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PHYSIOGINE 1 mg cp séc

Mise à jour : Mardi 10 Novembre 2020
ESTRIOL 1 mg cp (PHYSIOGINE) Commercialisé
N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A
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SYNTHESE

Classification pharmacothérapeutique VIDAL : Gynécologie - Obstétrique : Estrogènes : Voie orale : Ménopause - Substitution d'hormones : Estrogènes (Voie orale)
Classification ATC : SYSTEME GENITO URINAIRE ET HORMONES SEXUELLES : HORMONES SEXUELLES ET MODULATEURS DE LA FONCTION GENITALE - ESTROGENES : ESTROGENES NATURELS ET HEMISYNTHETIQUES NON ASSOCIES (ESTRIOL)
Substance
estriol
Excipients :
amylopectine, amidon de pomme de terre, magnésium stéarate
Excipients à effet notoire :

EEN sans dose seuil :  lactose

Présentation
PHYSIOGINE 1 mg Cpr séc 1Plq/30

Cip : 3400933826345

Modalités de conservation : Avant ouverture : durant 24 mois

Liste 2

Agréé aux Collectivités

Remboursement : 30%

Commercialisé

FORMES et PRÉSENTATIONS

Comprimé sécable à 1 mg (blanc) :  Boîte de 30, sous plaquette thermoformée.

COMPOSITION

 p cp
Estriol 
1 mg
Excipients : amylopectine, amidon de pomme de terre, stéarate de magnésium, lactose.

Excipient à effet notoire : lactose.

DC

INDICATIONS

Correction des symptômes liés à la carence estrogénique lors des insuffisances ovariennes primitives ou secondaires naturelles ou artificielles, dans le cadre d'un traitement de courte durée.

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DC

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

  • Dans l'indication du traitement des symptômes post-ménopause, le traitement hormonal substitutif (THS) ne doit être instauré que si ces symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente. Comme avec tout produit à base d'œstrogènes, une évaluation minutieuse de la balance bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru.
  • Les données concernant le risque associé aux THS dans le traitement de la ménopause prématurée sont limitées. Toutefois, en raison du faible niveau de risque absolu chez les femmes plus jeunes, la balance bénéfice/risque pour ces femmes pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées.

Examen clinique/surveillance :

  • Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable de recueillir les antécédents médicaux personnels et familiaux de la patiente. Un examen clinique et gynécologique complet (avec examen mammaire et pelvien) doit être pratiqué, en tenant compte des antécédents médicaux de la patiente ainsi que des contre-indications et des mises en garde concernant le traitement. Il est recommandé d'effectuer des examens médicaux réguliers, pendant toute la durée du traitement, dont la nature et la fréquence seront adaptées à chaque femme. Les femmes doivent être informées du type d'anomalies mammaires à signaler à leur médecin ou à leur infirmière (voir « Cancer du sein »). Il est recommandé, que ces examens médicaux, y compris une mammographie, soient pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.

Conditions nécessitant une surveillance :

  • Si l'une des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Ces affections pouvant réapparaître ou s'aggraver au cours du traitement par Physiogine 1 mg, comprimé sécable, en particulier :


    • léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ;


    • antécédent ou présence de facteurs de risque thromboemboliques (voir rubrique « Accidents thromboemboliques veineux » ci-dessous) ;


    • facteurs de risque de tumeurs œstrogéno-dépendantes, par exemple : 1er degré d'hérédité pour le cancer du sein ;


    • hypertension artérielle ;


    • troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique) ;


    • diabète avec ou sans atteinte vasculaire ;


    • lithiase biliaire ;


    • migraines ou céphalées (sévères) ;


    • lupus érythémateux disséminé (LED) ;


    • antécédents d'hyperplasie endométriale (voir rubrique « hyperplasie endométriale ») ;


    • épilepsie ;


    • asthme ;


    • otospongiose.

Arrêt immédiat du traitement :

Le traitement doit être arrêté immédiatement, dans le cas où une contre-indication est découverte, et dans les cas suivants :

  • ictère ou altération de la fonction hépatique ;
  • augmentation significative de la pression artérielle ;
  • céphalée de type migraine inhabituelle ;
  • grossesse.

Hyperplasie de l'endomètre et carcinome :

  • Chez les femmes dont l'utérus est intact, le risque d'hyperplasie endométriale et de carcinome est augmenté, lorsque les œstrogènes sont administrés seuls pendant des périodes prolongées. L'augmentation déclarée du risque de cancer de l'endomètre, chez les patientes prenant uniquement des œstrogènes, est de 2 à 12 fois plus élevé que chez les patientes non traitées ; en fonction de la durée du traitement et de la dose d'œstrogènes utilisée (cf Effets indésirables). Après l'arrêt du traitement, le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.
  • L'ajout d'un progestatif pendant au moins 12 jours par cycle de 28 jours, d'un traitement combiné continu d'œstrogène-progestérone chez les femmes non hystérectomisées, permet de prévenir l'excès du risque associé au THS par œstrogènes seuls.
  • La survenue de métrorragies ou des « spottings » peut se produire pendant les premiers mois de traitement. Des examens médicaux complémentaires sont nécessaires, si la métrorragie ou les « spottings » surviennent après une certaine durée de traitement ou s'ils continuent après l'arrêt du traitement. Ces examens peuvent nécessiter une biopsie de l'endomètre afin d'exclure la présence d'une tumeur maligne de l'endomètre.
  • La stimulation œstrogénique non compensée (THS par œstrogènes seuls) peut conduire à une transformation prémaligne ou maligne des foyers résiduels d'endométriose. Ce médicament doit donc être prescrit en combinaison avec des progestatifs, chez les femmes ayant subi une hystérectomie suite à une endométriose, notamment chez celles ayant une endométriose résiduelle.

Cancer du sein :

Les données globales suggèrent un risque accru de cancer du sein (dépendant de la durée du THS), chez les femmes prenant un traitement combiné d'œstrogènes et de progestatifs, et peut-être également avec un THS par œstrogènes seuls.

L'étude Women's Health Initiative (WHI), randomisée contrôlée contre placebo, n'a pas montré d'augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes hystérectomisées prenant un THS par œstrogènes seuls. Les études d'observations ont surtout rapporté une légère augmentation de ce risque. Toutefois, ce risque reste nettement inférieur à celui observé chez les utilisatrices de traitements associant œstrogènes et progestatifs (cf Effets indésirables).

L'excès de risque associé au traitement devient évident après quelques années d'utilisation, mais il diminue et redevient au niveau du risque de référence quelques années (5 ans au plus) après l'arrêt du traitement.

Le THS, surtout celui associant œstrogènes et progestatifs, augmente la densité des images mammographiques, ce qui peut compromettre la détection radiologique du cancer du sein.

Cancer de l'ovaire :

Le cancer de l'ovaire est beaucoup plus rare que le cancer du sein.

Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par œstrogènes seuls ou par combinaison d'œstrogènes et de progestatifs. Ce risque apparaît dans les cinq ans suivant le début du THS et diminue progressivement après l'arrêt du traitement.

D'autres études, y compris l'essai WHI (Women's Health Initiative), suggèrent qu'un risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation du THS combinée (cf Effets indésirables).

Accidents thrombo-emboliques veineux :

  • Les THS sont associés à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé d'accidents thromboemboliques veineux (TEV), c'est-à-dire, la thrombose veineuse ou l'embolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année d'utilisation (cf Effets indésirables).
  • Les patientes souffrant d'états thrombophiliques connus ont un risque accru de TEV et la prise d'un THS peut augmenter ce risque. La prise d'un THS est donc contre-indiquée chez ces patientes (cf Contre-indications).
  • Les facteurs de risque généralement reconnus pour la TEV comprennent l'utilisation d'œstrogènes, un âge avancé, une chirurgie majeure, une immobilisation prolongée, l'obésité (IMC > 30 kg/m2), une grossesse/post-partum, un lupus érythémateux systémique et un cancer. Il n'y a pas de consensus sur le rôle possible des varices dans les TEV.
  • Comme chez tous les patients postopératoires, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir la survenue de TEV après une chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie programmée, il est recommandé d'arrêter temporairement le THS 4 à 6 semaines avant l'intervention. Le traitement ne doit être repris qu'après mobilisation complète de la patiente.
  • Chez les femmes n'ayant pas d'antécédents personnels de TEV, mais avec un parent au premier degré ayant des antécédents de thrombose présenté à un jeune âge, le dépistage peut être proposé après un rappel attentif de ses limites (seule une partie des anomalies thromboemboliques peut être dépistée). Si un défaut thrombophilique autre que la thrombose est identifiée chez les membres de la famille ou si le défaut est « sévère » (par exemple déficit en protéine C, en protéine S, en antithrombine ou une combinaison de ces défauts), les THS sont contre-indiqués.
  • Les femmes ayant déjà un traitement anticoagulant chronique exigent un examen attentif de la balance bénéfice/risque avant de commencer le traitement.
  • Si une TEV se développe après l'initiation du traitement, il faut immédiatement arrêter le traitement. Les patientes doivent être informées qu'elles doivent contacter leur médecin immédiatement si elles remarquent les symptômes éventuels d'une TEV (en particulier gonflement douloureux d'un membre inférieur, douleur thoracique soudaine ou dyspnée).

Maladie des artères coronaires (AVC) :

  • Il n'y a aucune donnée provenant d'études contrôlées et randomisées concernant une protection contre l'infarctus du myocarde, chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne existante, qui ont reçu un THS combiné ou par œstrogènes seuls.
  • Les données des études contrôlées n'ont montré aucune augmentation de risque de survenue de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées prenant un THS par œstrogènes seuls.

Accident vasculaire cérébral ischémique :

  • Le risque d'AVC ischémique est jusqu'à 1,5 fois plus élevé avec les traitements combinant œstrogènes et progestérones. Le risque relatif ne varie pas en fonction de l'âge ou de la durée écoulée depuis le début de la ménopause. Cependant, comme le risque d'AVC dépend fortement de l'âge, le risque d'AVC chez les femmes qui prennent un THS augmentera avec l'âge (cf Effets indésirables).

Autres précautions d'emploi :

  • Les œstrogènes peuvent provoquer une rétention de liquides. Les patientes présentant une insuffisance cardiaque ou rénale doivent, par conséquent, être surveillées de près.
  • Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante doivent être surveillées de près pendant le traitement substitutif œstrogénique ou hormonal, en effet de rares cas avec une élévation importante des taux plasmatiques de triglycérides entraînant une pancréatite ont été observés.
  • Les œstrogènes augmentent la globuline liée à la thyroïde (TBG), ce qui conduit à une augmentation de l'hormone thyroïdienne totale circulante, mesurée par le taux d'iode lié aux protéines (PBI), le taux de T4 (par colonne ou par radio-immunodosage) ou le taux de T3 (par radio-immunodosage). L'absorption de T3 sur la résine est diminuée, reflétant une TBG élevée. Les concentrations de T3 libre et de T4 libre sont inchangées. D'autres protéines de liaison peuvent avoir un taux sérique élevé, comme la globuline liée aux corticoïdes (CBG), la protéine liée aux hormones sexuelles (SHBG), ce qui entraîne une augmentation du taux des corticostéroïdes circulants et du taux des stéroïdes sexuels. Les concentrations d'hormones actives libres sont inchangées. D'autres taux de protéines plasmatiques peuvent être augmentés (angiotensine, alpha-I-antitrypsine, céruloplasmine).
  • L'utilisation d'un THS n'améliore pas la fonction cognitive. Il existe des données concernant une augmentation du risque de démence chez les femmes après l'âge de 65 ans, qui ont commencé à prendre un THS combiné en continu ou un THS par œstrogènes seuls.
  • L'utilisation d'estriol induit une faible diminution de FSH et LH. L'influence de l'estriol sur les autres résultats des tests endocriniens de laboratoire est inconnue.
  • Au cours d'essais cliniques menés sur le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, les augmentations du taux d'ALAT dépassant par plus de cinq fois la limite normale supérieure étaient significativement plus fréquentes chez les femmes qui recevaient des médicaments contenant de l'éthinylestradiol. D'autre part, les femmes qui utilisaient une autre forme d'œstrogène que l'éthinylestradiol (par exemple, œstradiol, estriol ou œstrogènes conjugués) présentaient une augmentation du taux d'ALAT comparable à celles qui ne prenaient aucun œstrogène. Cependant, en raison du nombre limité de sujets qui utilisent ces autres formes d'œstrogène, la prudence est de mise lorsqu'elles sont administrées en combinaison avec le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir (cf Interactions).

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au lactose.

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DC

FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT

Grossesse :

Ce médicament n'est pas indiqué pendant la grossesse. Si une grossesse débute, pendant le traitement avec Physiogine 1 mg, comprimé sécable, le traitement doit être arrêté immédiatement.

En clinique, à la différence du diéthylstilbestrol, les résultats de nombreuses études épidémiologiques permettent d'écarter à ce jour un risque malformatif des estrogènes seuls ou en association en début de grossesse.


Allaitement :

Physiogine 1 mg, comprimé sécable, n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.

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DC

SURDOSAGE

La toxicité aiguë de l'estriol est faible : nausées, vomissements et éventuellement hémorragies génitales après l'arrêt du traitement.

Aucun antidote spécifique n'est connu. Si nécessaire, un traitement symptomatique peut être administré.

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DP

MODALITÉS DE CONSERVATION

Durée de conservation :
2 ans.
Pas de précaution particulière de conservation.

Pas d'exigences particulières.

PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE

LISTE II
AMM3400933826345 (1995, RCP rév 30.08.2019).
Mis sur le marché en 1996.
  
Prix :4,20 euros (30 comprimés à 1 mg).
Remb Séc soc à 30 % dans la correction des symptômes génito-urinaires liés aux carences estrogéniques lors des insuffisances ovariennes primitives ou secondaires, naturelles ou artificielles, dans le cadre d'un traitement de courte durée et à la posologie de l'autorisation de mise sur le marché.
Collect.

Titulaire de l'AMM : Aspen Pharma Trading Limited, 3016 Lake Drive, Citywest Business Campus, Dublin 24, Irlande.

Informations laboratoire

H.A.C. Pharma
43-45, av de la Côte-de-Nacre
Péricentre II. 14000 Caen
Tél : 02 31 47 92 46
Fax : 02 31 47 92 75
E-mail : medical@hacpharma.com
Site web :  http://www.hacpharma.com
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