et des propriétés pharmacologiques des deux molécules.

Les données de la littérature disponibles à ce jour ont montré que la chloroquine provoque des mutations géniques et/ou des cassures chromosomiques dans des études in vitro et/ou in vivo.

Aucune étude pertinente de cancérogénicité n'a été fournie pour l'hydroxychloroquine ou la chloroquine.

Sur la base de rapports de littérature, des effets fœto-létaux et tératogènes (malformations oculaires) ont été rapportés chez les rats après administration de doses de chloroquine élevées supérieures ou égales à 250 mg/kg. Les études auto-radiographiques ont montré que lorsqu'elle est administrée en début ou en fin de la gestation, la chloroquine s'accumule dans les yeux et les oreilles.

Une étude effectuée sur des rats mâles après 30 jours de traitement avec la chloroquine par voie orale à 5 mg/jour a montré des modifications des paramètres spermatiques (viabilité, morphologie), et une diminution des concentrations de testostérone, du poids des testicules, de l'épididyme, des vésicules séminales et de la prostate. Une diminution du taux de fertilité a également été observée chez le rat après administration intrapéritonéale de 10 mg/kg/jour.

DP

MODALITÉS DE CONSERVATION

Durée de conservation :
3 ans.

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

DP

MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION

Pas d'exigences particulières.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE II
AMM3400936441460 (2004, RCP rév 21.04.2021).
  
Prix :4,17 euros (30 comprimés).
Remb Séc soc à 65 %. Collect.

Informations laboratoire

sanofi-aventis France
82, av Raspail. 94250 Gentilly
Information médicale, Pharmacovigilance, Réclamations qualité, Qualité de l'information et Déontologie de la visite médicale :
0 800 39 40 00 : Service & appel gratuits

Formulaire de contact
https://www.sanofi.fr/fr/nous-contacter
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VIDAL Recos 1
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